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Jimi Hendrix

Freedom : Atlanta Pop Festival

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Jimi Hendrix s’est éteint, il y a 45 ans, déjà. Il n’avait que 27 ans et n’a connu que 5 années de succès. S’il a marqué son époque de sa flamme, il faut reconnaître qu’elle ne s’est jamais éteinte, malgré sa disparition. Faut dire que le moindre enregistrement posthume fait l’objet d’une gravure. Que ce soit en cd ou dvd. Au cours des dernières années, de nombreux concerts ou festivals auxquels il avait participé ont été exhumés. A l’instar de ceux de Woodstock ou de Miami. Ce « Freedom » immortalise celui de l’Atlanta Pop Festival. C'était au cœur de l'été 1970. Il s’agissait de la deuxième édition de cet événement organisé à Byron, au sud de Macon, dans l'état sudiste de Georgie. A la même affiche, figuraient quelques grosses pointures ; et en particulier The Allman Brothers Band, Cactus, Johnny Winter, BB King, Ten Years After ou encore Rare Earth. Le 4 juillet, plus de 200 000 personnes sont réunies pour accueillir la star Jimi Hendrix. C’était deux mois et demi avant sa mort...

Jimi monte sur le podium. Il est entouré de Billy Cox à la basse et de l'Anglais Mitch Mitchell à la batterie. "Freedom : Atlanta Pop Festival" propose une quinzaine de titres, connus et moins connus…

Jimi est en forme ; et on s’en rend compte dès l’ouverture "Fire", un morceau particulièrement dynamique. "Spanish Castle Magic" constitue son premier accès de folie. "Red House" et le fabuleux "Hear my train a comin'" (NDR : une piste hallucinante qui approche les 10') émargent au blues. Jimi était alors au faîte de sa créativité. "Message to love" et "Freedom" (NDR : cette plage qui figure sur "The Cry of love", elpee post mortem gravé en 1971, avait été enregistrée à cette époque) en sont de belles illustrations.

La seconde plaque est amorcée par le "All along the watchtower" de Dylan. Défilent alors les titres les plus notoires signés Hendrix : "Foxy lady", un "Purple Haze" totalement déjanté, l’incontournable Hey Joe", l'extraordinaire "Voodoo Chile" et enfin "Stone Free". A l'époque, aucun concert de Jimi ne pouvait se conclure sans le fameux "Star spangled banner", adaptation personnalisée de l'hymne national américain. Il se fond dans le final "Straight ahead", qui n'allait figurait que sur un autre elpee posthume, publié en 1997, "First rays of the new Rising Sun".

En bénéficiant sans doute de la technique de remasterisation, "Freedom : Atlanta Pop Festival" affiche une qualité de son, tout bonnement remarquable…

 

Jimi Hendrix

Miami Pop Festival

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Il y a déjà 43 ans, le 18 septembre 1970 exactement, Jimi Hendrix était retrouvé mort dans un hôtel de Londres. Depuis, ses ayant droits continuent d’étancher la soif discographique des fans. Et ce depuis plusieurs générations. Pour la circonstance, on a droit à une nouvelle prestation live du natif de Seattle. Jimi s’était produit, en 1969, dans le cadre du plus grand festival de tous les temps, celui de Woodstock, même s'il n’était apparu qu’à l'aube du dernier jour, devant quelques milliers de spectateurs. Il avait déjà participé, dès juin 1967, au premier festival d’envergure, en l’occurrence celui de Monterey, en Californie. A la même affiche, figurait alors Jefferson Airplane, Janis Joplin, Ravi  Shankar, Otis Redding et le Who qui opérait ses premiers pas sur le sol américain. Michael Lang, le futur planificateur du festival de Woodstock, vivait à Miami. En mai 1968, il décide de monter le Miami Pop, un événement qui va s’étaler sur deux jours, au nord de cette cité floridienne, et très exactement au champ de courses de Hallandale. Une même programmation répétée deux jours consécutifs! Le Jimi Hendrix Experience en est la tête d'affiche, un trio qui implique alors deux compères insulaires, en l’occurrence le bassiste Noel Redding et le drummer Mitch Mitchell. La formation jette les bases de la future musique rock.

JHE venait de publier son second opus, "Axis bold as love". Pourtant ce set est essentiellement alimenté par le premier elpee, "Are you experienced". Hendrix avait demandé à son directeur musical, Eddie Kramer, d'enregistrer les prestations. Au sein du tracklisting figurent ses deux premiers singles, "Hey Joe" et "Purple haze".

