La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Little Mike

How long ?

Écrit par

Little Mike Markowitz est un chanteur/harmoniciste qui jouit d’une solide notoriété dans l’univers du blues. Natif du Queens, il passe aujourd’hui l'essentiel de son temps en Floride. Depuis sa tendre jeunesse, c’et un grand fan de Muddy Waters, John Lee Hooker et Paul Butterfield. En 1978, il monte sa formation, les Tornadoes. Au fil tu temps, elle aura l’opportunité d’accompagner des stars du Chicago Blues, comme Jimmy Rogers, Pinetop Perkins ou Hubert Sumlin. Le premier elpee de Little Mike and the Tornadoes, "Heart attack", remonte à 1990 ; il est paru sur le label  Blind Pig. En 2015, elle publie trois elpees : "Live at St Augustine Bluzfest", "Friday night", qui bénéficie du concours de chanteuse noire, Zora Young, et "Genuine legends", auquel participent les légendes Pinetop Perkins et Jimmy Rogers. Ce nouvel opus est exclusivement attribué à Little Mike. Réunissant 12 plages, dont 4 reprises, il a été enregistré au sein du studio Electric Lady, à New York. La plupart des morceaux sont instrumentaux ; ce qui n’est guère étonnant vu le talent des différents instrumentistes.

"Cotton Mouth" rend hommage à un souffleur mythique, James Cotton. Et Little Mike y étale toute sa virtuosité à l’harmo. Plus cool, "Moanin" est une compo signée par Bobby Timmons, un pianiste et vibraphoniste de jazz qui a milité chez les Jazz Messengers d’Art Blakey! Une autre cover du "Slam hammer" de Johnny Young, un des rares grands mandolinistes du blues. Et l’adaptation est dynamique, nerveuse même. Particulièrement lent, "Sam’s blues" est chargé de feeling. Mike double au piano. Parmi les plages impliquant le chant, on épinglera deux reprises. Tout d’abord le "How long" de JB Lenoir. Mike siège derrière le piano alors que Troy Nahumko distille de très belles phrases sur ses cordes. Derrière son micro, le leader est très expressif ; mais c’est surtout Troy qui tire son épingle du jeu. Classique d’Eddie Taylor, "Bad boy" est amorcé par les ivoires. Mike double à l’harmonica et au chant et sa voix semble dévorée par sa passion. A la gratte, que ce soit Troy Nahumko ou John Edelman, le résultat est tout à fait emballant! Endiablée, "Smokin’" est une piste imprimée sur le rythme du chemin de fer. Notre petit Mike s’éclate sur son harmonica ; et ses véritables coups de griffe évoquent un Rick Estrin au sein de ses Nightcats. La claque ! Vivifiant, "When my baby left me" est un Chicago blues classique, caractérisé par une excellente interactivité entre l’harmo et la guitare. La six cordes semble particulièrement inspirée tout au long du funky blues "Whatcha’ gonna do". Longue plage, "Now what Mama planned" est bien plus versatile. D’abord, elle baigne au sein d’une atmosphère dépouillée. On pénètre dans le Sud profond, et plus que probablement la Louisiane. Mais d’abord flemmarde, cette piste glisse progressivement vers un funk lustré. Très rythmique, la gratte s’évade ; alors que créatif, l’harmo s’aventure… La voix est nonchalante tout au long du Chicago shuffle "Tryna' find my baby". Mike s’y révèle une fois de plus maître du style et surtout de son instrument. Minimaliste, "Sittin' here baby" est un blues lent remarquable. Chargée d’une émotion intense, la voix est fragile. Elle est, en outre, talonnée par des interventions d’harmonica décharnées. Les notes alignées sont réduites au strict minimum, afin d’intensifier le feeling.

 

Zora Young & Little Mike

Friday Night

Écrit par

Originaire du Mississippi, Zora Young est une chanteuse de couleur noire. Il semblerait qu’elle soit une cousine éloignée du mythique Howlin' Wolf. Elle était encore très jeune quand sa famille s'est fixée à Chicago. Elle a publié plusieurs albums solos, dont trois sur le label notoire chicagoan, Delmark.

Little Mike, c'est le pseudo de Michael Markowitz, un harmoniciste originaire du Queens, à New York, mais établi en Floride depuis quelques années. En 1978, il avait monté son groupe, Little Mike and The Tornadoes. Le dernier elpee du combo, "All the right moves", date de 2014. Et début 2015, LM&TT avait déjà publié un ‘live’ en compagnie de Zora Young, "Live at the St. Augustine Bluzfest". "Friday Night" été enregistré dans le studio Eclipse de Ste-Augustine, sous la houlette de Markowitz.

