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Jimmy Thackery

Sinner street

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Jimmy est né à Pittsburgh en 1953. Sa vie a changé lorsqu'à 17 ans, il est allé voir un concert de Buddy Guy. Dès 1974, il rejoint les célèbres Nighthawks de Washington DC. Fatigué des 300 concerts annuels, accordés par le groupe à l'époque, il les quitte en 1987. Il forme alors les Assassins. Mais après avoir commis 3 albums, la formation splitte, en 91. L'année suivante, il fonde son trio, les Drivers, et signe chez le label Blind Pig. Il aligne alors successivement les elpees "Empty arms motel" en 92, "Trouble man" en 94, "Wild night out" en 95, "Drive to survive" en 96 et "Switching gears" en 98. " Sinner street " constitue donc le 6ème album des Drivers, pour lequel la production a de nouveau été confiée à Jim Gaines.

Jimmy est aux commandes, Mark Stutso à la batterie, Ken Faltinson à la basse et Jimmy Carpenter au saxophone. L'opus s'ouvre de manière royale par "Grab the rafters". La voix éraillée et puissante de Thackery domine son sujet. Le R&B puissant est appuyé par une section rythmique sans faille, pendant que le sax est suspendu aux riffs de la guitare. "Bad news" swingue avec beaucoup de retenue. Jim y signe un superbe solo. La plage titulaire est instrumentale. Une page de surf music, sur laquelle guitare et sax s'entrelacent avec bonheur. Elle aurait pu figurer sur une bande musicale des Blues Brothers. "Lovin' my money" est un rock accrocheur. Le riff funky et dévastateur de "Chained to the blues line" emporte la mise. Thackery y joue de manière très relax des lignes de guitare d'une pureté étonnante ; une performance lorsqu'on sait que l'homme est plutôt du style extraverti. Dans le même registre, "Never enough" se révèle tout aussi séduisant. Au cours de cette claire invitation à la danse, l'homme rocke et rolle comme un dieu sur ses cordes. C'est d'ailleurs le moment qu'il choisit pour négocier l'instant le plus dur du disque, "Detroit Iron". L'acier de Detroit, n'inspire guère la douceur, n'est-ce-pas? "Hundred into ones" consomme un blues pur, délicatement rythmé. Toute bonne composition, "Havin' a heart" autorise le retour d'une grande guitare en fin de parcours. Cet opus s'achève dans la chaleur langoureuse de l'instrumental "Blues 'fore dawn", un titre qui pu figurer au répertoire de Ronnie Earl. Un très bon album!

 

David Raitt & Jimmy Thackery

That´s it!

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Jimmy Thackery est bien connu chez nous. A cause de sa longue participation aux Nighthawks ; mais également de sa carrière personnelle, qu'il mène en compagnie des Drivers et qu'il a ponctué d'excellents albums, sur le label Blind Pig. David Raitt est un inconnu. Quoique, comme frangin de la délicieuse et talentueuse rouquine, Bonnie Raitt, il a sans aucun doute de qui tenir. Jimmy et David jouaient ensemble lorsqu'ils fréquentaient la même école. Cela fait un bail ! Ils se sont retrouvés dans les studios de Patrick Ford à Berkeley. Les musiciens sont d'ailleurs des habitués du cercle familial Ford.

Si "Tell me" adopte un shuffle impeccable, le duo est plus proche du R&B. Et la voix de David, haut-perchée, se prête idéalement à ce style largement cuivré. La reprise de "Me", signée Mike Bloomfield et Nick Gravenites, est superbe. Bonnie vient donner la réplique vocale sur le funky "Same thing" fouetté par les cordes très offensives de Jimmy. Traitement shuffle à la texane pour la reprise du canon, "How many more years". David a revêtu l'habit du géant Howlin' Wolf. Jimmy prouve qu'il est capable de tempérer ses ardeurs, comme dans l'exercice du blues lent, "Watch your back". Et il se montre économe de ses notes en exécutant un solo qui force le respect et l'admiration quand il reprend "It takes time" d'Otis Rush. Quant à David, il est ravi lorsqu'il peut chanter un R&B bien frappé. Peuplée de cuivres, la version du " That's it " de Patrick Ford, permet à Jimmy de s'emparer d'une slide bien sage! L'exercice vocal est aussi très réussi dans la reprise de "Driving wheel" de Roosevelt Sykes. Cet album de bonne facture s'achève par " Cold heart ", une plage irrésistible, dansante et rythmée à souhait…