Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Sarah Lenka

Women’s legacy

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Depuis une dizaine d’années, Sarah Lenka propose ses propres versions des répertoires de chanteuses légendaires du jazz, telles que Billy Holiday ou encore Bessie Smith. Sur son quatrième opus, « Women’s legacy », elle a décidé de rendre hommage aux femmes afro-américaines victimes de l’esclavage, jusqu'au milieu du XIXème siècle. Un album partagé entre titres personnels et, bien sûr reprises, notamment de compos enregistrées a cappella récupérées par les musicologues américains John et Alan Lomax, dont « Ain’t gonna let nobody turn me around », un ‘spiritual’ adapté en hymne lors du combat pour rendre illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale (‘Civil rights’, loi votée en 1964), « The ballad of Barbara Allen », une ballade traditionnelle écossaise du XVIIème siècle adaptée par Hule ‘Queen’ Hue, « Trouble so hard », un chant immortalisé par Vera Hall au début du XXème siècle, qui se distingue ici par une excellente intervention à la contrebasse, et dont Moby avait réalisé une reprise, le classique « Oh death », et enfin une version ténébreuse de « Black Betty », traduite en rock par Ram Jam dès 1977. Eraillée, la voix de Sarah est souvent overdubbée, et pourtant minimaliste, l’instrumentation implique quand même de la gratte (acoustique et électrique), de la contrebasse, du piano, des drums et des percus, mais parcimonieusement essaimés. L’œuvre baigne dans une forme de jazz/folk parfois teintée de gospel ou de bossa nova et nous réserve quelques passages a cappella (NDR : on s’en serait douté) ainsi que l’une ou l’autre piste légèrement plus enlevée. Mais en général, cet LP baigne au sein d’un climat plutôt intimiste…

Lenka

Two

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Joli petit bouchon australien, Lenka chanteuse indie-pop, la trentaine juste entamée, débarque du pays des kangourous, un nouvel album dans… la poche. Née un 19 mars 1978 à Sydney, Lenka débute sa carrière artistique à 14 ans, en tournant des films indépendants. Elle devient ensuit présentatrice TV, puis chanteuse au sein de petits groupes indie. Mais Lenka est avant tout une musicienne, chanteuse, auteur-compositrice qui ne manque pas de ‘pétillant’. Elle sort son premier single, « The Show », en avril 2008. Qui ne récolte qu’un succès en demi-teinte. En mai de la même année, elle publie un elpee éponyme. Le single « Trouble Is A Friend » suit dès septembre. Il est intégré à la B.O. de la série « Grey’s Anatomy », jolie reconnaissance de son talent…

En 2011, elle grave son second opus, simplement intitulé « Two ». Alors que son premier jet transpirait principalement la pop fraîche et acidulée, son second ouvrage, très court au demeurant, 11 chansons pour moins de 40 minutes, se consacre essentiellement aux ballades langoureusement amoureuses, mais inclut heureusement trois ou quatre titres plus rythmés. Ouf !

Quelques pistes sortent la tête de l’eau. A épingler dans le lot de chansonnettes, le titre maître qui ouvre l’album, “Roll With The Punches”, “Sad Song”, “Everything's Okay” ou encore “The End Of The World”. Des plages qui ne se défendent pas trop mal, même si l’ensemble demeure assez léger et sans grand relief.

Bref, si de temps à autre, l’ombre des Feist, Regina Spektor ou Yaël Naïm plane sur cette production aussie, on est loin d’atteindre des sommets. Alors, niais, mièvre, insipide ? Non, un peu d’indulgence voyons !

‘Gentil’ ! C’est le terme exact pour qualifier ce disque. Un petit album gentil, pas du tout dérangeant et qui devrait plus que probablement passer inaperçu chez nous. A moins que…  Bingo ! « Everything At Once » figure à nouveau dans la B.O. de la série médicale américaine.