"I've been a fool too long" ouvre l’elpee. Un blues puissant signé par Markowitz, au cours duquel parcimonieuses, les cordes de O'Melio sortent déjà de leur réserve, alors que l’ensemble est soutenu par le saxophone de Rick Johnson et la trompette de Gary Smith, pendant que Jim McKaba double piano et orgue. Quel panache ! Zora a du vécu ; ce qui lui a permis de forger son expérience. Naturelle, sa voix est chargée de passion et de feeling. Et "A fool's lament" en est une belle illustration ; un soul/blues flemmard, caractérisé par la première intervention à l’harmo de Little Mike. Les accords des ivoires vous entraînent à travers les rues de la Nouvelles Orléans sur le célèbre "44 blues" de Howlin' Wolf, une version étonnante et par ailleurs excellente. Le piano de McKaba est omniprésent tout au long du R&B "True love is hard to find", une plage colorée par les cordes parcimonieuses d'O'Melio. "I love Chicago" nous entraîne, bien évidemment, à Chicago, un blues que souligne de ses touches d’ivoire, Jim, manifestement inspiré par les mythiques Otis Spann et Sunnyland Slim, alors que Tony s’autorise distinctement un billet de sortie sur sa guitare. Rythmé et cuivré, l’épatant "Friday night" se signale par une sortie percutante et troublante de Little Mike à l’harmo. Zora ne boude pas le blues lent. Elle se délecte ainsi au chant de "Chains of love", un morceau issu de la plume de feu Harry Van Walls, un pianiste de couleur noire. Et bien sûr, c’est McKaba qui siège derrière le piano. Il occupe même l'avant-plan avant que Tony ne dispense ses accords de cordes bouleversants. En fin de parcours, Miss Young s'installe solidement à Chicago et nous réserve le "Just your fool" de Little Walter, une version au cours de laquelle Little Mike est impérial à la musique à bouche. L’opus recèle deux reprises d'Otis Spann, le génial pianiste du Muddy Waters Band : "Country girl" et l'instrumental "Spann's boogie". Enfin, toujours dans le même style, une autre de Bonnie Lee, chanteuse disparue en 2006, "I'm good". Un excellent album!

 

Little Mike

All the right moves

Écrit par

Little Mike Markowitz est un harmoniciste de blues qui jouit d’une belle notoriété. Un chanteur/compositeur/producteur originaire de New York. Il s’est depuis établi en Floride. Il a entamé sa carrière fin des 70’s. Il est donc sur les routes depuis un bon bout de temps. Très inspiré par le blues de Chicago, il a notamment accompagné Pinetop Perkins, Hubert Sumlin et Jimmy Rogers, des artistes devenus eux-mêmes célèbres après avoir côtoyé Muddy Waters et Howlin' Wolf… En 2013, le label El Rob avait publié un elpee intitulé "Forgive me", une œuvre réunissant des enregistrement datant déjà de 2001.

Little Mike est de retour, à Jacksonville, en Floride. Pour enfin y concocter un nouvel opus. Lors des sessions il a reçu le concours des Tornadoes originels : le guitariste Tony O. Melio, le bassiste Brad Vickers et le drummer Robert Piazza. Le line up est enrichi du pianiste, Jim McKaba au piano. Les treize compositions sont inédites.

