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The Last Killers

Wolf Inside!

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C’est officiel ! The Hives ont leur homologue italien : The Last Killers, patronyme tiré du western spaghetti réalisé par Guiseppe Vari qui a lancé le maintenant célèbre Django ! Cette joyeuse bande d’énergumènes a décidé de dédier sa vie au rock’n’roll. Leur nouvel album, « Wolf Inside ! », prouve que ces musiciens sont hantés par un véritable loup, une bête féroce hurlant aux sirènes du rock garage en l’occurrence. Creusant dans une veine garage 50’s voire 60’s, à la manière des The Sonics ou des Fuzztones, nos assassins musicaux transposent le genre dans les années 2 000 comme le réalisent actuellement Thee Oh Sees ou Tokyo Sex Destruction. Actifs depuis près de 10 ans, ces Transalpins déversent leur rock’n’roll avec classe, en triturant leurs guitares et en tapissant le tout de sonorités d’orgue Hammond. D’ailleurs, j’en reprendrai bien une tranche…

 

Buffalo Killers

Dig, sow, love, grow

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Ce trio vient de Cincinnati dans l'Ohio. Il réunit les frères Gabbard. Andrew se réserve la guitare et Zachary, la basse. Ils chantent tous les deux. Ils sont soutenus par le drummer Joseph Sebaali. "Dig, sow, love, grow" constitue leur quatrième opus. Parfaitement soudée, la formation brille dans un style largement influencé par le rock de la fin des sixties et du début des 70s.

Excellente entrée en matière, "Get it" autorise une première sortie de la guitare. Trempé dans le fuzz, le son est remarquable. Très rythmique, le piano dynamise la compo. Superbement orchestré, "Hey girl" est hanté par le spectre de Buffalo Springfield. A cause du sens mélodique soigné, de la voix très proche de celle de Steve Stills et puis de la guitare, rappelant celle de Neil Young à ses débuts. Un esprit qui erre également tout au long de "Rolling wheel", même s’il y rencontre également Joe Walsh, Band et Grateful Dead. Ces Tueurs de Bisons sont très à l’aise quand ils ralentissent le tempo. Leur style est alors bien mieux mis en évidence. Les frangins chantent "Blood on your hands", un morceau contagieux plus proche du southern rock, même s’il adresse un clin d’œil au blues. Chez ce combo étasunien, les riffs de guitare sont souvent très structurés. "Those days" est alimenté par une rythmique plus rock, alors que les vocaux empruntent une forme davantage pop. Andrew libère un solo de gratte acide, torturé. Les chœurs y adhèrent tel un collage, rappelant les 45trs de l'époque flower power, baptisés nuggets. Petit joyau, "I'm always here" est subtilement bercé de psychédélisme. Plus expérimental mais majestueux, "Farewell" témoigne d’un passé qui a apporté beaucoup de noblesse à la rock music. Les guitares sont déjantées. Les vocaux se conjuguent sur une rythmique volontiers lourde. Inévitablement, on pense au chef-d’œuvre des Beatles, "Sgt Pepper's lonely hearts club band". Plus sucré, "Graffiti eggplant" trempe dans le country rock. "My sun" s’illustre par des vocaux impeccables. "Moon daisy" achève l’elpee. Une plage tendre, ouatée et finalement, à l’instar de l’elpee, très agréable à écouter…

 

