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Mike Polizze

Long lost solace find

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Etabli à Philadelphie, Mike Polizze appartient à cette vague d’artistes indie-rock talentueux sur laquelle Adam Granduciel (leader de War on Drugs) et Kurt Vile (ex-War on Drugs) surfent comme meilleurs ambassadeurs.

Alors qu’il milite chez Purling Hiss, une formation rock/garage issue de  Philadelphie, Mike cherche déjà à explorer d’autres horizons musicaux. Il décide alors de débrancher l’électricité et de se lancer en solo. 

Pour enregistrer son premier opus, il s’est bien entouré, puisqu’il a pu compter sur le concours de son ami Kurt Vile (il se sert ici de toute une panoplie d’instruments et se charge des chœurs) et de Jeff Zeigler, ingénieur du son pour War on Drugs, Kurt Vile et Steve Gunn).

Vu la liste des collaborateurs, il n’est pas étonnant que la musique de ce « Long Lost Solace Find » nous plonge au sein d’un univers sonore réminiscent de Kurt Vile. Même le timbre vocal de Polizze est proche de celui de Vile. Et tout comme lui, il a décidé d’en revenir aux racines du folk/blues américain.

Impeccables, les dix ballades aux mélodies entêtantes et lumineuses se nourrissent judicieusement de guitare sèche (surtout), jouée en slide (évidemment !), d’harmonica et de cuivres, oscillant de l’allégresse (« Revelation ») à la mélancolie (« Cheewawa », « Wishing Well »).

Pour un premier essai, Mike Polizze marque des points. Son « Long Lost Solace » s’écoute d’une traite sans jamais baisser de régime. Et si l’artiste marche sur les traces de Kurt Vile, il n’est pas loin de le rattraper… 

Lizzy Young

Coocoo Banana

Écrit par

Originaire de la banlieue parisienne, Lizzy Young a vécu quelque temps à Barcelone, avant d’émigrer à New-York, où elle réside maintenant depuis plus de 10 ans. Elle y milite comme bassiste au sein de différentes formations, outre sa carrière solo, qu’elle mène en parallèle.  

Inspirée des 80’s, la musique de Lizzy Young baigne au sein d’un climat dépouillé, froid et ombrageux. Vaporeux ou tourbillonnants, parfois dispensés en boucle ou simplement réduits aux sonorités de piano, les claviers vintage (un casio ?) entretiennent parfaitement cette atmosphère.

En général, semblable à une prière, sa voix est plutôt incantatoire, mais quand elle susurre, on ne peut s’empêcher de penser à Connan Mockasin (« God is pink », « Squid juice in Hollywood »). Les compos sont, pour la plupart, imprimées sur un mid tempo, par une boîte à rythmes. Trois exceptions qui confirment la règle, l’hypnotique « Obvious », l’offensif « She farts while she walks », et la valse électro « This morning I woke up ».

Tout au long de cet opus, Lizzy exprime son désenchantement (« Elephants », seul titre interprété dans la langue de Molière), expose ses craintes et ses doutes (« Oh ! Jupiter ! » ) quand elle ne traduit pas ses lyrics poétiques en plaidoyer protestataire…

Lizzy Ling

Working Day

Écrit par

Il est à craindre qu’il n’y ait eu erreur sur le destinataire ; car cet album ne devait probablement jamais arriver entre les mains de votre serviteur et ses compos pénétrer au creux de ses oreilles ! Pas que le l’électro/pop de « Working Day » soit foncièrement de mauvaise facture ; mais impossible de faire abstraction de ces paroles bien trop prosaïques et naïves… Avant d’enregistrer son troisième opus, l’artiste française avait l’ambition de composer des chansons qui s’inspire des événements de la vie quotidienne ; malheureusement, le résultat final est bien trop terre-à-terre. En outre, son approche musicale de 10 métiers à travers 10 morceaux n’est pas plus convaincante, tant elle se limite à naviguer à la surface (?!?!) des éléments. Les saynètes offertes aux garçons de restaurant (« Le Restaurant »…), aux coiffeurs (« Coiffeur pour Dames »…), aux  baby-sitters (« La Baby-sitter »…) ou aux conducteurs de métro (« Mon Meilleur Ami est Conducteur de Métro ») ont vraiment de quoi laisser de marbre. Et de bout en bout. En outre, très légers, voire puérils, les instrumentaux sont trop peu efficaces pour changer la donne. Anecdotique.

