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Shakedown Soul

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Originaire du Kentucky, mais établie aujourd’hui à Cincinnati, dans l'Ohio, Richey Kelly est chanteuse et guitariste. Elle a entamé sa carrière en 1986, au sein de Stealin' Horses. Dès 1990, elle fonde cependant son propre band. A son actif, près de quinze long playings. Son style ? Le blues/rock. Elle reconnaît d’ailleurs pour influences majeures, Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan et Roy Buchanan. Bien qu’âgée d'une bonne cinquantaine d'années, elle ne manque pas de dynamisme. Adepte du ‘Life Coaching’, elle donne des cours de guitare. Enfin, elle écrit de poèmes et signe son propre répertoire.

Lors des sessions d’enregistrement de "Shakedown Soul", elle a reçu le concours de quelques invités, mais surtout de son backing group ; en l’occurrence le bassiste Rikk Manning, le claviériste Lee Carroll et le drummer Tobe ‘Tobotius’ Donohue. Ce dernier se charge également des effets sonores, des synthés, du programming, du sequencing et de la production.

Les percus de Tobotius donnent immédiatement le ton, dès "Fading". La voix de Kelly est puissante. Ses riffs sont rythmiques et particulièrement nerveux. Elle met rapidement le nez à la fenêtre, lors d’une sortie de cordes qui privilégie à nouveau les accords! Blues/rock, "You wanna rock" est un morceau puissant mais captivant. Lee Carroll siège derrière l'orgue. Bien soutenue par sa solide section rythmique, Miss Richey s’illustre sur ses cordes. Mid tempo, "Lies" s’inscrit dans un même contexte. Kelly ne dispense que les notes nécessaires, mais elles font instantanément mouche. Quel panache ! Et pourquoi changer une formule qui fonctionne à merveille ? Comme sur "The artist in me" ? Seule la voix adopte un ton désespéré, agonisant, proche de l’envoûtement… Et Donohue saupoudre subtilement le tout d’effets électroniques. Un climat de transe qui s’accentue sur "Love" et surtout "Afraid to die". Une approche fort intéressante. Elle devient même psychédélique et trouve son épilogue via un traitement synthétique bien intégré. "Only going up" accélère le tempo. La voix est chargée de désespoir. Les applications technologiques s’intègrent dans un ensemble qui s’achève dans un bouillonnement sonore. Adoptant un tempo nerveux, répétitif, proche du Velvet Underground originel, "Just like a river" s'éloigne du blues. Un traitement hypnotique du psychédélisme qui joue également son rôle. "I want to run" se révèle plus blues dans l’attitude que dans le genre. Et l’elpee de s’achever par une version paisible, acoustique, de "Fading", compo qui ouvrait la plaque. Manifestement, cet opus marque un changement dans le style de cette artiste américaine… 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Kelly Richey
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Sweet Lucy / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-03-04
  • Rating: 4
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