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Klaxons

Love Frequency

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C’est en 2006 que j'ai découvert  Klaxons. Lors de l'émission Taratata présentée par Nagui. A l’instar de Franz Ferdinand, quelques années plus tôt. Le quatuor est né en 2005.  A Londres. Il publie d’abord deux singles prometteurs : « Magick » et « Golden Skans », avant de sortir un premier album, « Myths Of The Near Future », début 2007. Et le long playing est très bien reçu par la critique musicale anglaise. Il décroche notamment le prestigieux 'Mercury Music Prize', récompensant le meilleur album paru alors en Grande-Bretagne. Un prix décroché après avoir défendu cet elpee lors d’une tournée mondiale. Un périple qui avait rencontré un succès certain. Le deuxième elpee, « Surfing The Void », paraît en août 2010. Il ne satisfait pas les aficionados. Motif principal : ils n’y retrouvent pas l'electro/pop incendiaire du premier essai et estiment qu’il manque de relief. Il faudra de nouveau attendre 4 longues années pour voir sortir « Love Frequency ». Il est tombé dans les bacs ce 16 juin. Et le troisième opus est toujours considéré comme un tournant pour un groupe. Soit il passe, soit il casse…

Le disque s’ouvre par « A New Reality ». Une compo qui libère immédiatement de bonnes sensations. A cause des nappes de synthé réminiscentes des 80’s. Puis de la remarquable conjugaison des voix entre celles de James Righton et Jamie Reynolds. « There Is No Other Time », c’est est le premier single qui a précédé la sortie de l'album. Une invitation spontanée à rejoindre le dancefloor. Une compo manifestement influencée par Daft Punk. Les voix sont traitées au vocodeur. Funkysantes, les guitares adoptent un profil très Chic. Belle tentative, mais trop formatée à mon goût pour être irrésistible.

« Show Me A Miracle » constitue le second single extrait de ce troisième album. Du même style que l’autre. « Out Of The Dark » poursuit dans la même veine. Pas très convaincant, non plus. « Children Of The Sun » en revient à la formule qui a fait le succès du band. Une compo plus accessible et qui passe bien la rampe.

« Invisible Forces » est sculpté dans la pop la plus pure. Les claviers sont entraînants. Les harmonies vocales, empreintes de sérénité. Judicieusement électro, « Liquid Light » est une compo qui me botte bien. Les harmonies vocales dominent à nouveau leur sujet. « The Dreamers » est une plage raffinée par les nappes de synthés. Et c’est le titre maître qui achève l’opus. Bref, ce « Love Frequency » souffle le chaud et le froid. Il recèle quelques bonnes pistes, mais aussi des titres plus que dispensables. The Klaxons a voulu prendre un virage plus electro et funky. C’est dans l’air du temps, mais peut-être pas une bonne idée…

Klaxons se produira dans le cadre du festival de Dour ce 18 juillet. Il foulera également les planches du Botanique ce 15 novembre 2014. 

 

Klaxons

Surfing the Void

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Qu’on ne parle plus de Nu-Rave au quatuor (anciennement trio) qui nous a pondu l’excellent « Myth Of The Near Future », en 2007. « Surfing The Void », c’est le pied de nez aux détracteurs qui les attendaient au tournant. Ce qui est une excellente chose en soi, vu que le genre précité n’aura pas survécu plus de deux ans. Les Klaxons nous servent ici de bons gros riffs bien bourrins, des mélodies divinement chaotiques et des refrains qui ne risquent pas de se retrouver un jour listés dans les karaokés. Ce son plus lourd, la formation le doit certainement au préposé aux manettes, Ross Robinson, habituellement délégué aux productions Metal (Korn, Glassjaw, Machine Head, At The Drive-In, Sepultura,…).

« Surfing The Void » a d’autant plus de mérite qu’il a été accouché dans la douleur. Le label a en effet refusé à plusieurs reprises les premières ébauches proposées par le quatuor, jugées trop ‘anti-commerciales’. Le résultat final n’est pourtant pas facilement accessible. Le disque ne rencontre d’ailleurs pas le même succès commercial que « Myths Of The Near Future ». Klaxons a donc tiré sa révérence à tous les fluokids, même si certains morceaux gardent quelques séquelles du premier labeur (« Cypherspeed », « Flashover », « Echoes»). Moins instantané que le précédent opus, « Surfing The Void » est l’un de ces disques vers lesquels on se retourne quelques années plus tard en se félicitant de ne pas être passé à côté.

Avis aux fans, en guise de cadeau de fin d’année, le quatuor propose également, depuis ce 27 décembre, un Ep inédit de 5 titres. « Landmarks Of Lunacy Ep » a été mis en boîte en compagnie de l’inévitable James Ford (Simian Mobile Disco) lors des sessions d’enregistrement de « Surfing The Void ».