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Lindsey Stirling

Sueur, show et émotion : on peut dire qu’elle se livre Stirling…

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Sous un soleil printanier, c’est le grand retour de votre serviteur, après 4 mois d’absence, à l’AB. En débarquant vers 18h30, une longue file s’étire depuis l’entrée jusqu’à la moitié de la Rue des Pierres. Ce soir, la fée clochette est venue défendre son troisième elpee, « Brave Enough », sorti l’année dernière. Elle s’était déjà produite au même endroit, en 2014. Pas de supporting act. Le début des hostilités est prévu à 20h30. Et la performance durera 120 minutes. Le spectacle est sold out. Faut dire que Lindsey Stirling recense plus de 8 millions d’abonnés sur Youtube dont les vidéos comptabilisent plus de 1,3 milliard de vues... 
Non seulement la Californienne est compositrice, violoniste hors pair (NFR : elle est capable de jongler avec ses cordes comme une équilibriste), mais c’est aussi une danseuse étoile et une chorégraphe exigeante. En outre, et c’est nouveau, elle chante et interagit avec son public, pour le tenir en haleine, d’un bout à l’autre de son show.
Véritable touche-à-tout, Lindsey a bâti sa réputation en créant des spectacles théâtraux uniques tout en tirant parti d’un style musical original, mêlant folk, pop et dubstep. En ‘live’, danseurs, projections vidéo et lumières alimentent cette mise en scène. Quatre danseuses et deux musiciens vont encadrer Lindsey, dont les tenues sont à la fois colorées et surprenantes, et qu’elle remplace à la vitesse éclair, histoire de ne pas briser la spirale dynamique de son spectacle…   

Une estrade plutôt imposante coupe le décor en deux parties. Le drummer s’est planté à droite et le préposé aux synthétiseurs et machines, à l’extrême gauche. Central et surélevé, ce podium va permettre de suivre plus aisément l’évolution de Lindsey et de ses danseuses. Ce qui ne va pas les empêcher de déambuler en front de scène. Des vidéos sont projetées sur les parois de ces structures.

Un déluge de lumières et des effets spéciaux en 3D inondent « Beyond The Veil », le morceau d’ouverture. Lindsey a enfilé un short de couleur noire retenu pas des bretelles multicolores. Elle fait face à l’écran. Elle revient toujours au premier plan, armée de son violon. Dont les sonorités sont électrifiées. Elle est partout à la fois. Ses quatre danseuses miment des gestes, l’une derrière l’autre, un peu à la manière Jackson Five.

Lzzy Hale, la chanteuse de Halestorm, apparaît sur l’écran en hologramme et accompagne Lindsey au chant, tout au long de « Shatter Me », le titre éponyme du second opus. Elle danse pendant « Elements ». Le pas est précis et étudié. Ses partenaires l’accompagnent. Les sonorités du violon sont stridulantes. Les percus et les machines crachent leur dubstep. Et le tout sous le feu d’un light show aveuglant.

Des roadies amènent un piano et des percus miniatures. Miniature comme le violon de Lindsey, vêtue maintenant d’une robe bleue. Accoutrés d’un peignoir de bain de couleur blanche, les musicos sont accroupis et préparent une veillée acoustique. Le trio accorde les instruments, avant que la situation ne dérape dans un délire… humoristique. Flanquée de son minuscule violon, Lindsey nous plonge dans les jeux vidéo : « Legend Of Zelda » et « Lord Of The Rings », deux morceaux surprenants, mais superbes. Après « Harry Potter », les musiciens se consacrent, l’un à la gratte semi-acoustique, et l’autre au cajon, sur « Something Wild ». « Gavi’s Song » rend hommage au père de Mrs Sterling. Elle nous invite à partager ses émotions, ses joies et ses peines.

Lindsey a repris son instrument classique pour « Those Days ». Des images de cieux perturbés défilent sur les écrans. Un autre hologramme se manifeste. Il s’agit d’un homme, dont la voix est atmosphérique.

« Crystallize », c’est le hit qui a permis à Lindsey de passer de l’anonymat à la célébrité. Un grand moment d’émotion et d’intensité, au cours duquel le public, chauffé à blanc, réagit au ¼ de tour.

