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LeCoq

Chaconnes

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« Chaconnes » constitue le cinquième opus de LeCoq. Il fait suite à « D’arradon », paru il y a déjà 4 ans. Avant d’embrasser une aventure en solitaire, le chanteur français avait milité chez Mauvais Sang et Candid. Sans oublier ses nombreuses collaborations.

Ce nouvel elpee a été coproduit par Bruno Green. Il réunit quelques chansons traditionnelles, que l’artiste revisite à sa manière. Les lyrics ne semblent pas avoir beaucoup d’importance chez LeCoq, mais bien l’instrumentation. Partagé en dix pistes, le long playing s’ouvre d’ailleurs par un instrumental, et c’est le morceau maître. Malgré son titre qui prône la violence, « Allons en guerre » est une compo mélodieuse, paisible, qui colle parfaitement à la voix de LeCoq. Et la « La Martyre » trempe également dans une relative douceur. Les textes sont enfin davantage mis en exergue sur « Je positive », une plage au cours de laquelle, le Français tente de faire passer un message d’amour. Pas de rimes sur « Des pierres, des eaux ». Faut dire que le rythme imposé ici permet d’en faire abstraction. Il nous donne sa définition du mot « Alluvions », au début de ce morceau. « Les oiseaux sont presque morts » constitue manifestement la composition la plus sombre du long playing. Le ton est monocorde et impassible. Pourtant, on ressent toute la détresse et le désespoir dans la voix de LeCoq.  

Nonobstant l’excellent travail opéré par les musicos, il faut reconnaître que le ton général de l’album est trop monotone pour vraiment captiver. Il manque de rythme ou plutôt de changements de rythme. Et le déficit de paroles ou tout simplement sa répétition un peu trop systématique, ne favorise pas l’accroche…