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La Rumeur

Du Coeur à l’Outrage

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La maturité éclot avec l’âge. Selon ce saint adage, nos vies prennent un tournant quand la conscience va de l’avant. Pour La Rumeur, la maturité n’a rien modifié. Dix ans après leurs débuts, ils font glisser les mêmes pinceaux sur la toile déchirée, comme un symbole du mensonge de notre société. Excellent groupe militant depuis ses débuts, fer de lance d’une subculture, ils nous ont ouvert les yeux sur les réseaux de ‘survie’ qui gravitent et se refusent à plier face à l’ennemi. Des centaines de concerts et 3 albums plus tard, ils alimentent toujours nos suspicions, en commentant la vie de tous les jours quand les lumières s’éteignent et que les ombres rôdent. Conscientisant la manipulation exercée par les mass-médias pour les politiques, ils l’utilisent à leur tour pour dénoncer sans trembler les écoutes, les bavures, la paranoïa des RG (le groupe à d’ailleurs été ‘approché’ par ces derniers). Censurés, en procès avec le ministère de l’Intérieur, les mots gravés dans le plomb sortent des mics et servent à produire des munitions. Ces balles fondues dans l’amertume laissent derrière elles des traces de souffre traçant bruyamment leur chemin dans les villes. Le beat lourd, grave et sombre sonne juste avec les paroles. Un minimalisme percutant, dérangeant et puissant. L’univers acide et suintant des enceintes transfigure le malaise que nous alimentons –malgré nous–quotidiennement, en baissant la tête face à nos illusions. Un album excellent, même si fort sombre, 3ème baril de poudre à mèche courte.