Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Kevin Coyne

Carnival

Écrit par

Né le 21 janvier 1944 à Derby en Angleterre, Kevin Coyne est un personnage tout à fait à part dans le monde artistique. A l'instar de Peter Hammill, Kevin Ayers ou encore David Sylvain, il mériterait d'émarger au Grand Ordre des excentriques anglais. Et pourtant, ces quatre artistes militent dans des styles totalement différents.

Dans le domaine musical, Kevin est surtout inspiré par le blues rural. Par Elmore James, Fred Mc Dowell et Muddy Waters, en particulier. Ce qui ne l'a pas empêché d'être approché, à une certaine époque, pour remplacer feu Jim Morrison, au sein des Doors. A cause de ses qualités de showman, tout d'abord. Et puis de sa voix très caractéristique, nasillarde et poignante, d'une nervosité électrisante, particulièrement adaptée à toutes les formes de blues. Une invitation qu'il a cependant réfutée, par souci d'éthique. Du succès commercial, il n'en a guère rencontré au cours de sa longue carrière. Peut-être en 1978, lors de la sortie de l'incontournable " Millionnaire and Teddy Bears ". Devenu depuis un classique de l'histoire du rock. Johnny Rotten l'a un jour cité comme une des influences majeures des Sex Pistols. Un fameux compliment ! Depuis 1989, il s'est établi en Allemagne. Il se consacre de plus en plus à la peinture et à la poésie. Entre expositions et publication de recueils de poèmes, il lui arrive aussi de participer à des spectacles de théâtre. Et puis épisodiquement d'enregistrer un album. Comme ce " Carnival ". Sur lequel il a notamment reçu le concours de son fils, Robert. Qui y joue de la guitare et des claviers ; mais s'est également impliqué dans la composition.

Un disque sur lequel on retrouve deux blues favoris de Kevin : " Rolling and tumbling " de Muddy Waters et le traditionnel " Sugar mama ", tous deux mis à la sauce contemporaine. C'est d'ailleurs souvent le traitement que subissent les compositions de cet opus. Le blues rural de Coyne s'est donc adapté à la technologie moderne. Pas trop, ni trop peu. Sauf peut-être sur le très synthétique " Party, party, party ". Et le résultat me paraît fort intéressant ; et pas seulement à cause des lyrics toujours aussi profonds et ironiques. Malheureusement, ce disque risque fort de ne satisfaire ni les inconditionnels du blues, ni ceux qui sont perpétuellement à la recherche de nouveaux créneaux. En fait, il est beaucoup trop intemporel. C'est une grande qualité artistique, mais une énorme carence commerciale…

Kevin Coyne

Tough and Sweet

Il y a une bonne dizaine d'années que les disques de Kevin Coyne n'étaient plus distribués officiellement chez nous. C'est chose faite pour la sortie de son vingt-septième album, "Tough and Sweet". Faut d'ailleurs croire qu'il a beaucoup de choses à nous raconter, puis qu'il nous propose 21 chansons en un peu moins de 70 minutes. S'il n'hésite pas à recourir aux boîtes à rythmes, aux synthés ou aux arrangements symphoniques pour pasticher, avec beaucoup d'humour le monde contemporain, il n'a pas pour autant oublié ce qui a toujours caractérisé son expression, c'est à dire le folk punk. Ponctuant l'opus, "The Creeper" émarge même carrément au punk pur et dur. Comme Peter Hammill, il sait à merveille limiter l'accompagnement à ce qui est nécessaire et choisir les instruments à employer en fonction des émotions qu'il connaît et qu'il éprouve. Des émotions qu'il canalise un peu à la manière d'un Tim Buckley grâce à sa voix. Une voix capable d'hurler, de geindre ou de s'extasier avec toujours la même dimension dramatique. C'est elle qui s'exprime avant tout. Elle est rauque, ou grinçante, toujours fascinante, véhiculant une fureur et une intensité vertigineuses. C'est d'ailleurs ce qui donne à cet album cet étrange parfum de séduction et de conviction qui se moque du temps et des modes.

 

Kevin Coyne

Elvira : Songs From The Archives 1979-83

Concept album pour Kevin Coyne qui nous raconte, en neuf chansons, l'histoire d'Elvira Barney. Une tragédie vécue par cette fille de juge, qui au cours des années trente, avait bénéficié d'un non-lieu pour l'assassinat de son petit ami. Meurtre avec préméditation couvert par sa position sociale, comme le suggérait la presse populaire de l'époque ou légitime défense justifiée par le comportement violent de son petit ami? Un débat que mène Kevin armé d'une guitare sèche et de son humour noir très caractéristique ; un combat qu'il mène d'une voix rauque ou grinçante, fiévreuse ou même tendre. Ce morceau de plastique est en outre enrichi de cinq inédits composés entre 79 et 83. Des archives quoi !