Avant d’attaquer « The Arena », elle a de nouveau enfilé son short à bretelles. Des images de villes américaines sont diffusées sur les écrans. Idéal pour proposer « Star align », un morceau de country/western/americana endiablé. Et également de quoi faire monter la température, encore de quelques degrés. Un peu de magie vient clore le set. L’artiste est découpée en plusieurs fragments et réapparaît dans une cage en verre. Le spectre de Tim Burton vient de planer. Mais aussi de Houdini… 

En rappel, on aura droit à un mix entre « Roundtable Rival » et « Don’t Let This Feeling Fade ». Caractérisé d’abord par un duel entre cordes. Le bidouilleur s’est emparé d’une gratte électrique et affronte le violon de Lindsay Stirling, de nouveau en short, mais dont le t-shirt est étoilé. Dépassant les 10 minutes et dansant, le titre vire alors à un cocktail de country, de dubstep et d’électro ; et la fin de parcours va même nous entraîner dans le ‘french cancan’. Ainsi se termine une soirée lumineuse animée par une fée clochette transpirant de bonheur et de bonne humeur. Faut dire qu’elle n’a pas ménagé sa sueur pour conquérir son public...

(Organisation : Greenhouse Talent)

Lindsey Stirling

Une fée clochette des temps modernes !

Écrit par

Votre serviteur a de nouveau pris rendez-vous au 110 du Boulevard Anspach, à Bruxelles, temple de la bonne musique et gage de conditions optimales pour tous les groupes qui s’y produisent. En cette soirée un peu frileuse, Lindsey Stirling assurait la tête d’affiche. Et le supporting act revenait au jeune Canadien Mike Tompkins. En arrivant vers 18h30, je remonte une file interminable jusqu'au 'Ticket Shop' de l'A.B.. Il y a du monde jusqu'à ' Music Village', autre institution réputée de la Rue des Pierres. On peut se préparer à une soirée d'anthologie grâce au tandem Tompkins/Stirling.

Mike Tompkins n’est guère notoire en Europe, mais vous risquez fort d’en entendre bientôt parler. Et en bien ! Ingénieur du son et producteur, Mike a commencé, au début de cette année, à mettre en ligne des reprises de chansons populaires en version a capella, des morceaux au cours desquels il reproduit tous les instruments à l’aide de sa bouche. Car Mike fait du 'Human Beat Box'.

Ses premières créations, « Dynamite » de Taio Cruz, « Teenage Dream » et « Just The Way You Are » de Katy Perry et Bruno Mars ont fait l'objet d'un buzz impressionnant sur Youtube (2 000 000 de vues). Il a une belle gueule et une belle voix. Mike fait preuve d'un grand professionnalisme aussi bien dans ses compositions que ses montages vidéo. Il est né à Edmonton, en Alberta (NDR : c’est au Canada), le jour de la tornade qui y a sévi, le 31 Juillet 1987. C'est à l'âge de 8 ans que Mike Tompkins commence à ‘beatboxer’, c'est-à-dire à utiliser le son de sa voix afin de produire des percussions vocales. La subtilité de cette pratique musicale est d'arriver à superposer différents instruments simultanément à partir d'une seule bouche. Il a participé aux sessions d’enregistrement du prochain album de Timbaland, qui devait s’intituler « Shock Value III », mais paraîtra finalement sous le titre d’« Opera Noir ».

L’AB est pleine à craquer pour accueillir notre Canadien. Il est seul sur l’estrade, entouré de ses machines. Son écran est placé derrière lui. Ce qui nous permettra de le voir bidouiller son matos. De nombreuses sonorités de beatbox ont déjà été préenregistrées dans sa loop machine. La voix de Mike Tompkins me fait penser à celle de Justin Timberlake. En deux temps trois mouvements, il va mettre le feu à l’auditoire. Manifestement cet artiste ne va pas assurer très longtemps les premières parties. Et à mon humble avis, on pourrait même bientôt le retrouver comme tête d’affiche au Lotto Arena ou dans un stade, comme le Skrillex. En tout cas, les trente minutes ont défilé à la vitesse VV’. A l’issue de son set, le public est chauffé à blanc. Juste à point pour Lindsey et son violon en folie.