Buffalo Killers

3

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En choisissant un tel patronyme, ce groupe affiche immédiatement sa référence majeure : Buffalo Springfield. Buffalo Killers est un trio issu de Cincinnati, dans l’Ohio. Au sein du line up, on retrouve les frères Zachary et Andrew Gabbard, deux ex-Thee Shams. « 3 » constitue inévitablement le 3ème opus du combo. Et il trempe, en général, dans une West Coast réminiscente de la fin des sixties et du début des seventies. Les harmonies vocales sont limpides. Les compos, sont imprimées, la plupart du temps, sur un mid tempo et lorgnent tour à tour vers Crosby Stills, Nash, avec ou sans Young, voire Poco, suivant le recours moins ou plus intensif à la guitare électrique (NDR : que suppléent, le cas échéant, et très judicieusement les cordes de sèche) et la richesse des arrangements. Circonstanciellement, le banjo et la lap steel ont également voix au chapitre. Tout comme le clavier rogné. A l’instar de « Spend my last breath », emprunté à The Band, malgré les inflexions vocales amères, paradoxalement empruntées, pour ce titre, à Axl Rose. Deux plages s’écartent cependant de la ligne de conduite. Tout d’abord « Circle day ». Pourtant basiquement rock, il recèle des traces de glam, de swing et un zeste de funk. Et puis « Jon Jacob », une piste plus aride, plus lo-fi, rappelant que le deuxième elpee des Buffalo Killers, « Let it ride » avait été produit par Dan Auerbach, le chanteur/guitariste des Black Keys.

 

Cobra Killer

Uppers & Downers

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Cobra Killer ou la formation au nom qui fait peur. Gina V. D’Orio et Annika Line Trost, deux anciennes disciples d’Alec Empire, n’en sont pas à leur coup d’essai. Actives depuis 1998, les deux Berlinoises inscrivent « Uppers & Downers » sur la cinquième ligne de leur discographie. Intrigante, parfois surprenante, l’œuvre du duo divague entre metal et pop/rock des sixties. Cobra Killer se paie un délire trois étoiles, rassemblant ‘la haute’ de la scène alternative. J. Mascis (Dinosaur Jr.), Thurston Moore (Sonic Youth) et Jon Spencer donnent un sacré coup de main aux Teutonnes qui, sans l’intervention de ces invités, seraient à nouveau passées sous le radar.

« Uppers & Downers » est un recueil efficace. Il perd cependant un peu de sa superbe, à cause de son côté trop répétitif et donc lassant. Un peu comme si les idées bourgeonnaient dans la tête de Trost et D’Orio mais qu’elles exploitaient celles-ci avant même qu’elles ne parviennent à maturité. Les deux filles se sont manifestement fait plaisir. « Uppers & Downers » aurait eu davantage d’impact si elles n’avaient pas oublié l’auditeur en chemin.

 

Buffalo Killers

Let it ride

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Dans un magazine spécialisé, un journaliste a écrit que cette formation était à l'actuelle décade ce que Jesus & the Mary Chain était aux 80’s. Il n’a pas tout à fait tort. En fait, les Buffalo Killers (NDR : ils sont originaires de Cincinnati dans l’Ohio) puisent leur inspiration majeure dans une certaine musique des sixties. Les accents de leur musique sont manifestement psychédéliques, même si elle s’avère raisonnablement pop. Côté harmonies vocales, on ne peut s’empêcher de penser au Buffalo Springfield de Neil Young et Steve Stills. A moins que ce ne soit du Vanilla Fudge. Quant aux guitares largement amplifiées et déjantées, elles évoquent plutôt Steppenwolf voire Iron Butterfly. "Let it ride" constitue leur second elpee. Il a bénéficié du concours de Dan Auerbach, le chanteur/guitariste des Black Keys, à la production. Il fait suite à un opus éponyme. La force de frappe des Killers repose sur les frères Gabbard. Ils se partagent les vocaux. Zachary se réserve cependant la basse et Andrew, la guitare. Ils sont épaulés par le batteur Joseph Sebaali. Au cours de la première moitié de 2008, ils ont tourné en compagnie des Black Keys. Et cet automne leur nouveau périple leur permettra de jouer en supporting act des Black Crowes.

