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Johnny Jones

Blues is in the house

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Jones est né en 1936. Sa famille se fixe à Memphis en 49 ; à une époque où il est de bon ton d'écouter Joe Hill Louis. Au début des 50s, les Jones émigrent à Chicago. Là, Johnny peut y voir et entendre les plus grands musiciens de blues. Et notamment Muddy Waters et Howlin' Wolf. Il retourne ensuite dans le Tennessee. A Nashville, très exactement. Où il monte dans les 60s différents groupes, comme the Imperial Seven et les King Casuals. Fin des 70s, il se retire de toute activité musicale. Heureusement, il est revenu depuis sur la scène du blues. Et avec un réel bonheur !

En 1998, il commet son premier album solo. Intitulé "I was raised on the blues", il est paru sur le label hollandais Black Magic. Un autre vétéran de la scène blues de Nashville participe à l'enregistrement de cet album : Earl Gaines. L'année suivante, un album live sort sur le label allemand Crosscut, "In the house : Live at Lucerne : volume 2". Il est cependant attribué à Johnny Jones et Charles Walker. Point commun aux trois albums : la collaboration de Fred James, un des musiciens blancs considéré aujourd'hui comme un des plus notoires de Nashville. A la production et à la guitare.

Excellente plage d'ouverture, "A fool never learns" a été écrite par Fred James. Une ballade bluesy, mélodique et précieuse à la fois, enrichie par les chœurs féminins de Mary-Ann Brandon et infectée par les riffs de sax de Dennis Taylor. "Girlfriend blues" est un blues très paresseux. Il se déploie de manière très décontractée. Les instruments sont bien en place. En particulier les cordes ; mais également l'orgue chaleureux de Billy Earheart. Le tempo est maintenu tout au long d'"I'm gonna love you" ; mais la ligne mélodique est préservée. Johnny chante divinement ce blues largement teinté de soul. Changement de registre avec "Stacked in the back", signé par son ami Clifford Curry. Le rythme est autoritaire, la guitare très versatile. Tous les muscles sont en agitation. Il reprend un autre titre de Curry : le blues traînant "Love recession". Ces deux compositions figuraient sur l'album "Clifford's blues" de Clifford Curry, paru sur Appaloosa en 1995. Même tempo pour "I'll be the judge of that". Plus percussif et louisianais chez "Good idea at the time". Vif sur "Your stuff is rough", pendant que la guitare mesurée de Jones nous ravit sur cette rythmique rock. Johnny se fait proche de la Nouvelle Orléans sur "Why can't we be alone". Earheart est passé au piano avant de retrouver l'orgue. Ce bon album se termine de manière royale, très enlevée, par le meilleur du style coulé de Johnny Jones, "The blues is in the house".

 

Johnny Jones & Charles Walker

In the house

Écrit par

Ces deux vieux fusils de Nashville sont ici réunis pour la bonne cause du blues. Deux hommes noirs qui se connaissent depuis 1959. Johnny a longtemps été le guitariste attitré de Bobby "Blue" Bland. Il a aussi participé à de nombreuses sessions pour son concitoyen Earl Gaines. Il existe aujourd'hui un solide regain pour le blues à Nashville, alors que la Music City est surtout réputée pour la country. D'ailleurs, dans l'excellente série, "Blues Across America", du label Cannonball, Jones et Walker sont bien présents sur le volume "The Nashville Scene". Jones a déjà sorti l'album "I was raised on the blues", sur Black Magic, suite à son passage à la célèbre Blues Estafette d'Utrecht. Charles Walker a commis tout récemment "Leavin' this old town", un opus paru sur Cannonball. L'une des lumières du Nashville blues contemporain, c'est indubitablement le chanteur, guitariste, compositeur et producteur Fred James. Il est bien évidemment derrière ce projet de réunion entre Jones et Walker, organisée live en novembre 1999, lors du Lucerne Blues Festival. Notons que c'est le groupe de James qui assure ici le backing.

Jones chante les deux 1ères plages, "Can't do that" et "The drifter". La voix claire, magique, soul, pure de Charles Walker irradie le lent "Slave to love". Billy Earheart siège derrière l'orgue Hammond pendant que Jones donne une leçon d'efficacité aux cordes. Ce "Slave to love" était également le 1er titre que nos deux gars avaient interprété ensemble, voici plus de 40 ans. La sérénité de l'ensemble se retrouve sur l'instrumental "Finger lickin'". Deux titres de Charles Walker, issus de "Blues across America", sont ici repris live: "They all look better in green" et "99 000 Watts of soul power". Jones nous imprègne de son blues si personnel et tout en feeling tout au long de "Can I get an Amen". Il est difficile de succomber à une voix plutôt qu'à une autre, tant les deux chanteurs possèdent des timbres ciselés pour le blues ; mais le prix de la pureté ira sans doute à "Wigg" Walker pour son interprétation de "Storming and raining blues". Parce que son timbre y épouse à merveille la section rythmique. Sur les 3 dernières plages, Fred James et Mary-Ann Brandon viennent assurer les chœurs. Une collaboration qui devient même magique lors de la finale "Nothing a young girl can do", un R&B écrit par Don Covay. Une bonne et solide tranche de blues !