New Brutalism de 087 à 089…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Kelly Richey

Shakedown Soul

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Originaire du Kentucky, mais établie aujourd’hui à Cincinnati, dans l'Ohio, Richey Kelly est chanteuse et guitariste. Elle a entamé sa carrière en 1986, au sein de Stealin' Horses. Dès 1990, elle fonde cependant son propre band. A son actif, près de quinze long playings. Son style ? Le blues/rock. Elle reconnaît d’ailleurs pour influences majeures, Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan et Roy Buchanan. Bien qu’âgée d'une bonne cinquantaine d'années, elle ne manque pas de dynamisme. Adepte du ‘Life Coaching’, elle donne des cours de guitare. Enfin, elle écrit de poèmes et signe son propre répertoire.

Lors des sessions d’enregistrement de "Shakedown Soul", elle a reçu le concours de quelques invités, mais surtout de son backing group ; en l’occurrence le bassiste Rikk Manning, le claviériste Lee Carroll et le drummer Tobe ‘Tobotius’ Donohue. Ce dernier se charge également des effets sonores, des synthés, du programming, du sequencing et de la production.

Les percus de Tobotius donnent immédiatement le ton, dès "Fading". La voix de Kelly est puissante. Ses riffs sont rythmiques et particulièrement nerveux. Elle met rapidement le nez à la fenêtre, lors d’une sortie de cordes qui privilégie à nouveau les accords! Blues/rock, "You wanna rock" est un morceau puissant mais captivant. Lee Carroll siège derrière l'orgue. Bien soutenue par sa solide section rythmique, Miss Richey s’illustre sur ses cordes. Mid tempo, "Lies" s’inscrit dans un même contexte. Kelly ne dispense que les notes nécessaires, mais elles font instantanément mouche. Quel panache ! Et pourquoi changer une formule qui fonctionne à merveille ? Comme sur "The artist in me" ? Seule la voix adopte un ton désespéré, agonisant, proche de l’envoûtement… Et Donohue saupoudre subtilement le tout d’effets électroniques. Un climat de transe qui s’accentue sur "Love" et surtout "Afraid to die". Une approche fort intéressante. Elle devient même psychédélique et trouve son épilogue via un traitement synthétique bien intégré. "Only going up" accélère le tempo. La voix est chargée de désespoir. Les applications technologiques s’intègrent dans un ensemble qui s’achève dans un bouillonnement sonore. Adoptant un tempo nerveux, répétitif, proche du Velvet Underground originel, "Just like a river" s'éloigne du blues. Un traitement hypnotique du psychédélisme qui joue également son rôle. "I want to run" se révèle plus blues dans l’attitude que dans le genre. Et l’elpee de s’achever par une version paisible, acoustique, de "Fading", compo qui ouvrait la plaque. Manifestement, cet opus marque un changement dans le style de cette artiste américaine… 

 

Kelly Richey

Sweet spirit

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Chanteuse, guitariste et compositrice, Kelly Richey vient juste de fêter ses 50 balais. Elle est originaire de Lexington, dans le Kentucky. Elle monte son KRB (NDR : Kelly Richey Band) en 1990. Son premier opus, "Sister's gotta problem", paraît en 1994. Trois ans plus tard, elle s’établit à Cincinnati, dans l’Ohio. Son style ? Le blues rock. Pas étonnant que ses héros répondent aux noms de Stevie Ray Vaughan, Jimi Hendrix et Roy Buchanan.

"Sweet spirit" constitue déjà son douzième elpee. Son backing group réunit le bassiste Freakbasse, le drummer Robby Consenza et le percussionniste Duane Lundy (NDR : qui se charge également de la production). Et plusieurs invités, sont venus participer aux sessions d’enregistrement.

L’ouverture est plutôt classique. "Feelin' under" est un rockin' blues bien ficelé. Kelly possède une bonne voix, déjà érodée par le temps, mais qui s’intègre parfaitement dans l’ensemble. Très soudée, la section rythmique supporte parfaitement son leader. Blues lent rituel, "I went down easy" véhicule des accents dramatiques. Les cordes sont attaquées dans l’esprit d’Hendrix, et libèrent des sonorités, à limite, déjantées… Solide, la section rythmique épaule son leader tout au long de "Leavin' it all behind", un rockin' blues robuste, autorisant quelques petites sorties en dérapage contrôlé. Mélodique, mais personnelle, "Something's going on" est une compo contaminée par un funk instinctif, réminiscent de Stevie Ray Vaughan. La tigresse se calme quelque peu sur "Everybody needs a change". Même sur ses cordes. La présence de Bernie Worrell (ex-Parliament/Funkadelic) à l’orgue explique peut-être cette attitude moins sauvage. "Fast drivin' Mama" est certainement la plage au cours de laquelle elle semble être réincarnée par SR Vaughan. Un titre qui libère énormément de groove. Kelly tire un max de sa Fender Stratocaster. Elle dirige parfaitement la manœuvre tout au long de "One way ticket". Sa voix est décharnée et ses cordes sont bien inspirées. "Risin' sun" est une plage étonnante, différente de l’ensemble. Mais également remarquable. Les sonorités de cordes sont plutôt lugubres. Le timbre de Miss Richey évolue en mode mineur. Les interventions de guitare pénètrent alors dans un univers magique, proche du délire psychédélique. Un morceau étonnant, mais particulièrement réussi. Elle devrait d’ailleurs davantage creuser dans ce style… Indolent, "Dyin" est dépouillé à l'extrême. Apaisées, les cordes réverbèrent des accords travaillés. En final, "Hard workin' woman" replonge dans le rockin' blues nerveux. Elle force quelque peu sa voix. Robert Lee Carroll siège derrière l'orgue. De bonne facture, ce long playing est quand même un peu court, à mon goût. Et pour cause, il ne dure à peine que 30'.