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John Foxx

21th Century... Foxx

De son véritable nom Dennis Leigh, John Foxx était le chanteur original d’Ultravox avant qu’il ne soit remplacé par Midge Ure, quand il s’est décidé d’entamer une carrière solo. C’était en 1979. Ce soir John Foxx et son groupe accorderont un concert à Aarschot. Et je suis très heureux de pouvoir rencontrer un des mes héros juste avant ce set. En dépit de son statut d'artiste légendaire, il est très modeste, voire même timide, un vrai gentleman à l'anglaise. Ecoutez ici l'interview complète réalisée avant le concert (audio). Ou lisez ci-dessous un résumé des idées maîtresses.

"La nostalgie, ça ne m'intéresse pas". La voix de John Foxx est profonde et douce. De nostalgie, il n'est en effet pas question. S'il a repris, il y a trois ans, le chemin des studios et de la synth-pop, après une longue période d'introspection, c'est pour prendre une nouvelle direction, donner une dimension moderne à la musique qu'il avait imaginé à la fin des années '70. Cette décision, il l'a prise après avoir rencontré Ben ‘Benge’ Edwards, un magicien des claviers, qui a rassemblé dans son studio à Londres une collection inouïe de synthés vintage analogiques. Dans cette caverne d'Ali Baba, on trouve les dinosaures électroniques grands comme des armoires utilisés à l'époque par Tangerine Dream, mais également les premiers Moog Modular, des ARP 2600, Yamaha C360 et autre Korg Trident.

"Travailler en compagnie de Ben est génial car il m'a permis de retrouver le plaisir de se servir de synthétiseurs analogiques. En fait, ils n'ont jamais été pleinement exploités depuis leur création il y a 30, 40 voire 50 ans. Pourquoi? Simplement parce qu'ils ont été très rapidement remplacés par les instruments numériques. Donc, dans le studio, nous les amplifions et les enregistrons à l’aide de technologies modernes et nous découvrons des sons qui n'avaient jamais été révélés auparavant."

Rien d'étonnant donc à ce que ce studio soit devenu le point de ralliement de toute une nouvelle génération de DJs, compositeurs et autres claviéristes, pressés d'explorer cette nouvelle ‘forêt amazonienne’. On pense bien sûr à Ladytron et plus particulièrement à Mira Arroyo, la seconde chanteuse et claviériste du groupe, qui s’illustre sur un des morceaux de John Foxx & The Maths. Ont également participé aux sessions, le duo new-yorkais Xeno & Oaklander, Gazelle Twin, et le DJ français Jean-Gabriel. Mais surtout deux jeunes chanteuses/compositrices/multi-instrumentistes qui militent maintenant au sein du groupe : Hannah Peel et Serafina Steer. "Ce sont deux excellentes musiciennes, chacune avec un univers et une personnalité propres. Serafina, par exemple, est la seule personne que je connaisse qui soit capable de jouer une mélodie complexe au synthé et une ligne de basse en même temps ; le tout en assurant les 'backing vocals'. Elle enregistre actuellement en compagnie de Jarvis Cocker (Pulp). Quant à Hannah, elle a notamment fait appel une chorale de 36 personnes, pour participer à la confection d’un album. Elle écrit aussi des musiques de film et de pièces de théâtre." Notons au passage que cette dernière sera à l'affiche des Nuits Botaniques en première partie de Lisa Germano.