 

Lizzard

La devise de Lizzard : créativité, humilité et efficacité…

Écrit par

Ce vendredi 13 mars, se déroulait le concert de Soen, à l’Alhambra à Mons. En supporting act : Lizzard.
Les hostilités devaient débuter à 20h00, mais comme toute bonne organisation qui se respecte, elles ont pris entre 45 à 60 minutes de retard…
J’arrive donc peinard vers 20 heures 30 au pied de la salle montoise. Bizarre, le sas est vide !
Je suis surpris aussi de constater que le parterre est clairsemé. A priori, les groupes à l’affiche de ce soir de drainent pas la foule. Ou alors, c’est peut-être l’effet pervers de la crise économique qui frappe durement et cruellement les moins nantis d’entre-nous !
Parce que même si les concerts se veulent plutôt accessibles dans le cadre de Mons 2015 (et c’est tant mieux !), la culture, en Belgique, a tout de même un prix !

Fermons cette parenthèse !

A l’entrée, je passe devant le stand marchandising. Certains membres de Soen sont présents. Je tente de discuter. Ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare suffisamment que pour pouvoir tenir une longue et sérieuse conversation, je demande à un ami qui m’accompagne de jouer à l’interprète. Etrangement, déjà, la communication se glace. Et le courant passe difficilement. Nous avons l’impression de littéralement les emmerder ! Les questions ne trouvent pas réponse. Une personne semble même mal à l’aise devant le peu d’empathie que nous témoignent ses comparses. Il s’agit là sans doute du paradoxe des relations humaines…

Je ne m’inquiète pas ! Après tout, qu’importe, je me suis déplacé avant tout pour assister à un spectacle et retranscrire mes impressions en toute objectivité.

Lizzard assure donc la première partie. Il s’agit d’un trio mixte franco-anglais qui a déjà de la bouteille, malgré son jeune âge ! Les musicos doivent avoir à peine la trentaine.

Après une première démo réalisée en 2007, la formation publie en 2008, un premier Ep intitulé « Venus ». Rencontrant un véritable succès critique, le band enregistre son premier album en 2012, à Los Angles. Son titre ? « Out of reach ». Il est très prometteur et déborde de créativité.

Aujourd’hui, le combo est venu défendre les couleurs de « Majestic », un deuxième opus tombé dans les bacs depuis quelques mois.

Vers 20h45, Mathieu Ricou (guitare, voix), Katy Elwell (batterie) et William Knox (basse, voix) s’installent.

Détail croustillant, ce qui me frappe, c’est cette toute jeune et frêle jeune fille derrière les fûts. Les traits fins et le visage angélique, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.

Et pourtant, cette docteur Jekyll devient une Mrs Hyde en puissance, derrière ses fûts ! Dès les premiers décibels, elle prouve que l’on peut être très féminine et en avoir dans le pantalon ! Elle frappe sans vergogne toms, cymbales, grosse caisse et caisse claire. Elle dispose de tellement d’accessoires qu’on peine à la distinguer clairement.

Le public sait maintenant à quelle sauce il va être mangé !

Effectivement, aux rythmes chevronnés des compositions qui s’enchaînent, autour de moi des dizaines de chevelures longues et épaisses s’agitent. Les mouvements de tête se font de plus en plus pressants et intenses. On dirait une grand-messe réunissant ses pèlerins. Un ersatz sectaire même !

Pour ma part, la coupe rase et la calvitie naissante m’interdisent toute rivalité !