"Get together now today" nous replonge en effet très loin dans le passé. Au temps des trios post ‘summer of love’ responsables d’un hard rock dit progressif. La musique est très bien produite. La voix nonchalante est soutenue par des harmonies vocales réminiscentes du Buffalo Sprindfield. L’intensité instrumentale est très marquée. Blue Cheer est un combo qui avait fait un tabac en 68 (NDR : pour votre gouverne, sachez que ce band est toujours actif en 2008 !), lors de leur reprise du "Summertime blues" d'Eddie Cochran. Cette influence est manifeste sur "Let it ride". A cause de cette manière d'éructer les mots ; et puis de ces accords de guitares tourmentés et largement amplifiés. Couverts d’accents délicieusement pop, "Leave the sun behind" baigne au sein d’un climat beatlenesque, époque "Sgt Pepper". Les Buffalo Killers adorent restituer ces 'nuggets', des pop songs psychédéliques, délirantes, qui ont marqué le cœur des sixties. "If I get myself anywhere" en est une belle illustration. Tout comme "Give and give", une plage caractérisée par une grande richesse mélodique. Par contre, l’immersion dans le blues ne leur sied pas trop. Boogie rock, "On the prowl" est ainsi trop complaisant pour convaincre. Là où ils sont dans leur jus, c’est lorsqu’ils s’imprègnent de la folie du Blue Cheer. Ils le confirment une nouvelle fois sur "It's a shame" et "Take me back home". Luxuriant et puissant, mais toujours aussi pop et mélodique "Black paper" achève l’opus. Un titre dont l’approche est similaire à celle de Neil Young sur ses premiers albums.

 

The Killers

Le rock qui tue?

Issu de Las Vegas, de The Killers est devenu un groupe majeur. Drivé par Brandon Flowers, il pratique un pop/rock solide, entraînant, énigmatique. Un style qui nous incite très souvent à battre du pied. Son premier album, « Hot Fuss », recelait des hits comme “Mr Brightside” ou “Somebody told me”. Plus raffiné, « Sam’s Town » (le second opus) regorge de chansons davantage faites sur mesure. Et en particulier des compos comme “Bones”, “Read my mind” ou encore “When you were young”. Embarras à l’entrée de l’Aéronef à Lille, pourtant réputé pour la ponctualité de ses concerts : il faut faire la file une bonne vingtaine de minutes, en plein courant d’air, avant d’entrer dans la salle nordique. Et après une fouille minutieuse… Heureusement nous serons récompensés de notre patience, car le set fut vraiment à la hauteur.

Sur le coup de 20h45, le quintet américain monte sur le podium. Le fond de la scène est tapissé par un panneau Sam’s Town, conférant au décor un petit air de salon du far-west où Brandon Flowers jouerait les Henry Fonda dans ‘Once upon a time in the West’. Après un “Enterlude, we hope you’ll enjoy our show”, The Killers passent à l’attaque. Pendant une petite heure trente, ils vont aligner les morceaux de leurs deux CD en alternance. Le son est puissant, subtil, enflammé et direct. Les tubes s’enchaînaient rapidement, sans temps mort, et le public lillois, comme souvent d’ailleurs, se montre d’une grande ferveur.

Dès l’ouverture, l’audience est plongée dans le bain, au propre comme au figuré. Au cours de ce “Sam’s Town”, de petites banderoles s’échappent du haut de la scène et tombent sur les spectateurs du premier rang, comme lors des grands shows organisés dans le cadre des élections américaines. La machine à hit peut démarrer: “When you were young”, “Bones” et “Somebody told me” se succèdent. Le public est enthousiaste et restitue bien l’énergie libérée par les musiciens. Quelques ballades pop permettent de reprendre son souffle. A l’instar de “Jenny was a friend of mine”, “Smile like you mean it”, “Uncle Jonny” ou encore du remarquable “When you read my mind”. Souvent les chansons commencent par quelques accords de piano, en douceur. Mais ces ivoires boostent littéralement “Bling (Confession of a king)” et “Why I do keep counting”. Les claviers ne sont pas en reste et la voix de Flowers semble alors au sommet de son art. La première partie du show s’achève par “Mr Brightside”, que le public –apparemment guère fatigué– reprend en chœur.

Le traditionnel rappel nous réservera cinq titres, dont un très new vave “Shadowplay/this river is wild” (ce rythme de danse des années 80 !) ainsi que les très convaincants “For reasons unknown” et “All these things that I’ve done”. “Exitlude” clôturera ce spectacle d’excellente facture avant que le combo ne prenne congé de son public en formulant un “Exitlude, it’s good to have you with us”.

