Louis Chédid est un auteur/compositeur/interprète assez prolifique. De ses débuts remontant à 1973, illustrés par la sortie d’un premier album intitulé « Balbutiements », à ce jour, 27 années se sont écoulées. Et en cet automne maudit pour nos voisins français (voir l’actualité politique…) l’ami Louis nous propose, non pas un, mais onze magnifiques rayons de soleil pour faire oublier la dure réalité des choses.
« On ne dit jamais aux gens qu’on aime qu’on les aime » est à ce jour la seizième galette du papa de qui vous savez… Depuis ses ‘balbutiements’, on aura donc eu droit au minimum à un nouveau disque tous les deux ans. Qui dit mieux ? Deux albums live viennent s’ajouter à cette panoplie bien fournie, le premier publié en 1994 et l’indispensable « Botanique et Vieilles Charrues », en 2003.
Après avoir édité une comédie musicale baptisée « Le soldat Rose », en 2006, puis offert sa collaboration pour le mixage de « Mister Mystère » de sa progéniture, Louis revient donc aux affaires. C’est évidemment en bénéficiant de la complicité de son génie de fils que Louis a enregistré ce nouvel opus. Tour de force assez singulier de la part de cette entité bucéphale, il n’aura fallu que dix jours pour mettre en boîte ces onze nouveaux titres. Tous écrits et composés par l’artiste, même s’il a bénéficié du concours de Pierre-Dominique Burgaud, l’auteur du Soldat Rose, pour « Chat Noir » et « Tu peux compter sur moi ».
Affichant un look à la ‘Brassens’ (grosse moustache et guitare) et affichant 62 balais, Louis nous apporte une nouvelle fois un éventail d’émotions, « Tu peux compter sur moi », « Maman maman », « Au secours », un regard tout personnel sur les problèmes de notre société tout au long de « A force », une petite dose de mélancolie sur « Blues du dimanche soir » et un certain cynisme sur « Chat noir » ou « Croque mort ». La palme revient toutefois au titre phare de l’album « On ne dit… », hymne à la vie, aux relations amicales, familiales ou amoureuses ; en un mot, au bonheur…
Au final, un morceau, « Quelle belle histoire », résume à lui seul cette seizième réalisation, œuvre d’un des papys de la chanson française, le seul qui ait réussi dans les années 70, à dépoussiérer la ‘variété franchouillarde’ pour en faire une chanson française de qualité.
Indispensable pour les amoureux des belles ballades et des mots doux…