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Las Kellies

Suck this tangerine

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Depuis la sortie de son cinquième elpee, « Friends & Lovers », en 2016, Las Kellies est réduit à un duo. En fait, la nouvelle bassiste s’est une nouvelle fois barrée. Une ex-membre du band, Julia Worley, est quand même venue jouer de la quatre cordes sur le morceau final, « Close talker ». Sans quoi, Cecilia Kelly s’y consacre, mais également, aux grattes alors que Silvina Costa se charge des drums et des percus, les deux filles assurant les vocaux. Et ce sont les harmonies vocales féminines, délicates et sensuelles de la paire, confrontées à l’expression sonore plutôt décapante qui forgent le style de Las Kellies. Enfin, sur cet LP, dont la musique en revient à un cocktail entre funk blanc (pensez à A Certain Ratio, Shrieckback et surtout Gang of Four) et dub (mais dans l’esprit du « Sandistina de Clash »). Encore que sur le morceau d’entrée, « Closer » (?!?!?)  et « Charade », bien ronde, cette fameuse ligne de basse emprunte manifestement au « Papa’s got a brand new pigbag » de Pigbag. En général, syncopées, les cordes de guitare déchirent alors qu’exotiques et agiles, les percus lorgnent plutôt vers Talking Heads voire Tom Tom Club, les harmonies vocales accentuant cette impression. Si un zeste de jazz colore « Matrixland » (la basse, de nouveau), le climatique « White paradise » se révèle davantage expérimental, à la limite du psyché dub. Si le résultat tient parfaitement la route, on regrettera une trop grande homogénéité dans le ton, qui peut finir par lasser. Dommage, car sur les essais précédents, La Kellies s’était frotté avantageusement au shoegaze…

Las Kellies

Friends & lovers

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« Friends & lovers » constitue déjà le cinquième elpee de ce trio argentin… exclusivement féminin. Si la chanteuse/guitariste Cecilia Kelly et la drummeuse/vocaliste Silvana Costa militent au sein du groupe depuis le départ, c’est-à-dire 2005, le rôle de bassiste a régulièrement changé. Manuela Ducatenzeller est ainsi aujourd’hui préposée à la quatre cordes.

Si les premiers opus privilégiaient le funk blanc, dans l’esprit de Gang of Four et le dub, dans celui d’ESG, « Friends & lovers » adopte un profil davantage noisy et post punk. Deux exceptions qui confirment la règle : le caoutchouteux « Sugar beat » et l’hypnotique, groovy, « Sundays ». Faut dire que le drumming précis et syncopé de Silvana Costa correspond parfaitement à ce style musical. Bref, tout au long du reste de l’opus, les guitares bruitistes, savoureusement discordantes, alimentent l’expression sonore. A l’instar de « Breath of light », réminiscent de Jesus & Mary Chain. Mais également de « Love as I do », du lancinant « Summer breeze » et de « Make it real ». Des pistes imprimées sur un mid tempo. Davantage post punk, l’excellent « Tied to a chain » ainsi que le sauvage « I don’t care », un autre sommet de l’elpee qui alterne guitares distordues, surf ou cinglantes, lorgnent carrément vers Siouxsie & The Banshees. Certains médias n’ont pas d’ailleurs pas hésité à qualifier ce dernier titre, comme la réponse féminine à Thee Oh Sees. Et si les B52’s planent au dessus d’« I’m on fire » (ces backing vocaux !), caractérisé par ses flux de sonorités de grattes, « Sun goes down » est aussi tranchant qu’un Shonen Knife. L’opus s’achève par le plus tribal et offensif « Celebration life », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Delta 5. Un chouette album !