C’est curieux à voir ! Mais le genre musical rock/expérimental/art/metal s’y prête admirablement ! Et relève du folklore !

Après un set rondement mené autour des albums « Majestic » et « Out of Reach », le show prend fin.

J’en profite pour m’hydrater. J’attends impatient le repas principal. Ou le dessert. Ce sera selon !

Vers 22 heures, les premières riffs de guitares métal/prog de Soen font trembler l’hémicycle.

Formé en 2005, sous l’impulsion de Martin Lopez, le projet est rapidement mis au placard. Ce n’est que cinq années plus tard que le band s’extirpe de son cocon suite à l'arrivée de Joel Ekelöf (Chant) et Steve Digiorgio (Basse). 

Un premier disque, évoluant entre Rock et Metal Progressif, baptisé "Cognitive", paraît en 2012. "Tellurian" est quant à lui disponible depuis le 4 Novembre 2014 chez Spinefarm Records.

Joel Ekelöf, Martin Lopez, Joakim Platbarzdis et Stefan Stenberg affichent une excellente technique, mais leur musique, plus prog que metal, ne parvient pourtant pas à faire décoller l’ambiance !

Les musicos semblent s’en donner à cœur joie sans pouvoir réellement communier avec le public. Un problème d’ego surdimensionné peut-être…

Le chanteur possède d’excellentes dispositions vocales. Mais, il ne les met pas au profit de l’ensemble. Il en fait maladroitement des tonnes. Ce qui n’apporte rien… si ce n’est à décrocher des sourires moqueurs et… susciter un sentiment d’ennui ! Serait-ce la conséquence de la recherche d’une identité propre à n’importe quel prix ?

Les spectateurs ne sont pas dupes et leur attention s’amenuise comme neige au soleil ! Dommage !

Bref, l’alchimie n’est pas au rendez-vous ce soir !

La set list puise parmi les compos de « Tellurian » et « Cognitive ».

La seule bonne surprise viendra lors du rappel. Le titre « Word » est balancé tout en retenue. Juste une guitare et une voix durant la partie première de la structure du morceau. Durant ces (trop) petites minutes d’intimité, le chanteur redevient homme, au sens le plus noble du terme et communique une émotion forte avec les badauds.

Le rappel prend fin.

Je regagne le bar… pratiquement vide !

J’aperçois au loin les trois membres de Lizzard. Je me dirige vers le stand. Ils sont très accessibles, contrairement à leurs homologues. Je taille une bavette auprès de la jolie Katy. Elle a 32 ans et compte déjà 16 années de batterie dans les tripes. Je la complimente sur son jeu. Je la sens réceptive et très humble à la fois.

Nous nous échangeons alors quelques brides d’informations. Elle est d’origine anglaise, mais parle un français impeccable. Je m’en étonne. Elle précise qu’elle vit en France depuis ses 11 ans (si ma mémoire ne me fait pas défaut).

Elle griffonne, le sourire aux lèvres, quelques mots sur un bout de papier que je m’empresse de mettre en poche. Je m’attarde environ un gros quart d’heure.

Durant ce laps de temps, Soen reçoit aussi une poignée de fans exaltés. J’en vois quelques-uns repartir, un vinyle sous le bras… Support que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître… Les flashs continuent de crépiter et les selfies seront légion ce soir!

Finalement, tout ne sera pas perdu pour tout le monde !

