Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Jorma Whittaker

Jorma Whittaker

Déjà qu'avec Marmoset, ce n'était pas l'ambiance… Pourtant Jorma Whittaker, le leader du groupe, a décidé de creuser un peu plus encore, à mille lieues sous la terre, là où la lumière n'a plus du tout droit de passage. Ce piano lourd accompagné d'un synthé lugubre et d'une batterie traînante, et cette voix suffocante : sur " Clocks In The Sun ", Whittaker ferait presque passer le Robert Smith de " Pornography " pour un comique. Après un instrumental à la John Fahey, le songwriter d'Indianapolis lâche pourtant un peu la bride, le temps d'une chanson pop-folk d'une beauté maligne, malgré son titre (" If It's Over "). Mais l'orage gronde (le rock de " Molly Melancholy "), et le spleen revient vite à la charge (" Favorite "), contaminant tout espoir de revoir un jour le soleil. A force, on s'habitue à cette obscurité, y ménageant même un petit coin cosy, pour dormir plus tranquille : c'est alors qu'on se surprend à chantonner sur " Walk/Throw " et " Man With Money ", une reprise des Everly Brothers. De Jacob Golden à Maximilian Hecker, le pathos a toujours fait bonne école. Jorma Whittaker n'est certes pas le plus drôle de ces ménestrels au teint pâle, mais sa sincérité le sauve du ridicule. Et quand il s'entiche des Pixies (" Fall In Love ") ou de la cold wave (" Birds Are Falling Through The Sky "), c'est toujours avec classe et bon goût. Dans le noir, on peut parfois avoir les jetons. Grâce à Jorma, on ose y siffloter sans crainte.