C'est par un feedback continu que Jimi ouvre le concert. Une intro qui ouvre les portes à "Hey Joe", un succès planétaire. La version est impeccable. La section rythmique est solide. Hendrix expérimentait sans cesse de nouvelles sonorités, en se servant des pédales. On s’en rend compte tout au long de "Foxey lady". Mais également sur "Tax free". Une jam instrumentale au cours de laquelle, malgré la recherche, les dérapages sont parfaitement contrôlés, alors que Mitchell se distingue par son drumming très libre ! Comme Hendrix le précise, "Hear my train a comin" est une longue jam blues aventureuse, une forme d’impro qui allait devenir plus tard un de ses plus grand succès, "Voodoo child". Tout au long d’"I don't live today", il triture ludiquement sa Fender Stratocaster. Jimi puisait ses racines dans le blues. Dans le style, "Red House" constitue certainement le morceau le plus notoire. Il lui réserve un traitement plus long, de plus de 12'. Et c’est le remarquable "Purple haze" qui clôt le set. En bonus, on a encore droit à deux titres du concert accordés au cours de l'après-midi, "Fire" et "Foxey lady". Un brillant témoignage de cette étoile filante du rock…

 

Jimi Hendrix

People, hell and angels

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Janie L Hendrix est la belle-sœur de feu Jimi ou plus exactement la fille adoptive du père du génie de la guitare, James Allen ‘Al’ Hendrix. C’est également la présidente de l’Experience Hendrix LLC, la société qui gère les droits d'auteur de Jimi, génératrice, vous vous en doutez, de revenus très confortables, même si la publication d’albums posthumes peuvent alimenter le souvenir et ravir les fans innombrables de plusieurs générations. Hendrix nous a quittés en septembre 1970 ; eh oui, il y a déjà plus de 42 ans. Il n'avait, de son vivant, gravé que quatre albums. Trois en studio chez Experience et un live pour Band of Gypsies.

Sorti en 2010, "Valleys of Neptunes" en 2010 se concentrait sur les derniers enregistrements studio. "People, hell and angels" nous restitue aussi des prises studio, mais produites et mixées par Eddie Kramer (et… Jimi lui-même). Pour rappel, Jimi cherchait à faire  évoluer sa musique, au contact d’autres musiciens que ceux de l'Experience.

L’elpee s’ouvre par "Earth blues". Une plage enregistrée en décembre 1969, sous la formule trio du Band Of Gypsies, impliquant le drummer Buddy Miles et le bassiste Billy Cox, très peu de temps avant que groupe n’immortalise son set au Fillmore East. "Somewhere" constitue un très grand moment. Nous sommes en mars 1968, lors de la première tournée américaine de l’Experience. Jimi entre pourtant en studio, flanqué de Buddy Miles et Stephen Stills, à la basse. L'envol sur les cordes est totalement déjanté. Il multiplie les effets de distorsion sur la pédale wah wah. Il existe plusieurs versions de "Hear my train a comin'", un blues extraordinaire, joué lors d’une première séance, au cours de laquelle il était soutenu par Miles et Cox. A l’époque, cette musique était inédite et expérimentale. Le même jour, il nous propose sa vision du classique d'Elmore James, "Bleeding heart". Ses interventions sur les cordes sont lumineuses, face à une section rythmique qui libère un groove incroyable. Il partage une impitoyable tranche de R&B en compagnie du saxophoniste/chanteur Lonnie Youngblood, qu’il avait rencontré deux ans plus tôt, sur "Let me move you". "Izabella" et "Easy blues" ont été immortalisés à New York, le lendemain du festival de Woodstock. Jimi est épaulé par le Gypsy Sun & Rainbows, incluant un gratteur rythmique et deux percussionnistes. Plus atmosphériques et complexes, ces pistes sont davantage teintées de jazz. Très funky, "Crash landing" a été enrichi de percus, une opération réalisée en 1975, par les membres de Cherry People. "Mojo man" trempe également dans le funk. Albert Allen assure les vocaux, James Booker (NDR : il est issu de la Nouvelle Orleans) les ivoires, Muscle Shoals la section rythmique. Jimi double guitare et basse sur l’instrumental "Inside out" ; et il se révèle un redoutable quatre-cordiste, face aux coups de boutoir de Mitch Mitchell! Blues assez court, "Hey gypsy boy" est à la fois étincelant et relativement dépouillé. Jimi y chante sereinement devant son ami Buddy Miles. "Villanova Junction blues" clôt l’opus, un autre instrumental au cours duquel Miles et Cox semblent particulièrement cool. Sur ce long playing figurent donc quelques excellentes plages, qui nous rappellent que Jimi Hendrix était vraiment un guitariste de génie, mais également des pistes plus expérimentales, indicatives de ce qui pouvait l'intéresser…

