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Kepler

Attic Salt

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Cet elpee est la réédition d’un opus paru en 2005. Pour la circonstance, il a été enrichi d’un inédit. Issu d’Ottawa, ce combo a sévi de 1997 à 2006 ; mais lorsque le drummer, Jeremy Gara, a quitté le navire pour rejoindre Arcade Fire, la formation a commencé à battre de l’aile, avant de se séparer. En sondant la toile, on relève de nombreux articles qui leur attribuent un profil slowcore, abordé dans l’esprit de Low voire de Codeine. A première écoute, on pourrait admettre ce point de vue ; mais en approfondissant le sujet, il appert que la musique de cet ensemble canadien lorgne plutôt vers le sadcore. Celui d’American Music Club voire de Red House Painters, en particulier. En moins électrique mais sous une forme aussi énigmatique ; encore que l’LP recèle quelques plages plus rock, à l’instar de « Thourougbred gin », alors plus proche d’un Wilco. Même la voix de Samir Khan est susceptible d’évoquer Jeff Tweedy (NDR : ou alors Mark Oliver Everett, sans le timbre écorché). Imprimé sur un mid tempo « My other » est un titre à la fois spasmodique et mélancolique, bercé par une pedal steel. L’allègre « The national epithet » est carrément uptempo. Et enfin baignant dans la soul syncopée, « You must admit » est stimulé par des drums souples et infiltré par un filet de clavier vintage. Mais en général, le spectre d’A.M.C. plane sur le feeling mélodique et puis sur les chœurs vaporeux si caractéristiques. Et de ce long playing, j’épinglerai encore trois morceaux particulièrement intenses. D’abord le titre d’ouverture. Hanté par des accords de piano de mauvais augure, « Broken bottles blackened hearts » se distingue par ses interventions de grattes scintillantes, et son feedback en crescendo. L’épique « The bedside manner », une piste enrichie par un mellotron. Et le bonus track, « Untrue », dont les cordes de guitare stridulantes, gémissantes, tapissent judicieusement et subtilement l’arrière-plan. Un excellent album dont l’esthétisme se retrouve même à travers le remarquable design de la pochette (NDR : c’est un vinyle !).