"Hard hard way" ouvre la plaque. Une piste qui baigne manifestement dans une atmosphère Chicago blues. Le tempo est nerveux. Tous les instrumentistes sont bien en place. De manière à mettre en exergue les soliste. Dont l'excellent Melio aux cordes, aussitôt relayé par son leader, qui n'a rien perdu de ses qualités de souffleur. "So many problems" embraie sur un mode funky, dansant. Mike articule parfaitement ses mots. Le tempo et les interventions à l’harmo rappellent Slim Harpo. Tout comme sur "All the time" ! Blues lent, "Since my mother been ill" véhicule un maximum d'émotion. Mike communique sa douleur avec beaucoup de réalisme. Pour la circonstance, c'est le piano de McKaba qui domine le sujet, nous rappelant des légendes telles qu’Otis Spann et Pinetop Perkins. Il est relayé par Melio, dont le feeling à fleur de peau, évoque Hubert Sumlin. Melio est à nouveau au sommet de son art sur "Drunk last night", un blues imprimé sur un tempo élevé. "Sam's stomp" est un instrumental au cours duquel Little Mike injecte toute sa fougue à l’harmo. Et ses interventions sont particulièrement efficaces. Chaque soliste a droit à son ticket de sortie. Le titre maître est absolument superbe. Un blues nerveux entraînant, puissant, au cours duquel Mike Mike impressionne par son aisance à pousser ses facultés de souffleur, dans ses derniers retranchements ! "Blues is killing me" embraie sur ce même tempo soutenu. Melio s’y révèle très en verve. "Wonder why" adopte un rythme plus contemporain, celui du Chicago Westside. Mike est passé sur son instrument chromatique pour le splendide "Stuck out on this highway", un blues lent qui rend un vibrant hommage au légendaire George Harmonica Smith. D’excellente facture, le long playing s’achève par "Close to my baby", un blues excitant, au cours duquel l’harmoniciste nous emmène une dernière fois vers les sommets, sur un tempo emprunté à Jimmy Reed!

 

Little Mike

Forgive me

Écrit par

Issue de New York City, cette formation est drivée par le chanteur/harmoniciste/producteur/compositeur Little Mike Markowitz. A la fin des 70’s, il avait eu le bonheur de côtoyer des légendes issues de Chicago comme Pinetop Perkins, Jimmy Rogers ou Hubert Sumlin. Depuis le début du nouveau siècle, il s'est établi à Gainesville, en Floride. Il compte déjà une importante discographie en compagnie des Tornadoes. Tout d'abord en 1988, pour soutenir Pinetop Perkins, sur "After hours". Puis, en 1989, pour épauler Hubert Sumlin, sur "Heart and soul". Il aligne ensuite sept albums, dont "How long", qui paraît en 2003. Puis les Tornadoes disparaissent curieusement de la circulation avant de refaire surface grâce à la sortie de ce "Forgive me". Pas vraiment un nouvel elpee, car les sessions d’enregistrement remontent à 2000. On lui pardonne volontiers ce retard, car ce disque a été concocté aux studios Kingsnake de Sanford, en Floride. Une partie de l’histoire de ce label, dont le responsable n’était autre que Bob Greenlee, refait surface ; et sa disparition précoce en 2004 a empêché la publication de ce long playing, à l'époque. Mais aussi de quelques autres albums. Il semble donc que Frank Roszak, promoteur très actif, ait décidé d’exhumer ces œuvres tout en leur réservant une campagne de promotion nationale et même internationale.

L’elpee s’ouvre par "Opelousas rain", un titre nonchalant réminiscent des marais louisianais. Une compo instrumentale signée par le guitariste, Troy Nahumko. Harmonica et slide guitar semblent y disserter dans le divertissement. Imprimé sur un mid tempo, "Wait a minute baby" ne manque pas d’élégance, un blues discrètement coloré par l'orgue Hammond et les cuivres, au cours duquel Troy se réserve un solo particulièrement subtil, alors que Mike peut enfin mettre le nez à la fenêtre en soufflant dans son harmonica. Mike chante "Nothin I wouldn't do", une ballade soul empreinte de tendresse. Enrichie de cuivres, elle bénéficie du concours de Warren ‘King Fish’ King, également disparu en 2010. "Tell me baby" nous aiguille à nouveau sur l'axe Delta-Chicago. Sonny Rhodes est préposé à la lap steel guitare et Mike nous réserve un excellent solo sur sa musique à bouche, lors de ce superbe blues auquel avait participé Ace Moreland aux vocaux. Cherokee d'origine, ce fidèle musicien de studio s’est aussi malheureusement éteint en 2003. Le long playing regorge de splendides morceaux. A l’instar de "Walked all the way", de "Fool too long", au cours duquel la guitare de Nahumko et le piano de Jim McKaba sont en verve, le slow blues "You don't love me", sans oublier le shuffle "Forgive me", caractérisé par de délicieuses interventions à l’harmo. Blues lent et dépouillé, "My little Therese" dépasse les 11'. Little Mike y souffle à la manière de Sonny Boy Williamson II. Autre instrumental, "The hit" est un swamp blues illuminé par Troy Nahumko et Little Mike. "Traveling blues" clôt l’œuvre. Un Texas roadhouse blues percutant qui me rappelle les débuts des Fabulous Thunderbirds. Remarquable !