A ce moment de l'interview, une question me brûle les lèvres. J'ai toujours voulu prouver le caractère véritablement ‘pionnier’ de la musique de John Foxx. Et les indices que j'ai relevés me sont confirmés par l'intéressé: dans l'histoire du rock, le tout premier morceau de new-wave synthétique (synth-pop), un style qui sera popularisé plus tard grâce à Gary Numan, Depeche Mode, Human League et autres Simple Minds, est bel et bien ‘Hiroshima Mon Amour’, qui figure sur ‘Ha! Ha! Ha!’, l'album d'Utravox! datant de 1977. Mais par qui John a-t-il lui même été influencé? On a souvent cité Roxy Music, David Bowie et bien sûr Kraftwerk mais il existe d'autres influences bien plus notables. "Je pense surtout à Neu! et à la scène électronique allemande des années septante. Il y avait aussi The Velvet Underground, et tout le mouvement qui gravitait autour d'Andy Warhol. Sans oublier les Beatles. Leur producteur, George Martin, est un génie. Il est le premier à avoir utilisé le studio comme un instrument à part entière. Il expérimentait à l’aide de loops, de samples et de bandes passées à l'envers. Cet esprit a ensuite débarqué en Allemagne et a été repris par Tangerine Dream, Kraftwerk, Can, Neu! et toute cette génération rassemblée autour de Conny Plank, le George Martin de Düsseldorf."

John est largement en faveur de ces échanges d'influences. Il n'est nullement amer de voir que des tas d’autre artistes ont largement puisé dans ses créations, récoltant même davantage de succès. "Et s'ils gagnent de l’argent grâce à ça, tant mieux, de toute façon l'argent n'est qu'un produit secondaire. Vous savez, c'est Picasso qui disait: 'Un artiste moyen reprend, par contre un véritable artiste vole!' Aujourd'hui, des gens comme SKRIILEX ou encore Justice coupent en morceaux toute l'histoire de la musique et les réassemblent à leur manière. C’est très intéressant! En outre, les Etats-Unis viennent de découvrir la musique électronique –mieux vaut tard que jamais– ouvrant d’énormes perspectives à la nôtre." 

A propos de futur: quels sont les projets de John Foxx And The Maths? "Un nouvel opus sort le 19 mars prochain : ‘The Shape Of Things' ; et, ensuite, un Ep début juin, sur lequel figurera des remixes et diverses collaborations. Ensuite, nous travaillerons sur de nouveaux morceaux. Nous ne savons pas encore très bien quelle direction nous allons prendre, car nous procédons de façon très instinctive. En fait, ce sont les machines qui nous dirigent. Quand vous captez un ‘arpeggio’ sur un Moog, par exemple, c'est tellement rythmique et structuré harmoniquement qu’immédiatement une chanson est suggérée ; et donc je me mets à chanter spontanément. C'est tellement irrésistible qu'il serait pervers de résister à une telle tentation! Une chose est sûre, nous sommes maintenant dans la période 'post-digitale' et la musique analogique a encore de beaux jours devant elle!"

Pas de doute, ce John Foxx-là est tout sauf nostalgique: il est bien de ce siècle : le 21th Century Foxx...

Lisez ici la chronique du concert de John Foxx And The Maths à Aarschot.

 

John Foxx

Les ‘metamathiques’ sonores de John Foxx

John Foxx, pionnier de la musique électronique (synth-pop/new-wave), d'abord au sein de son groupe Ultravox (1977-79) et ensuite en solo, avait dû annuler sa prestation au festival Sinner's Day, prévue à Hasselt, en octobre dernier. A toute chose malheur est bon: il est donc venu à Aarschot pour un concert unique, un concert gratuit pour celles et ceux qui s’étaient déplacés au Sinner's Day: une bonne initiative! Il y a donc largement plus d’un millier de personnes, signe du puissant revival new-wave qui fleurit, depuis quelque temps, au Nord du pays.

Tout au long de ce concert, on sera bercé par une musique chaude, analogique, façonnée par des instruments ‘vintage’ ARP, Korg ou Moog. John est accompagné de son nouveau comparse, Ben ‘Benge’ Edwards, le ‘magicien des synthés’, mais aussi de deux jeunes chanteuses multi-instrumentistes et artistes à part entière: Serafina Steer et Hannah Peel. Cette dernière figure d'ailleurs à l'affiche des Nuits Botaniques en mai prochain, où elle se produira en première partie de Lisa Germano. Coiffée de longs cheveux auburn, Hannah se charge du violon. Un violon aux accords lancinants. Et sur les planches, elle impressionne.  

