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Kent Hutchinson

La Grande Illusion

De son véritable nom Hervé Despesse, Kent Hutchinson nous propose son dix-huitième opus. Enfin, sur l’ensemble de sa carrière. Faut dire qu’il en compte déjà 40 bien remplies, derrière lui. Une carrière qu’il a embrassée dès 1975, comme guitariste et chanteur de Starshooter. Soit en plein boom du mouvement punk hexagonal, qui a notamment donné naissance à des groupes comme Trust, Téléphone ou Bijou. Le band se sépare en 1978, après la publication d’un quatrième elpee.

Pour se sortir d’un état dépressif, Kent se consacre ensuite à la bande dessinée, l'écriture de romans et de chansons. Notamment pour Calogero, Johnny Hallyday, Enrico Macias et Nolwenn Leroy. Il bosse alors également comme animateur radio sur Europe 1.

Il embrasse ensuite une carrière solo, aujourd’hui riche de 13 long playings, dont le dernier, « Le Temps Des Ames », caractérisé par des orchestrations soignées et cuivrées, avait reçu le concours de Ian Capple (Tindersticks, Tricky, Bashung), à la production.

Pour mettre en forme « La grande illusion », cet artiste à la plume délicate a fait appel à David Sztanke aka Tahiti Boy, un personnage qui s’est forgé une solide notoriété dans l’univers des variétés, mais également de la musique électronique.

Kent est un perpétuel voyageur qui se cherche. Il a du vécu et on le suit dans son périple initiatique. Il s’est « Eparpillé ». Les cuivres temporisent. Le morbide revient peut-être au galop. A cause de cette référence au « Blackstar » de Bowie. Heureusement, Kent reste positif.

« Un revenant » hante les coulisses du Bataclan et les locaux de Charly Hebdo. Dure réalité du terrorisme qui a marqué les esprits.

« L'heure Des Adieux » met en scène… sa propre mort…

Titre maître de l’opus, « La Grande Illusion » aurait pu également s’intituler « La grande désillusion »…

 « Chagrin d’honneur » traite de la maladie de ce siècle : le burn out.

‘On n’est que l’ombre de nos rêves… celles des « Oranges Bleues »’. Qui tout en adressant un clin d’œil à Hergé, s’interroge sur l’évolution de notre civilisation…

De la difficulté de « Rester Amis » quand le temps passe et que les rencontres s’espacent... Une plage au cours de laquelle Kent transpose également son talent de cartooniste, dans sa musique… 

Quoique lorgnant vers le free jazz, « Si C'était A Refaire » s’abandonne dans une forme de mélancolie que n’aurait pas renié Nougaro.

A moins que ce ne soit du romantisme, comme « Un Coeur En Automne », une compo qui achève cette œuvre poétique, au cours de laquelle on croise notamment Prévert, Vian et Gainsbourg.