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Jon Amor

Jon Amor Blues Group

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Au cours des nineties, un groupe a fait fureur sur les scènes européennes en pratiquant un hard blues rock ravageur : Hoax. Une formation insulaire réunissant le chanteur Hugh Coltman, le guitariste Jon Amor et les deux frères Davey, Jesse et Robin, à la guitare et à la basse. Elle dispensait une musique inspirée du regretté Texan Stevie Ray Vaughan, mais en l’assaisonnant à l’inévitable sauce anglaise. Les frangins Davey se sont ensuite montrés plus discrets, se consacrant au cinéma, avant de faire leur comeback, il y a deux ans, sous le patronyme de Davey Brothers, et même publié début 2010, un album intitulé "Wolfbox".

Jon Amor est demeuré dans l’univers de la musique, en se lançant dans une carrière individuelle sous son nom de famille. Tout en élaborant une musique plus personnelle, il a commencé à développer son talent de compositeur. Il a récemment décidé de monter son propre groupe. Et s’est tourné une nouvelle fois vers une paire de frangins : les Doherty. Dave à la guitare et Chris à la basse ; le drummer Simon Small complétant le line up. Et si de prime abord, le style est toujours marqué par le blues primaire, il est nettement plus dépouillé, moins hard, plus proche des pionniers de Chicago, Muddy Waters et Howlin' Wolf ainsi que des sons plus âpres rencontrés chez les adeptes des sonorités issues du delta du Mississippi, comme les Black Keys.

"Holy water" ouvre l’elpee. Le tempo est vif. L’impact est franc et direct. Le chant d'Amor n'est guère puissant mais il épouse toutes les facettes rythmiques de sa musique. Les riffs sont moins métalliques que ceux dispensés chez Hoax. Ils peuvent cependant s’avérer très durs, implacables même, mais jamais saturés de décibels. Sur "Juggernaut", les accords rythmiques sont découpés sur le fil du rasoir, alimentant un climat dramatique. Les cordes ne tardent cependant pas à s’autoriser un billet de sortie, tout en affichant un caractère acerbe et incisif. Et les interventions de Simon Small sur les cymbales métalliques accentuent ce climat sauvage. "Make it your trouble" est une plage audacieuse. Le backing group d’Amor y sculpte des motifs rythmiques inspirés par Howlin' Wolf. Menaçant, "Repeat offender" nous plonge dans la cité urbaine de Chicago. Nous ne sommes pas loin de l’univers sonore du grand Muddy Waters. Amor adopte aussi la spontanéité d’un Dr Feelggod des débuts. Il arrache ainsi ses accords à la manière de Wilko Johnson, sur "Sweetheart" et "She thought I was an eagle". La férocité originelle des Pretty Things alimente "Angel in a black dress". Le chant est aussi furieux que celui de Phill May, l’homme à la longue crinière, en 1964. Plus aventureux, "The underdogs" et la finale "You know it's only love" se signalent par un dérapage permanent des cordes. Blues lent à l’anglaise, "When the time comes" manque manifestement de subtilité. Le rythme écrase tout sur son passage ; mais il entretient une atmosphère dramatique. Un brillant exercice de style ! Franchement, le meilleur opus de Jon Amor publié à ce jour.   

 

Jon Amor

Even after that

Écrit par

Après avoir commis un premier elpee éponyme, cette formation nous revient avec " Even after that ". Jon Amor en est toujours le leader. Un chanteur/guitariste qui a sévi, autrefois, chez les célèbres Hoax. Jon est entouré de Wayne Proctor aux drums et aux percussions ainsi que de Matt Beable à la basse. Il a également reçu le concours de Stephen Evans ; un invité qui se réserve les claviers, mais partage également la production avec Jon. Ce dernier a signé toutes les chansons de cet opus.

L'album s'ouvre par le puissant "Superhero". Un titre explosif, archétype des trios rock'n'roll du passé et du présent. Tout est parfaitement en place. Très solide, la section rythmique supporte tout le poids accumulé sur le devant de la scène. Le jeu de guitare s'inspire très fort très fort de Jeff Beck. Il tire parti de tous les artifices ; une technique qui fait mouche à chaque fois. A l'instar de "Roughride". Remplissant tous les espaces, grâce aux vertus du re-recording. Et prend place également au centre du foyer rythmique. Très dense, cette flamme est gorgée de petits motifs extrêmement riches. Dans le genre, ce "Roughride" est une petite perle. La montée en puissance ne s'arrête pas en si bon chemin et culmine sur "Can't stand up". Une plage dont le tempo plutôt paresseux baigne au sein d'un climat assez dramatique, nonobstant la rythmique de nouveau percutante. Lorsqu'en fin de parcours Jon reprend le refrain, imité en chœur par ses acolytes, la guitare emporte tout sur son passage. Impressionnant ! Une guitare très réverb introduit "Lowdown". Un riff puissant embraie assez rapidement, avant que les quatre cordes graves de la basse ne talonnent à l'unisson celles qui en comptent six. Dévastateur ! Un accès de folie qui vaut celui de tous les trios rock de cette terre. "Body freezing" développe une mélodie aux arrangements accrocheurs. La construction du titre maître procède d'une recette imaginée par les Beatles sur leur hit "Come together". Un exercice de style très réussi, délicatement bluesy, empreint d'une touche de modernisme, qui multiplie les clins d'œil au quartet mythique de Liverpool. Et le doute n'est même pas permis ! Cette référence aux Beatles revient régulièrement à la surface. A l'instar du plus complexe "Bring my baby back". La puissante assise rythmique d'Amor élargit constamment l'horizon sonore. A cause des climats funky qu'elle libère. Et il faut féliciter la production qui est parvenue à mettre en exergue ces vertus. Ce mariage du funk, du rock et de la pop atteint même des moments particulièrement intenses, à l'instar d'"Any day now" ; ou complètement ravageurs (NDR : "No problems" en est le plus bel exemple). Nous sommes ici assez loin du blues, il faut le reconnaître, mais cet opus bien ficelé libère énormément de groove. Une formation à suivre, dont le line up vient de s'adjoindre un second guitariste, qui répond au nom de Mark Evans…