Set list :

Aion
Bound
The Roots Within
Loose Ends
Colour Bund
The Orbiter
Vigilent
Twisted Machine
Tear Down The Sky

(Organisation Alhambra)

Cuby + Blizzards

Boom boom bang

Écrit par
Fin des 60s, au cœur de la vague de blues anglaise, une excellente formation batave sévissait régulièrement en Belgique : Cuby and the Blizzards. Son blues d’excellente facture était d’ailleurs souvent comparé à celui des Bluesbreakers de John Mayall. Je me souviens encore de leur leader Harry Muskee, alias Cuby ; d’un tout bon guitariste qui répondait au nom d’Eelco Geeling ; et puis de la sonorité blues très caractéristique du piano, assuré le plus souvent par le regretté Herman Brood. Harry est aujourd’hui âgé de 62 ans. Il fonda Cuby en compagnie d’Eelco, en 1965. Leur premier elpee, "Desolation", est paru en 66. Harry vit dans une ferme à Grollo. Eddie Boyd, John Mayall et Alexis Korner lui rendent régulièrement visite. Saviez-vous, qu’à une certaine époque, Mayall avait songé à Gelling pour succéder à Clapton? Herman Brood avait rejoint Cuby pour concocter le second album "Groeten uit Grollo". Il quittera la formation en 1970, laissant la place à trois nouveaux membres : Herman Deinum à la basse, Hans La Faille aux drums et Helmis Van der Vegt au piano. Sous cette formule le groupe enregistrera "Appelknocers flophouse". Et bien, figurez-vous que ces trois musiciens sont toujours de la partie. Et ont participé à la confection de ce nouvel elpee. Par contre, Gelling a cédé la six cordes à Erwin Java.
 
Sous-titré "In the spirit of John Lee Hooker", l’elpee s’ouvre par le grand classique "Boom boom". Par rapport à la version originale, le rythme est plus lent. Mais la rythmique un tantinet lourde est trempée dans l’acier. Assez éraillée, la voix du vieil Harry n'a pas changé. Il privilégie le cri au chant. Très électrique, la guitare de Java est largement amplifiée. Sur "Sugar Mama" renoue avec le son des Blizzards d'autrefois. Et l'introduction au piano de Helmig Van der Vegt n’y est pas étrangère. Une impression corroborée par "Liquor blues", un fragment signé par le groupe. Le son est dépouillé. Le piano peut s'évader à satiété. L'hommage à John Lee Hooker est rendu par de courtes plages telles que "Black snake" et "I can't quit you baby". Harry chante, épaulé par le seul bottleneck de Java. "Faceless voices" est incontestablement le témoignage le plus éloquent adressé à Mr Hooker. Une plage très très lente, chantée, presque parlée, par Muskee. Son timbre est tellement proche du maître. La guitare est réverbérée. John Lagrand (Livin' Blues) joue de l'harmonica, alors qu’Helmig est passé à l'accordéon. La reprise de "One bourbon, one scotch, one beer" est exécutée à la manière de "Boom boom". Sander Schuurman joue de l'harmonica sur "Wreckless flight", une plage plus aventureuse. Préposé à l'orgue Hammond , Helmig s’en tire très bien. Tout au long de "Last minute flight" la guitare de Java disserte dans un style inspiré par les dernières années du regretté bluesman. Cet hommage est également la plus longue plage de l’elpee. L'album s’achève par un "Warning from the ice" de toute bonne facture, un blues lent ponctué par une nouvelle toute bonne intervention de Van der Vegt, à l'orgue Hammond.

Thin Lizzy

Wild one

Il y a déjà dix ans, le quatre janvier 1986 très exactement, que Phil Lynott a quitté ce monde. L'occasion était donc belle pour Mercury de rendre hommage au leader de Thin Lizzy, à travers cette compilation. C'est entre 1974 et 1978 que cette formation a connu ses heures de gloire. Lorsqu'elle pouvait s'appuyer sur la conjugaison de deux formidables solistes, Scott Gorham et Brian Roberston. Sous ce line-up, ils graveront une série de hits. Six perles incluses sur ce morceau de plastique, et en particulier l'immortel "The boys are back in town". Tout ce qui est antérieur et surtout postérieur à cet état de grâce ne vaut pas tripette. Même pas les compositions relevées par la présence de Gary Moore, artiste qui séjourna pourtant deux fois au sein du groupe. Et encore moins après 1980. C'est à dire au moment où la musique de Thin Lizzy sombra dans le heavy metal pathétique...