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Knut

Wonder

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Il y a cinq ans qu’on espère un successeur à l’excellentissime « Terraformer ». Un disque qui avait permis au quintet suisse de s’imposer comme groupe phare, dans l’univers du metalcore. A l’échelle internationale, il faut le souligner. Après une demi-décennie, le combo genevois nous propose donc ce « Wonder » ; et franchement l’attente en valait la peine.

Knut a toujours manifesté un grand respect pour ses aînés. Et en particulier Coalesce. Ce qui explique, sans doute, pourquoi son metalcore observe, dans les grandes lignes, un profil fort proche. « Wonder » est découpé en 11 brûlots dissonants, déstructurés et sauvages. Sous l’effet des distorsions, les deux guitares déménagent. Une déferlante de drums agite le tout, pendant que Didier vient circonstanciellement poser sa voix de bûcheron. Oscillant entre 3 à 8 minutes, les plages sont tantôt chantées (NDR : ce sont les plus violentes !), tantôt instrumentales. A l’instar des excellents « Ultralight Backpacking » et « If We Can’t Fly There, We’ll Take The Boat » (NDR : mes coups de cœur personnel), dont l’expression sonore évolue quelque part entre Isis (NDR : c’est d’ailleurs Aaron Turner qui a réalisé le superbe artwork de l’album) et Coalesce. Un fil rouge : le climat ténébreux au sein duquel baigne l’elpee. Si à premier abord, on a du mal à accrocher, au fil des écoutes, le charme commence à opérer et il devient même carrément addictif. Surprenant, intense, « Wonder » ne souffre d’aucun temps mort. En publiant une telle œuvre, Knut vient de démontrer, que dans son style, il méritait de figurer parmi les plus grands…

 

Knut Avenstroup Haugen

Age of Conan – Hyborian Adventures (Original Soundtrack)

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Mais à qui peut bien s’adresser un tel album ? Aux amoureux de musique classique ? Aux amateurs de bandes originales de films ? Aux fans de musique New Age du style Enya ou Enigma ? Aux fondus du jeu « Age Of Conan » dont il est la bande originale ? Aux fans du groupe punk rock norvégien dont Knut Avenstroup Haugen –Alias Euroboy– est le guitariste ? Ou bien tout simplement aux gens qui prennent souvent l’ascenseur ? Et bien un peu à tous ces gens là.

« Age of Conan – Hyborian Adventures» est un projet tellement ambitieux qu’il est difficile d’imaginer que son créateur soit la même personne cosignant des titres de Turbonegro tels « We’re gonna drop the atom bomb », « Fuck the world » ou « I got erection ». Pourtant, ce double cd est bien issu de la plume d’Euroboy. Pour donner vie à la partition de cette bande originale, Knut s’est inspiré de la musique traditionnelle de différents groupes ethniques ; il a d’ailleurs étudié des musiques anciennes, médiévales et classiques. Il utilise les services de chanteurs et chanteuses  aux tessitures diverses, d’une chorale, de musiciens et surtout de samples orchestraux. Le résultat est tel qu’on l’imagine. Une musique somptueuse et envoûtante. Un voyage musical étrange et merveilleux au pays du roi Conan. Il suffit de fermer les yeux pour imaginer des paysages fantastiques, peuplés de civilisations étranges et disparues depuis longtemps. Mais, n’oubliez pas de descendre. Vous êtes arrivés au 23ème étage. Il faut aller bosser maintenant.

Au fait, pour remettre un peu les pendules à l’heure, et probablement pour s’identifier, Euroboy a inclus en bonus, sur un deuxième Cd, trois morceaux de son groupe de fous furieux : Turbonegro. Notamment  ce « Destroy All Monsters » enregistré exclusivement pour cette BO. Sympa, mais un peu trop décapant par rapport au reste de l’album.

 

Knut

Terraformer

A les entendre, on croirait que ces Helvètes s’ennuient ferme dans leur patelin, et qu’il faut bien jouer du metal pour passer le temps et chasser ses démons, à défaut d’autre chose (le bouquetin, c’est moins drôle). Après deux albums aux ambiances à la Neurosis/Isis/Todd, Knut enfonce le clou, jusqu’à taper dessus pendant des heures. En fin de compte, le metal et ce qui s’en suit, c’est de l’ordre du T.O.C. (bientôt à « Ca se discute » ?) : on martèle sans arrêt la même chose, comme si gueuler servait à quelque chose. Et je t’en fous plein la gueule, moi, de mes vocaux hirsutes, de mes riffs qui t’agressent, de mes drones qui t’abattent ! Chose étrange, seuls les titres 2-3-4 s’avèrent pourvus d’un semblant de cordes vocales. Après c’est de l’instru, parce que Didier Severin, le leader de Knut au patronyme d’attaché-case, avait peut-être mal à la gorge… Toujours est-il que ça ressemble à Neurosis, mais en moins inspiré. La Suisse, pays de la neutralité : un peu chiant tout de même, surtout quand on se croit méchant.

 

Knut

Challenger

Malgré l'image d'ennui qui colle à la Suisse (un pays neutre, plate-forme du fromage et refuge des financiers et de Stephan Eicher), certains de ses habitants musiciens donnent quand même envie de s'y intéresser davantage : c'est le cas des Young Gods, et de Knut. Groupe de métal sombre et torturé, Knut est connu des fans de hardcore bien trempé (tendance Pro-Pain) et de trash crépusculaire (tendance Neurosis). Didier Séverin chante comme un Max Cavalera qui aurait mal aux cordes vocales, gueulant, aboyant, éructant son mal-être dans des lyrics à faire frémir Ted Bundy et ses autres potes serial killer. Certes, la dentelle n'est pas une spécialité suisse (c'est la nôtre) ; mais quand même, pourquoi tant de haine ? Sans refrains (plutôt des sursauts de méchants décibels) et sans accalmie (si ce n'est l'instrumental "58.788", interprété à la guitare acoustique ; oui messieurs !), ce "Challenger" envoie tous les prétendus métalleux d'Amérique (Limp Bizkit, Puddle Of Mud,…) au tapis. Qui a dit que la Suisse n'était qu'un pays de skieurs et d'horlogers ?