Debout derrière le clavier qui lui permet de contrôler son vocodeur polyphonique, John Foxx est concentré et dégage une forte énergie. Sa voix est claire et puissante et il n'éprouve aucune difficulté à reproduire même les notes les plus élevées. Derrière lui, ‘Benge’ Edwards joue très peu de synthé ; ce qui est un peu dommage, mais frappe avec conviction sur un drum-kit Simmons des années '80. Derrière lui, les vidéos des chansons sont projetées sur un écran.

La setlist fait la part belle à "Metamatic", le chef-d’œuvre enregistré par John en 1980, mais aussi à "Systems Of Romance", le 3ème album d'Ultravox, qui contient le premier morceau synth-pop/new-wave de l'histoire du rock: "Hiroshima Mon Amour". L'interprétation de ce morceau en live est parfaite et touchante. Mais quand le groupe joue les plages d'"Interplay", sorti l'an dernier, on mesure à quel point la musique de John est moderne et ancrée dans notre époque. "Shatterproof" concède des accents EBM, voire techno et "Catwalk" est dansant à souhait.

John Foxx clôture son set par le très romantique "Just A Moment", un morceau auquel le célèbre "Vienna" d'Ultravox de Midge Ure doit beaucoup. Un bel euphémisme ! Le groupe se retire et revient pour "The Good Shadow", une ballade issue du dernier cd ; et, enfin, pour la compo que la plupart des spectateurs attendaient: le sublime "Underpass" (à voir ici en vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=Rimb6fZgZr0). Toute la puissance du célèbre riff de synthé résonne dans la salle ; et le public, conquis, est aux anges. Un point d'orgue idéal pour un concert qui a tenu toutes ses promesses...

Setlist: 1 - Shatterproof; 2 - He's A Liquid; 3 - No One Driving; 4 - Running Man; 5 - The Shadow Of My Former Self; 6 - Hiroshima Mon Amour; 7 - A New Kind Of Man; 8 - Dislocation; 9 - Interplay; 10 - Catwalk; 11 - Summerland; 12 - Just A Moment; Encore: 13 - The Good Shadow; 14 - Underpass.

Pour être complet, précisons que la première partie a été assurée par De Brassers, un groupe de post-punk limbourgeois qui avait récolté un succès local au début des années '80, en dispensant une musique très inspirée par Joy Division.

(Organisation: Sinner's Day)

John Foxx

Interplay

Écrit par

John Foxx est un des fondateurs d'Ultravox. Au sein ce groupe mythique, il a été pionnier dans le mélange des genres glam, punk, art-rock, qui a donné naissance plus tard à la new-wave. John Foxx a quitté le groupe en 79 pour poursuivre une carrière solo ; ce qui lui a permis de développer un son minimal electro unique et d'obtenir un succès d'estime important en publiant le hit "Underpass" et l'album "Metamatic". A noter que le récent remix d’"Underpass" opéré par Marc Reeder est un dance-floor killer qui a sa place dans toute bonne DJ playlist.

En 2011, après une série de projets plus ou moins réussis dans les styles ‘ambiant’, John Foxx est revenu à ses premières amours, s'est associé à Ben ‘Benge’ Edwards, un collectionneur-‘bidouilleur’ de vieux synthés vintage et a sorti sous le patronyme de John Foxx And The Maths un album intitulé "Interplay". Un opus qui recèle un doux parfum de nostalgie ‘années 80’ tout en demeurant parfaitement ancré dans notre époque.

 On y retrouve toutes les qualités qui ont fait de John Foxx un créateur hors pair : des lignes de synthés Moog froides et lancinantes, des beats de Roland 808 minimaux à souhait et un chant à la fois glacial et chaleureux, drapé dans une espèce de douceur mélancolique.