 

Jimi Hendrix

Winterland

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Jimi Hendrix est passé comme un météore dans l’histoire de la musique rock. Le succès ? Il ne l’a connu que pendant quatre années, soit entre 1966 et 1970 ; mais quel succès ! Jimi était considéré comme un musicien issu d’une autre planète ? Il était devenu une véritable légende, déjà de son vivant. Il est disparu beaucoup trop tôt, à l'âge de 27 ans. Plus de quatre décennies après sa disparition, le filon est toujours autant exploité. Il est vrai que le guitariste n'a jamais été surpassé, ni même égalé. Nous le retrouvons ici au sommet de sa gloire, en octobre 1968 ; alors qu’il se produit trois nuits successives, deux concerts par soirée, au Winterland de San Francisco, sous sa première formule trio, The Experience, en compagnie de ses musiciens anglais, Mitch Mitchell et Noel Redding. Un album était déjà paru en 1987, "Live in Winterland". Pour la circonstance, Sony Music a décidé de frapper fort, en publiant un coffret réunissant 4 Cd et 8 LP, une édition de luxe dont la division Legacy s’est faite une spécialité.

Le disque reçu compile les meilleurs moments de cette collection ; et première constatation,  la qualité sonore est remarquable. Le tracklisting réunit la quintessence de son premier elpee, "Are you experienced?", "Fire", "Foxy lady", "Manic depression", le titre maître du recueil ainsi que ses tubes "Hey Joe", bien entendu, et "Purple haze".

De son second long playing, nous est réservé l'admirable "Little wing".

"Electric Ladyland", son double LP devait sortir une semaine après les concerts accordés au Winterland. Pour la circonstance, il avait offert au public américain, la première mouture d’une nouvelle compo qui allait devenir un de ses chevaux de bataille, "Voodoo child (Slight return)". Long jam blues, "Hear my train a comin" s’étale sur près de douze minutes, une piste au cours de laquelle il exploite une multitude d’expérimentations sonores, en improvisant sur les cordes et les pédales, mais aussi en recherchant l’étendue des capacités de son amplification. Des effets qu’on retrouvait aussi sur "Are you experienced?".

L’opus recèle également deux titres qu'il aimait reprendre sur scène. "Sunshine of your love" du Cream, tout d’abord. Jimi respectait et admirait même le trio anglais. Et enfin, sa relecture du "Like a rolling stone" de Bob Dylan, une version admirable et déférente. Jimi Hendrix est immortel !

 

Jimi Hendrix

Valleys of Neptune

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Johnny Allen ‘Jimi’ Hendrix est né à Seattle, en novembre 1942. Il est décédé à Londres, en septembre 1970, moins de 28 ans plus tard. Et pourtant, 40 ans après sa disparition, son culte n’a jamais été aussi vivace. Cet opus réunit des enregistrements inédits. Vous me direz, encore un. Faut dire qu’on ne compte plus les albums non officiels ou piratés, parus depuis sa mort. La société Experience Hendrix est dirigée par Janie, la demi-sœur adoptive de Jimi. Elle est aujourd’hui âgée de 50 ans et détient tous les droits de succession de l’artiste. Et manifestement, elle compte bien profiter de cette situation. Tant mieux et tant pis à la fois.