Née le 21 septembre 1986 à Santa Ana, en Californie, Lindsey Stirling est une violoniste, artiste ‘performeuse’ et compositrice. Sa musique est considérée comme polyvalente. Elle a participé à plusieurs compétitions aux States. Ainsi, en 2010, elle a été finaliste de la cinquième saison d’'America's Got Talent’, où elle s'est présentée comme une 'violoniste hip-hop'. Elle a notamment apporté son concours à une flopée d’artistes, dont Sean Kingston, Donny Osmond, Allan Jackson, Peter Hollens, Shaun Barrowes, The Piano Guys, Pentatonix, John Legend ou encore Benton Paul. Eponyme, son premier elpee est paru en septembre 2012, un disque qui a atteint le top 5 en Allemagne et en Australie. Ce soir, elle est venue défendre son dernier opus, « Shatter Me ».

Pour permettre aux roadies de préparer le matos, un rideau noir est tiré tout au long du podium. Soudain, un déluge de lumières inonde ce voile derrière lequel se trémousse Lindsey, armée de son violon. Elle apparaît en 'ombre chinoise'… avant que ne tombe la tenture, au cours de l’interprétation du premier morceau, en l’occurrence « Beyond The Veil ». On découvre alors un décor soigneusement étudié. Au fond de la scène, est érigée une haute estrade surmontée d'un énorme écran où sont projetées des vidéos. Deux autres estrades, un peu plus basses, sont placées à droite et à gauche pour accueillir respectivement le claviériste (Jason Graviati) le drummer (Drew Steen). Et enfin, deux dernières, plus petites, sont disposées, à l’avant du podium, à l’extrême gauche et droite pour permettre à Lindsey de prendre de la hauteur, afin d’assurer sa chorégraphie. Lindsey et son violon ne font qu’un. Un violon bien amplifié. Elle entreprend un pas de danse en contorsionnant son corps dans tous les sens. Sa musique ? Un véritable cocktail de styles différents. Depuis le dubstep au hip hop, en passant par le drum and bass, le square dance, le bluegrass, la country et bien sûr l’électro (NDR : ces beats !) Tout passe à la moulinette ! En extrapolant, on pourrait imaginer ce spectacle comme du Walt Disney mis à la sauce électro/dubstep. Ou encore ‘La Belle Au Bois Dormant’ voire ‘Blanche Neige’ revus et corrigés par Steven Spielberg. 90 minutes au cours desquelles on va en avoir plein les mirettes. Ben oui, c’est un show à l’américaine auquel participent deux danseurs professionnels, suivis d'une Lindsey qui nous réserve ses pirouettes en compagnie de son violon. Une fée clochette des temps modernes !

Musicalement, c’est le violon qui constitue l’élément central du concert. La fée change fréquemment de déguisement. Elle crée une belle interactivité avec son public, dès qu’elle en  a l’opportunité. Ce qui lui permet de reprendre son souffle, car il faut reconnaître que le spectacle exige une fameuse dépense physique. Lindsey ne chante pas, le set est totalement instrumental. Sauf pour deux titres. Lzzy Hale, la chanteuse de Halestorm, apparaît sur l’écran pour interpréter ces deux chansons.

Privé de toute sensibilité, « Mirror Haus » est censé libérer un maximum d’ondes positives. « Electric Daisy Violin » est une petite ballade irlandaise électrifiée. Les titres défilent : « Night Vision », « Heist », « Swag » et « We Are Giants ». Puis « Zelda Medley », une piste au cours de laquelle Lindsey et son violon se plongent dans les jeux vidéo. Et encore, « Legend Of Zelda » et « Lord Of The Rings », deux morceaux surprenants, mais de toute beauté. La fée s'éclipse à nouveau pour changer d’accoutrement, pendant qu'on installe un synthétiseur et un cajón sur les planches. Objectif : une petite session acoustique au cours de laquelle on aura droit à « Transcendence » et « All Of Me », une chouette reprise de John Legend. Elle revient alors en tenue de danseuse étoile. Sans pour autant oublier son fidèle violon. « Take Flight » et « Moon Trance » bénéficient d’un excellent support visuel. « Roundtable Rival » nous propose d’opérer un bref périple dans le far west électronique. Et « Master Of Tides », aux Caraïbes. Au milieu de pirates ; Lindsey achevant le morceau sur le coffre des forbans. Elle n’oublie pas « Crystallize », le hit qui lui a permis de passer de l’anonymat à la célébrité, un titre qui compte plus de 100 millions de vues sur la toile. Et le set de s’achever par « Shatter Me »

Lors du rappel, Lindsey Stirling va nous réserver « Stars Align ». Le conte de fées est terminé. Dommage. C’était vraiment magique. Aussi je reviendrai la prochaine fois…

(Organisation : Greenhouse Talent)

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