L’elpee s’ouvre par "Shatterproof", dans une ambiance moite et claustrophobe. La voix est retravaillée et le beat, quasi EBM, évoque autant D.A.F. que Front 242. Une entrée en matière qui donne envie d'aller plus loin! « Catwalk » est le hit de l'album : minimal, jouissif, très dansant et d'un accès aisé. On embraie par "Evergreen", une douce sucrerie electro tandis que sur "Watching A Building On Fire", John partage un duo avec Mira Aroyo, la deuxième chanteuse de Ladytron.

"Interplay" est un magnifique morceau, qui débute par le bruissement de la pluie et au cours duquel la basse est littéralement gigantesque. Ensuite entre la voix de John : calme, haut-perchée, dessinant des mélodies aériennes me rappelant le "Tidal Wave" de « Metamatic ». Superbe !

"Summerland", morceau au refrain lumineux, incite au voyage et "Running Man" combine justement rythmique soutenue industrielle et arabesques synthétiques : un second hit potentiel! Après le reposant et voluptueux "Falling Star", Foxx clôture son elpee par le quasi cyber-gothique "Destination" puis "The Good Shadow", une plage marquée par les séquences vintage 'Kraftwerkiennes' de Benge et le chant envoûtant de Foxx.

En un mot: cet album est une vraie réussite, combinant parfaitement la nostalgie, un modernisme intelligent et une démarche artistique profondément honnête.

On se réjouit d'avance de pouvoir découvrir ce disque en live, car John Foxx se produira en concert, à Aarschot le, 25 février, flanqué de Benge, Hannah Peel (claviers, violon) et Serfafina Steer (claviers, basse). De plus, le 19 mars, paraîtra un double Cd de de John ; il sera plus ‘expérimental’ et s’intitulera "The Shape Of Things".

 

John Foxx

The quiet man

Écrit par

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas John Foxx, un petit historique s’impose. De son véritable nom Dennis Leigh, John Foxx a accompli des études artistiques au Royal College of Art de Londres. Il a fondé Ultravox en 1973. Il en était le leader. Et a enregistré trois albums, en compagnie de ce groupe. Les plus expérimentaux. Et aussi les plus intéressants. De cette période, des groupes ou artistes comme Gary Numan, OMD et Human League, reconnaissent une influence majeure. En 1979, Ultravox embrasse un profil plus commercial (NDR : souvenez vous de l’album « Vienna », publié en 1980). John n’est déjà plus au sein du line up. Il refuse toute compromission et embrasse une carrière solo. Dont les débuts seront très fructueux. Et notamment lors de la sortie de ses deux premiers elpees, « Metamatic » et « The garden ». Même s’il prend une pause musicale entre 85 et 92, Foxx continue de graver des disques. Dont presque plus personne ne parle. Trop avant-gardistes. Et puis, il a dépassé le stade du concept musical, pour l’intégrer dans différentes formes d’art. La littérature, le cinéma, la photographie et la poésie, tout particulièrement. Il bosse aussi en compagnie de Robin Guthrie (Cocteau Twins), Harold Budd et Steve Jansen (Japan), mais également et surtout, depuis 1995, Louis Gordon.

« The Quiet man » est un opus de ‘Spoken word’. John Foxx s’y accompagne au piano et y ajoute des éléments electro. Mais « The Quiet man », c’est d’abord Foxx. Puis des acteurs qui l’ont remplacé. Depuis 30 ans. Dans un costume gris. Le même. Conjugué au passé et au présent. Dans les rues de Londres. Un concept artistique qui a fait l’objet d’un bouquin, et constitue également un spectacle présenté en ‘live’, à l’appui de clips vidéo. L’objectif est clairement de relier le temporel et l’intemporel. Bonjour la prise de tête ! Ne m’en demandez pas plus, j’ai essayé de décortiquer des articles consacrés au sujet, et même des interviews accordés par le natif de Lancashire, mais honnêtement, ils sont tellement alambiqués, que je n’ai pas compris grand-chose.