La maison d’édition avait publié "First rays of the new rising son", en 1997 (NDR : un elpee réunissant des versions inédites, datant de 1968) et "South Saturn Delta", une compilation de fonds de tiroirs se focalisant sur les différentes incarnations du mythe : Experience, Gypsy Sun and Rainbows (époque Woodstock) et Band Gypsies. Enfin, l’année 2000 a livré un coffret intitulé "The Jimi Hendrix Experience", consacré à 4 heures de prises alternatives…

Et pourtant, la carrière du génial guitariste n’a duré que cinq ans. C’est l’ex-Animals, Chas Chandler qui le découvre à New York. Il l’invite à traverser l’Atlantique, et à rejoindre Londres. Et il lui déniche rapidement deux musiciens insulaires : le bassiste Noël Redding ainsi que le drummer Mitch Mitchell. The Experience vient de naître. Le combo accorde déjà quelques concerts en France (merci Johnny !) et même un en Belgique. Les hits vont alors se succéder. Dont l’éternel "Hey Joe". Puis "Purple Haze" et "The wind cries Mary". L’album "Are you experienced" est publié en avril 67. Il est suivi par "Axis bold as love" ; et enfin par son chef-d’œuvre, "Electric Ladyland". Fin juin 1969, c’est la fin du Jimi Hendrix Experience. Quelque temps plus tard, il lance un nouveau groupe : Gypsy Sun and Rainbows. Une aventure de brève durée, il faut le préciser. Avant de fonder Band of Gypsies, en compagnie de Billy Cox et Buddy Miles.

Cet opus constitue la suite d’"Electric Ladyland". Il puise donc au sein de bandes inédites concoctées par le Jimi Hendrix Experience. Les trois premières plages impliquent Billy Cox à la basse. A cette époque, les relations étaient tendues entre Jimi et Noël Redding. Ce dernier allait d’ailleurs bientôt quitter le trio pour rebondir chez Fat Matress. "Stone free" est une compo écrite en 1966. Cette nouvelle version a été adaptée en 69. Caractérisée par les répliques vocales de Roger Chapman (Family) et la participation d’Andy Fairweather-Low (Amen Corner) à la seconde gratte, elle est très différente de l’originale. Le morceau maître est ma foi, une compo fort singulière. Une ballade sont le climat atmosphérique et aventureux évoque "The wind cries Mary", mais imprimée sur un tempo plus enlevé. Le répertoire d’Hendrix incluait la cover du "Bleedin' heart" d'Elmore James. Cette adaptation est totalement différente de la version originale. Jimi est ici soutenu par Billy Cox, le drummer Rocky Isaac, Chris Grimes au tambourin et Al Marks aux maracas. Assurée par Al Kramer, la mise en forme est tout à fait contemporaine. "Hear my train a comin?" est une compo particulièrement impressionnante. Un ‘transe’ blues dont le climat torturé, psychédélique, est digne du célèbre "Voodoo chile". "Mr Bad luck" est le seul morceau antérieur à mai 1967. Chas Chandler en assume la production et les parties de basse ainsi que de batterie ont été réenregistrées, par les mêmes musiciens, en 1987. Lorsque Hendrix a débarqué en Angleterre, il a fait la connaissance d’Eric Clapton, alors impliqué dans l’aventure de The Cream. Et leurs contacts sont devenus fréquents. D’ailleurs, l’Experience avait adopté le même line up : celui du trio. Jimi rend un hommage ‘hendrixien’ au Cream, à travers une version instrumentale du fameux "Sunshine of your love". "Lover man" est le traitement réservé au célèbre "Rock me baby" de BB King. On décèle chez l’Américain, sa manière très particulière, unique en son genre même, d’appréhender le blues. "Ships passing through the night" a été mis en boîte le 14 avril 1969, c’est-à-dire lors de la toute dernière session accomplie par les trois membres originels de l'Experience. Hendrix y laisse libre cours à son inspiration. Son périple est déconcertant et périlleux, mais bigrement prodigieux. Sa six cordes passe un sale moment. La suite propose des morceaux plus connus de son répertoire. A l’instar de "Fire" et "Red House". Il ne s’agit cependant pas de prises alternatives réalisées en 1967, mais bien de nouvelles versions retravaillées en studio, en février 69. Evoluant sur un rythme allègre et parcouru par des accords de guitare débridés, "Fire" affronte les réponses vocales agressives de Redding. Quant à "Red house", il est la parfaite illustration de l’expérience ( ?!?!?) acquise par l’artiste, au cours des deux années précédentes. L’elpee s’achève par deux instrumentaux inédits : "Lullaby for the summer" et "Crying blue rain". 

