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Jimi Tenor & Tony Allen

Inspiration Information #4

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Le troisième volume de la collection « Inspiration Information » réunissait Mulatu Astatke et The Heliocentrics. Elle a obtenu un grand succès. Le label allemand Strut nous propose un quatrième album dans cette série, un opus né de la rencontre organisée entre le percussionniste nigérian Tony Allen (le pape de l’afrobeat, ancien batteur de Fela Kuti) et le Finlandais Jimi Tenor (saxophoniste, chanteur, flûtiste, compositeur… aux univers mêlant jazz, électro et afro-beat).

Si les deux invités sont issus, à priori, d’univers et de cultures différents, la rencontre est réussie. Elle se mue même paradoxalement en évidence. Le disque aurait pu naître d’un bœuf qui aurait abouti, une grande fête qui se serait transformée en un live exceptionnel.

L’enregistrement s’est déroulé dans un premier temps à Berlin. Une session intense incluant des membres du groupe de Tenor Kabu Kabu, ainsi que l’invité berlinois MC Allonymous. Pendant cinq jours, sustentés de plats africains et abreuvés de whisky, la bande formée pour l’occasion a joué sans arrêt, au cœur d’une profusion d’idées, les instruments façonnés par Jimi Tenor se mariant à merveille aux vieux claviers de Tony Allen et les percussions africaines.

Le résultat est un disque inspiré et étonnant, qui sur les bases d’un afrobeat puissant ose l’humour et le psychédélisme. Des bruits stridents évoquant un scanner ouvrent l’album qui emprunte ensuite un profil funk, groovy, jazzy… Les trompettes répondent à la guitare qui se balade l’air de rien, le tout avec une classe et un amusement manifestes. Certains doivent danser dans leurs tombes, à entendre cet afrobeat si frais, actualisé par le slam de Allonymous et les textes ironiques de Tenor.

Evidente, la musique coule de source et donne même envie de s’y plonger, tant son flux a l’air facile et amusant. Du son cool, voluptueux, qui promet de chaudes soirées. Pour les fans d’afrobeat, cette incontournable collaboration aura un prolongement live. A Strasbourg le 6 mai et Nijmengen le 22 du même mois. Malheureusement, pas de date (encore) prévue en Belgique.

Jimi Tenor & Kabu Kabu

Joystone

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Sur ce dixième album, le maître de l’électro-soul s’est laissé séduire par la chaleur des beats afro. Accompagné par le trio nigérian Kabu Kabu –dont le percussionniste de Fela Kuti–, la formation jazz finlandaise s’enrobe de magie. Sensualité et efficacité se sont acoquinées pour acheminer l’expérience musicale parfois ardue de Jimi Tenor vers l’évidence et le compromis afro. Les opposants à l’easy-listening pourront ainsi y regretter les explosions à l’accoutumée bien plus désorganisées et tordues. Celles qui ont fait le génie d’un « Intervision » (1997) ou la grandiloquence de « Out of nowhere » (2000). Celles qui, d’ailleurs, lui ont peut-être valu le remerciement des labels Warp et Kitty-Yo.

Plus prévisible, « Joystone » n’est pas pour autant un album conventionnel. Le mode free-jazz nourrit son légendaire bouillonnement perpétuel ; seule véritable métamorphose, le clin d’oeil de Jimi Tenor ne puise cette fois pas dans l’expérience de sons incongrus mais dans la soul eighties, effleurée de kitsch. Les cuivres sont brûlants, les claviers fébriles, les mélodies lascives sont murmurées du bout des lèvres. Appel à la séduction. Joystone agit comme une douce étreinte que rien ne semble pouvoir troubler.

Jimi Tenor

Higher Planes

On connaît Jimi Tenor comme un musicien hors normes, sorte de Dr. Funkestein un peu foldingue qui manie orchestres, BPMs et humour potache avec une certaine dose de talent… et de kitscherie. Depuis le jazz-électro bon marché (mais très gai) d'" Intervision " en 1996, le Finlandais s'est essayé, avec plus ou moins de bonheur, au funk (" Organism ", 1999), au bazar à cordes et à cuivres (" Out of Nowhere ", 2000), bref à tout et n'importe quoi. Après un bref retour à la maison-mère (Säkhö, le label électro de ses débuts), Jimi Tenor a quitté Warp (les trois albums cités plus haut) pour Kitty-Yo, refuge allemand de Peaches et de Gonzales. Pas étonnant quand on sait l'amour que porte Tenor pour le décalé, le sexy, les capes à paillettes et les pitreries en tous genres. Pour son nouvel album, " Higher Planes ", Jimi se la joue tout à la fois Frank Zappa, Caravan, Georges Clinton, Lalo Schifrin (" Dirty Jimi "…) et Weather Report - traduisez : funk, prog, soul, free jazz et musique de film. En ayant convoqué, une fois n'est pas coutume, tout un orchestre déjanté, Jimi Tenor ne donc s'est refusé aucun caprice… Ou comment ressusciter l'esprit ‘big band’ seventies, cette époque tant bénie où l'on osait encore toutes les fusions, même celles les moins fréquentables. Peu taillé pour les radios, cet " Higher Planes " sonnerait donc comme du Hawkwind revu et corrigé par Chick Corea en pleine descente d'acides. Une chose est sûre : hors des modes et des diktats FM, Jimi reste toujours aussi largué. Et c'est pour ça qu'on l'aime.