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Leif De Leeuw

Until better times

Écrit par

Leif de Leeuw est un guitariste batave. Son backing group réunit la chanteuse/guitariste Britt Jansen, le drummer Tim Koning et le bassiste Boris Oud. Lors des sessions d’enregistrement, ils ont reçu le concours de quelques collaborateurs, qui participent d’ailleurs à une majorité de plages, dont Willem 't Hart, préposé à l’orgue Hammond et aux claviers ainsi que Jasper Ras, aux percussions. Ce dernier assure aussi la production. Ce band pratique un power blues rock très travaillé. Le groupe avait gravé "Ep deluxe", en 2014, et un album baptisé "Leelah", en 2015.

"All coming back" reflète bien le style de Leeuw. Un hard rock mélodique qui véhicule de solides accents blues prononcés. Les interventions de gratte sont bien léchées. Les claviers s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. La voix bien articulée de Britt domine le sujet, surtout lors des morceaux les plus lents. Elle réalise d’ailleurs une véritable prouesse vocale sur "Mr Hangman", alors que Leif s’illustre à la pedal steel. Mais également rayonne littéralement tout au long du titre final, le dépouillé et simplement beau "Dysphoria".

"Thank you" se distingue par ses changements de rythme, mais également grâce aux cordes qui se dédoublent avec bonheur. Plusieurs plages adoptent un profil southern rock, empruntant des intros aux grands groupes sudistes comme l’Allman Brothers Band, à l’instar de "Getting older", une plage au cours de laquelle la slide de de Leeuw se révèle vraiment captivante, mais également "Doing it allright" et "Be loyal".

 

Leif De Leeuw

Leelah

Écrit par

Leif De Leeuw est le leader de son propre Band, un groupe de blues rock batave, qui a décroché le ‘Dutch Blues Challenge’, fin 2014. Il a également représenté son pays lors de l’‘International Blues Challenge’, organisé à Memphis. Le backing group implique la chanteuse/guitariste Miss Britt Jansen, le bassiste Eibe Gerhart et le drummer Tim Koning. Et si le combo pratique du blues, son style est capable de se diversifier, en se teintant de folk, soul, roots et même de prog. Si De Leeuw reconnaît pour influence majeure le Texan Johnny Winter, il se revendique également de Jeff Beck, Larry Carlton, David Gilmour et Joe Walsh. Une palette de références finalement fort éclectique. A ce jour, la formation avait publié un Ep baptisé "De Luxe". Les artistes sortent d’académies musicales officielles.

Le thème de cet album s’inspire de l’histoire d’un jeune transsexuel américain de 17 ans, Leelah Alcorn, qui s'est donné la mort en décembre 2014. Dès "Never giving in", on se rend bien compte que cette formation dépasse les canons habituels du blues. Un morceau de rock riche, complexe, structuré, au cours duquel seule la guitare s’aventure, dans un style proche du compatriote Jan Akkerman. De bonne facture, la voix de Britt colle parfaitement à la musique. Faut dire que c’est elle qui signe les textes. Elle brille de nouveau au micro, mais dans un registre plus folk, tout au long de "Real this time", une plage à la jolie mélodie au cours de laquelle les interventions délicates de gratte, dispensées en slide par Leif, font absolument merveille. Et à la sèche, il met en exergue une nouvelle fois la voix féminine, tout au long de "Right back home". Un Bo Diddley beat discret contamine le blues "Just fine". Invité, Tony Spinner –dans  le passé, ce Yankee a apporté sa collaboration à Toto– se réserve les vocaux et la gratte. Gerhart tapisse l’ensemble de son orgue. Les cordes de De Leeuw illuminent "Wandering man", une plage indolente, proche du blues et dépouillée à l'extrême. Manifestement le band semble très à l’aise dans l’exercice de blues lents minimalistes. Ce qui lui permet d’injecter un max de sensibilité dans les compos. Et "My color blue" en et un nouvel exemple. Une plage majestueuse, particulièrement belle, caractérisée par une ligne de basse classieuse et de remarquables arrangements de cordes. "Leelah" clôt cet LP. Une composition partagée en trois volets. Le premier s’intitule "Walking southbound" et se distingue par ses changements de rythmes ainsi que par les interventions remarquables –en picking– de Sonny Hunt à la guitare (NDR : issu de Nashville, ce gratteur américain vit actuellement aux Pays-Bas où il drive son groupe, Dirty White Boys). Baptisé "The Cruelty of loneliness", la deuxième section lorgne carrément vers le Pink Floyd, De Leeuw semblant, à partir de cet instant, carrément hanté par David Gilmour. "Society please" constitue le troisième segment. Une longue plage enrichie par la voix chargée de feeling de Britt Jansen. Et c’est la partie de basse qui conduit la composition vers une finale particulièrement progressive…