 

Jimi Hendrix

Experience Hendrix – The Best Of Jimi Hendrix (Special limited edition)

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Et une compilation de plus consacrée à Jimi Hendrix! Double de surcroît. Enfin, sous son édition limitée. Et c'est justement l'opus à la disponibilité réduite qui me paraît le plus intéressant, puisqu'il recèle deux versions ‘live’ inédites : " I don't live today " et " Purple haze ". Evidemment, tout aficionado du mythique et défunt guitariste possède déjà ces enregistrements. Réalisés sous d'autres cieux, c'est vrai. Et qui ne diffèrent guère de ceux qu'il détient. Gravés sur vinyle, il est plus que probable. D'accord, le premier morceau de plastique contient vingt morceaux et le bonus CD des fragments plus difficiles à se procurer. Et en particulier la cover du " Gloria " du Them. Mais franchement, je vois mal les inconditionnels de Jimi se trouer le cul pour deux morceaux (Merci à Le Lim pour la formule !)

 

Jimi Hendrix

First rays on the new rising sun

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En général, nous nous méfions, comme de la peste, des compiles consacrées à feu Jimi Hendrix. Pour la plupart, elles ont fait plus de tort que de bien à ce génie de la ‘six cordes’. Et pour mettre les choses au point, sachez que ce natif de Seattle, n'a enregistré, de son vivant que trois albums studio. " Are you experienced? " en 1967, " Axis: bold as love " et puis le fabuleux double elpee " Electric ladyland ". Tous deux en 1968.

" Band of gypsies " est un ‘live’ enregistré la nuit de la Saint Sylvestre 69/70 au Fillmore East de New York, en compagnie de son ami Buddy Miles et du bassiste Billy Cox. Tout ce qui est antérieur se limite à quelques singles, l'un ou l'autre set lors d'un festival, et puis à des collaborations accordées à d'autres artistes. Aussi bien à travers des jams qu'en studio. On pense ici notamment à Little Richard, Curtis Knight, Al Kooper, Stevie Winwood, Jack Cassidy, les Isley Brothers, BB King, Ike & Tina Turner, James Brown, Sam Cooke, Randy California, et la liste n'est pas exhaustive. Tout le reste est posthume et a engendré une folie prédatrice bien lucrative. On ne compte d'ailleurs plus les anthologies, les ‘best of’ en tous genres et les bootlegs qui encombrent les bacs officiels ou non des revendeurs, et qui hantent les nuits des collectionneurs et surtout des aficionados. Mais pour le profane, ce " First rays on the new rising sun " constitue une bonne manière de faire connaissance avec la musique de James Marshall Hendrix. D'abord, les 17 titres sont issus de son indispensable trilogie. On y retrouve, par exemple, " Dolly dagger ", " Night bird flying ", " Freedom ", " Stepping stone ", " Straight ahead ", " Earth blues ", " In from the storm " ainsi que " Room full of mirrors " et " Eazy Ryder ", morceaux qui ont préparé l'explosion funk qui secouera le reste des seventies, mais également et surtout les eighties. Pensez à Prince et à Lenny Kravitz, pour ne citer que ceux-là. Si le choix des titres de ce disque est à la fois judicieux et bien équilibré, il présente, en outre, l'avantage de proposer des versions originales, remasterisées par le processus de la digitalisation, mais sans le moindre remixage ni autre artifice technologique. En personnifiant la folie du psychédélisme des sixties, Jimi Hendrix est devenu une légende. Souvent imité, jamais égalé, il continue de forcer le respect des guitaristes depuis trois générations. Son style fait d'un mélange parfait d'éléments mélodiques, lyriques et sonores a marqué d'une empreinte indélébile l'histoire du rock'n roll. Et puis, ne fallait-il pas être un dieu de la guitare pour faire l'amour à la lune et aux étoiles?...

 

Jimi Hendrix

Blues

Bien que disparu depuis près d'un quart de siècle, cet artiste mythique continue d'alimenter régulièrement les chroniques de disques. Faut croire que les fonds de tiroirs sont inépuisables. Et, en cette période propice au revivalisme, Polydor a eu le nez creux en exhumant quelques bandes inédites. Mais uniquement réservées à des titres de blues; vous vous en seriez doutés. Cette œuvre inclut ainsi onze fragments, parmi lesquels figurent deux covers ("Born under a bad sign" de Booker T et "Mannish Boy" de Muddy Waters), deux adaptations d'hymnes traditionnels, une version acoustique et une autre électrique de "Hear my train comin' " ainsi que les standards "Red house", "Voodoo Chile", "Once I had a woman", "Jelly" et "Electric church bell house"...