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Jordan Officer

Blue Skies

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Ce chanteur/guitariste montréalais aura 40 ans fin 2016. Il a joué de nombreuses années au sein du backing band de la chanteuse de jazz, Susie Arioli. Jordan est un musicien qui privilégie l’esthétique. Il aime teinter son jazz de blues, country et rock. "Blue Skies" constitue son troisième opus solo, un disque tout au long duquel il met l’accent sur sa voix, en adaptant des titres d'artistes qu'il apprécie tout particulièrement. C'est du côté de Los Angeles qu'il a cette fois puisé son inspiration et son énergie.

Jordan attaque d’abord une chanson issue de la plume de Tom Waits, "Blue skies". Le climat est intimiste. Le dépouillement délibéré. Une sèche imprime le tempo aux côtés de la basse  de Sage Reynolds. Amplifiées les cordes sont limpides et chargées de sensibilité ; en outre, elles libèrent des sonorités exceptionnelles. En compagnie de sa moitié, Genevieve, il chante le tendre "Got you on my mind", un succès récolté il y a des lustres, par des spécialistes du swamp pop louisianais, Cookie and the Cupcakes mais également The Big Three Trio. Et à nouveau, cette plage se sert d’un quota de notes strictement nécessaires. La voix douce et harmonieuse colle parfaitement au subtil "It's you I love", un morceau de jazz écrit par le duo néo-orléanais Dave Bartholomew et Fats Domino. La cover du "Chains of love"de Sam Cooke (NDR : il en avait réalisé un hit !) baigne au sein d’un climat flemmard. Toujours aussi parcimonieuses, les cordes de gratte sont créatives et lumineuses. L’adaptation du classique de Leroy Carr, "How long blues", est légère. Le swing est omniprésent. Et on a parfois l’impression que l’artiste joue juste devant vous. Tout comme pour "That's for me", un titre que Louis Armstrong interprétait, il y a plus de six décennies. La version du "Than she kissed me" de Phil Spector, que les Crystals avaient transformé en tube est à la fois originale et surprenante. Et celle du méconnu "When the deal goes down" de Bob Dylan, bien ficelée. L’opus recèle deux petites perles instrumentales : "Night Flight" et "Takin' off". Cet album est un pur bonheur!

 

Jordan Officer

I'm free

Écrit par

Agé de 37 ans, Jordan Officier nous vient de Montréal. Chanteur, compositeur et guitariste, le Canadien a déjà reçu un Prix Juno pour le meilleur album de jazz vocal, publié en 2010. Une récompense attribuée à son premier elpee commis en solitaire, "Jordan Officer". Pour enregistrer "I'm free", il a déménagé temporairement à New York. Lors des sessions, il n’a reçu le concours que d’une section rythmique. Aux drums, le plus souvent Charley Drayton (ex-Herbie Hancock, Johnny Cash, Neil Young) et parfois Tony Mason (ex-Joan Osborne, Norah Jones, Bo Diddley). A la basse, Andy Hess. Le tracklisting recèle huit compos originales et, en finale, deux reprises.

"At least I've got the blues" ouvre le long playing. Une perle. Jordan avoue que, s'il aime le  jazz, la country et le rock'n'roll, il éprouve un réel plaisir à en revenir aux sources, le blues. Un dialogue d’une grande pureté et particulièrement raffiné s’établit entre l’artiste et ses cordes. Les percus de Tony Mason sont bien mises en exergue tout au long de "A night of fun", une piste qui véhicule des accents latinos. La voix est nonchalante et le jeu de gratte très rythmique. Blues indolent, dépouillé, le titre maître rappelle T-Bone Walker voire, sous un angle plus contemporain, Ronnie Earl, un morceau au cours duquel on ressent profondément le feeling de l’artiste. "When we were just two" adopte le Diddley beat, mais sous un format très léger. Les cordes et les drums de Mason font ici bon ménage. Pour exprimer au mieux ses émotions, Officer choisit le plus souvent le dépouillement extrême, notamment à travers son jeu de cordes. La section rythmique balise à la perfection "I'm all alone". Exercice de style, "Jackie's tune" conjugue virtuosité et mélodicité. Une piste qui navigue à nouveau dans un climat proche de Ronnie Earl. Jordan chante "Two will do". Mason produit un léger swing proche du bebop, sur ce titre jazz. Intimiste, "Life just showed me" opère un retour au blues traditionnel. Le jeu de guitare est d’une grande limpidité. Superbe ! Le long playing s’achève par deux reprises. Tout d’abord "Ain't nobody's business", un blues lent popularisé par Freddie King. L’intensité dramatique de cette version traduit la sensibilité d'écorché vif de l’artiste. La finale est instrumentale. "Hang 'em high" me fait penser à une B.O. de western ; finalement pas tellement éloignée de l’esprit d'Ennio Morrricone, même si le morceau est davantage contaminé par le blues et le surf. Un album remarquable !