La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Julie Doiron

I Can Wonder What You Did With Your Day

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Adepte du ‘vite fait, bien fait’, Julie Doiron opère une nouvelle livraison expresse. Toute chaude, la galette privilégie les mélodies ‘upbeat’ qui manquaient cruellement au pourtant très bon « Woke Myself Up », publié en 2007. Si on néglige les collaborations opérées auprès d’Okkervil River et de Wooden Stars, « I Can Wonder What You Did With Your Day » s’installe en septième position de la discographie conséquente de la Canadienne. Entourée ici de Rick White, un autre rescapé d’Eric’s Trip ainsi que de Fred Squire, son nouvel acolyte, Julie Doiron propulse douze ritournelles redoutablement efficaces, aux mélodies plus irrésistibles les unes que les autres. La chanteuse, d’une constance impressionnante, varie cette fois les plaisirs par le biais de « Je le savais », un morceau entièrement interprété dans la langue de Molière.

« I can Wonder What You Did With Your Day » est probablement l’œuvre la plus accomplie de Julie Doiron. Cette dernière s’amuse enfin ; et cette bonne humeur est communiquée avec justesse aux travers d’extraits comme « Borrowed Minivans », « Consolation Prize », « The Life Of Dreams » ou le bien nommé « Glad To Be Alive ». Mais ceux qui préfèrent le côté obscur des compos de la belle ne seront pas en reste ; « Blue », « Spill Yer Lungs », « Heavy Snow » traduisant à merveille ses idées noires. Bref, quelques bons points de plus dans le carnet de notes de cette élève modèle. 

Julie Doiron

Woke Myself Up

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Escortée de ses vieux potes de chez Eric’s Trip, Julie Doiron délivre 10 splendides nouveaux morceaux, expédiés en à peine 29 minutes 59 secondes. Enième effort de la Canadienne, « Woke Myself Up » est l’archétype même du recueil vite fait bien fait. Surtout bien fait. En témoigne les excellents « Dark Horse », « The Wrong Guy », « I Woke Myself Up » ou encore un « No More » qui colle à la tête comme un chewing-gum sous une table. Les 10 ballades folks de ce disque s’écoutent d’une traite, calé dans le fauteuil à contempler le vide, sans se poser de questions. La courte durée de « Woke Myself Up » en fait cependant un maigre en-cas qui risque fort bien de laisser les auditeurs sur leur faim. En attendant que la demoiselle nous serve enfin le plat principal, c’est toujours ça de pris…

Julie Doiron / Okkervil River

Julie Doiron / Okkervil River

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Julie Doiron est une femme d'intérieur : pour ce split-cd avec les Texans d'Okkervil River, elle a enregistré 5 chansons chez elle, à l'aide d'un minidisc, seule avec sa guitare et ses vieux démons. Elle y parle d'amour, de son mari, de ses enfants, de la neige qui tombe dehors… Finies les guitares crépitantes de son ancien groupe Eric's Trip : autour d'elle, juste le silence d'une matinée hivernale, et le souffle de sa famille qui dort. Lo-fi sans être malingres, les chansons intimistes de la Canadienne touchent presque au mystique, tant on y ressent un (aban)don de soi d'une simplicité désarmante. Ni pessimiste comme Chan Marshall, ni hystérique comme Scout Niblett, Julie Doiron nous émeut, et son folk nous apaise. Lui reprocher son minimalisme serait déplacé. Parce que la songwriter nous donne le maximum d'elle-même, sans fausse pudeur. Idem pour ses copains d'Okkervil River, qui alternent sauvagement country déglinguée et pop déchaînée, en y réservant parfois des envolées rock et soul qui les rapprochent de leurs cousins Lambchop, Sparklehorse et Songs : Ohia. Rarement l'équilibre des forces (Mal/Bien, déprime/délivrance, obscurité/lumière) n'aura été si savamment interprété, et avec une grâce qui elle aussi touche presque au sublime. Merde, que c'est beau… Un truc pareil vous arracherait presque une larme.