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Keiki

Popcorn from the grave

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Quelques mois après avoir publié un split album en compagnie de Bee and Flower, les deux démons de Keiki sont de retour. Et tout au long de son troisième elpee, le duo bruxellois a décidé de garder un même cap : du ‘pop-satanic’ !

Conceptuellement, le groupe, toujours hébergé au sein de l’actif label bruxellois Cheap Satanism, nous gratifie une nouvelle fois de références macabres. On saluera donc le titre de l’album  « Popcorn from the Grave ». Musicalement, on retrouve un post-punk dépouillé dans la juste lignée de « Waltham Holy Cross ». Le chant de Dominique Van Cappelen-Waldock évoque toujours autant celui de Kim Gordon (Sonic Youth). Le jeu de guitare est toujours aussi distordu et saccadé. Les boîtes à rythmes sont elles aussi bien présentes. Mais contrairement à l’opus précédent, les bidouillages électroniques sont davantage en retrait ; ce qui n’est pas forcément pour déplaire. Si musicalement Keiki reproduit donc la même formule, le ton, quant à lui, s’assombrit. Une tension palpable tout au long des douze morceaux de ce disque. Une sensation qui s’accentue lorsque les deux invités de marque viennent poser leur voix. Tout d’abord Eugène Robinson (Oxbow) sur « Killing Cure ». Puis Pete Simonelli, qui vient placer son phrasé inimitable sur « Full Body Wolf ».

En concoctant « Popcorn from the grave », Keiki vient de franchir un palier supplémentaire. Sans changer de style, le duo parvient à y affiner sa ‘pop-satanic’ et nous rapproche encore un peu plus des ténèbres…

 

Keiki / Bee and Flower

Split 10"

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‘222’ serait-il devenu le nouveau chiffre fétiche du diable ? Pour célébrer ses deux années d’existence, le label belge Cheap Satanism a en effet décidé de sortir deux splits/Ep consacrés chaque fois à deux groupes issus de son écurie, invités à proposer deux de leurs compos. Le premier proposé par la microstructure bruxelloise est partagé entre le duo bruxellois Keiki (également pilier du label) et le combo américano-berlinois Bee and Flower. Devrait suivre une plaque consacrée à nos Joy as a Toy et aux Italiens de Germanotta Youth (impliquant Massimo Pupillo de Zu).

Pour Keiki, ce disque constitue une sorte de récréation ludique avant la prochaine sortie de son troisième elpee, « Popcorn from the Grave ». Hanté par leur spoken word si singulier et nourri aux guitares stridentes, noisy et minimalistes, le ‘satanic-pop’ bon marché de ces vétérans fait à nouveau mouche. Et Pete Simonelli d’Enablers est venu apporter son concours au second morceau, « Full Body Wolf ».

Le rock de Bee and Flower est teinté d’accents pop (« Jackson ») ou cinématographiques (« You’re Not the Sun »). Deux titres plus légers, mélodieux, aux vocaux délicats, mais aux guitares distordues ainsi qu’aux textes dérangés, qui figureront sur leur prochain long playing, « Suspension ». Il règne d’ailleurs, tout au long de ces plages, une atmosphère étrange, mélancolique et même malsaine…

 

Keiki

Waltham Holy Cross

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Les duos sont dans l’air du temps. D’autant plus que la plupart du temps, ils ont fait leurs preuves. Pensez aux White Stripes, The Kills ou encore à The Dresden Dolls. Keiki réunit donc la chanteuse Dominique Van Cappelen et le guitariste Raphael Rastelli. Et « Waltham Holy Cross » constitue leur deuxième opus.

La musique de Keiki est minimaliste et rudimentaire. Le couple la taxe même de Satanic Pop. Evidemment, lorsqu’on milite chez un label répondant au nom de Cheap Satanism, l’explication tient mieux la route. Compagnon d’écurie, Joy As a Toy, pratique d’ailleurs du Vampire rock. Les contrats sont peut-être signés à l’aide de leur propre sang… Maintenant, question : à quoi peut bien ressembler de la satanic pop ? Le timbre vocal de Dominique libère une fameuse dose d’énergie, rappelant tantôt PJ Harvey ou Kim Gordon. Les accords de guitare sont tranchants. Les mélodies efficaces. Ajoutez-y une boîte à rythmes, et le tour est joué. Jusqu’ici rien qui puisse susciter l’épouvante. Et « Waltham Holy Cross » aligne 17 morceaux vite fait bien fait. Mais au bout de plusieurs écoutes, on décèle, sur certaines compos, des sonorités étranges, énigmatiques. Un peu comme dans les thrillers. Et « (A Girl Called) Healed » en est certainement la plus belle illustration. En outre, le climat au sein duquel baigne ces morceaux est troublant, malsain, étouffant, sudorifique… Sans quoi, hormis le paisible « Tiny White Flower » et l’excellent « Vital », le reste est sculpté dans le punk-noise. Avec plus ou moins de réussite. Selon. Le couple bruxellois aurait peut-être dû opérer une sélection plus drastique des plages de ce « Waltham Holy Cross », l’elpee aurait alors gagné en efficacité…