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John Mooney

All I want

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John Mooney est newyorkais. Au cours de sa jeunesse, il a appris à jouer de la guitare. Il avait à peine assimilé la technique, qu'il se convertissait déjà au blues. A 16 ans, il fait la connaissance d'un de ses voisins : Ed ‘Son’ House, le légendaire bluesman du Delta qui aurait été le professeur du mythique Robert Johnson. John commence à tourner aux USA et lorsqu'il descend à New-Orléans, il rencontre celui qui sera une autre influence majeure : le maître du piano local, Professor Longhair.

Son 1er album, "Comin' your way" (Blind Pig), date de 1979. Depuis 81, il tourne avec sa formation, le Bluesiana Band. D'autres albums ont suivi : "Telephone king" en 83, "Sideways in paradise", commis en duo avec Jimmy Thackery en 85, "Late last night" en 90, "Travelin' on", un live immortalisé à Brême (Crosscut) en 91, "Testimony" en 92, "Against the wall" (House of Blues) en 95, "Dealing with the devil" (Ruf) en 96 et "Gone to hell" (Blind Pig) en 2000.

"All I want" constitue donc le petit dernier. John est entouré de trois musiciens : Alfred Roberts aux percussions, Bernard Johnson aux drums et Jeff Sarli à la basse. Mooney ouvre par le titre maître de l'opus. Une plage imprimée sur le rythme du chemin de fer qui lui permet déjà d'étaler toute sa dextérité sur le manche. Marqué par la voix graveleuse et partiellement ravagée de Mr Mooney, "Baby please" est du pur Delta Blues. La National Steel répond du tac au tac au chant du maître. Toujours seul, il remet le métier sur son ouvrage en abordant "Buried treasure" et un blues traditionnel mené avec autorité intitulé "Future blues". Au passage, John nous rappelle que l'une de ses influences favorites, c'est également la musique de New Orleans, façon Professor Longhair. Il le démontre sur "She ain't no good". Un fragment joué en trio. La rythmique est d'acier, sûre et sans faille. Le son de sa slide découpé au couteau. Mooney est un maître du style. Il reprend d'ailleurs "Hey little girl" de Henry Byrd, alias Professor Longhair. Il l'attaque avec une voix pas possible. Le bonheur ! Il est tout aussi convaincant dans le domaine du Mississippi blues amplifié. Sa slide communique toujours cette intensité métallique. A l'instar de "Feel like hollerin, un fragment dur, abrupt, sans concession. Il libère un son hawaiien de cette slide, pour prodiguer l'exotique "Tell me who". La musique pourtant complexe semble couler de source. La plénitude est de retour. La prouesse conjugue à la fois la technique et le feeling. "Son's blues" a été écrit il y a bien longtemps par Son House. Sa reprise très fidèle est un vibrant hommage au maître. L'émotion transpire tout au long des cordes d'acier. Il poursuit par "You got to move ", sans doute la composition la plus connue d'un autre seigneur légendaire de la slide : Mr Fred McDowell. Il la traite avec une attitude empreinte de beaucoup de respect vis à vis du maître. Il referme cet opus par une version chargée d'émotion d' "If you love me" de Ted Hawkins. Une fois de plus, Mr Mooney a signé un bon album !

 

John Mooney

Gone to hell

Écrit par

John Mooney est un passionné du blues d'avant-guerre, tout particulièrement de celui qui reste son influence majeure, Ed ‘Son’ House". Une autre de ses influences s’est développée lors de son passage à New Orleans, celle du célèbre pianiste Professor Longhair. Son 1er album "Comin' your way" remonte à 1979, déjà pour Blind Pig. En 1983, il grave "Telephone king", toujours pour le même label. En 85, il enregistre "Sideways in Paradise", un album acoustique réalisé en duo avec le guitariste des Nighthawks, Jimmy Thackery. D'autres albums sortiront encore. "Late last night" en 90 sur Bullseye, "Travelin' on" en 92, un live avec Bluesiana pour Crosscut, "Testimony" en 92 pour Domino, "Against the wall" sur House of Blues et "Dealing with the devil" pour Ruf en 98.

Le Mooney de l'an 2000 affiche un nouveau look, sans le moindre poil au sommet du crâne! Il est entouré de trois musiciens, Jeff Sarli à la basse, Kerry Brown à la batterie et Alfred Roberts aux percussions.

Il démarre par la plage titulaire, sur un rythme soutenu. Ses doigts attaquent la slide d'une manière nerveuse. Pour souligner ses attaches à la Nouvelle Orléans, John a invité Dr John sur 4 plages. Le climat cher à la Crescent City se retrouve sur "That's what lovers do" et "Grab a hold", alors que le piano du Docteur assure le rythme et s'évade au milieu des percussions. D'ailleurs, John aime la musique roots, teintée de percussions. Sa voix chaleureuse et le bottleneck se détachent bien dans cet environnement. Cet effet est marquant sur "Made up my mind" et "Indian Lea". Mooney, c'est aussi l'artiste respectueux des traditions. Celles du Delta Blues. Il s'arme alors de sa National Steel et crie seul sa passion sur "I wonder blues", "Glass house" ou les reprises de Son House, "Dry spell blues" et "Down south blues". J'aime aussi sa reprise de "Cypress grove" de Skip James. Sa voix éraillée et autoritaire y fait merveille. Enfin il recrée les duos du passé sur "How long blues", lorsque Dr John assure le rôle de Leroy Carr.