Les Killers ont prouvé ce soir qu’ils ont aussi des planches en ‘live’ ( ?!?!?) ; mais surtout démontré qu’ils étaient capables d’y transposer la qualité de leur son studio…

(adaptation Bernard Dagnies)

 Organisation : FLP, Lille

 

 

 

 

The Immortal Lee County Killers II

Love Unbolts The Dark

Avec un nom pareil, sûr que ces types ne font pas dans la dentelle : plutôt que de tricoter de belles harmonies folk ou pop en chantonnant d'idiotes histoires de jeunes puceaux, Chetley Weise (voix, guitare) et J.R.R. The Tokien One (batterie) carburent au blues le plus crade, au rock'n'roll le plus dément. Robert Johnson, John Lee Hooker (" Burning Hell "), Skip James (" Devil Got My Woman "), Leadbelly (" Ain't Going Down To Well No More ") : ces bluesmen tiennent depuis longtemps le crachoir en enfer, mais les voilà qui rappliquent pour mettre encore une fois le bordel sur cette bonne vieille terre. Ce disque, c'est comme " L'exorciste ", sauf qu'ici Linda Blair a deux grosses têtes, comme ces putains de monstres canins qui rodent près du Styx. Et leur regard n'inspire pas la confiance : avec leurs yeux rougis qui roulent dans leur orbite et leur bouche tordue de mépris (la pochette), Weise et Token One montent la garde devant l'autel brûlé du blues mortifère, celui qui n'existe plus depuis des lustres, si ce n'est du côté de Fat Possum. C'est méchant, c'est sale, c'est sexy : 10 morceaux dont 5 en live, parce que le blues se vit et s'écoute mieux sur une scène que dans sa chambre, terrain trop propice au confort, à la sécurité, à la médiocrité. Que ces mecs soient remerciés, même si leur âme est entachée du sceau faustien. L'immortalité, comme celle de leurs ancêtres et de leur musique, est à ce prix.

The Killer Blues Band

Mighty River

Écrit par

Blues Leaf est un de ces petits labels indépendants qui font la richesse du blues aux Etats-Unis. Ils a notamment édité, au cours de ces dernières années, d'excellents albums de Steve Guyger, avec ou sans Paul Oscher, de Janiva Magness, ainsi que de Steve Bailey & the Blue Flames! Le Killer Blues Band est un trio du New Jersey qui mêle blues et jazz. A ce jour, il ne comptait que l'album "Blue Trio", à son actif. Né de la rencontre entre le violoniste Perry Leandro et du claviériste Dave Lewis (NDR : plus particulièrement préposé à l'orgue Hammond !), il n'a été rejoint par le bassiste Frankie Hrycenko qu'en octobre 1994. Cette combinaison est idéale pour imprimer des tempos jazzy.

Dès l'ouverture, "The mighy river", le violon virevolte devant le B3. Cet instrument est peu pratiqué dans le domaine du blues. Seuls Don Sugarcane Harris et Clarence "Gatemouth" Brown ont d'ailleurs acquis une réputation internationale. Dave Lewis est un dingue de Jimmy Smith et de Jimmy McGriff. Son jeu de clavier en est la plus belle illustration. Ce flirt entre violon et orgue est la véritable ligne de conduite du Killer. Il irradie sur les thèmes instrumentaux, comme le "Don & Dewey" qui faisait la fierté du It's A beautiful Day" de David La Flamme. Les compositions de Leandro sont divertissantes. A l'instar de "Ring on your finger" et de "Soul 69". Blues lents, "Since I've seen the sun" et "Wicked bad feeling" leur collent bien à la peau. Perry n'hésite pas à triturer le son du violon, à l'aide de la pédale wah-wah, sur "Hang my head and cry". Il empoigne même une guitare sur "Bluestone lane". Et cet opus nous entraîne jusqu'à la Nouvelle Orléans pour fêter "Hard cold cash".