Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Adam and The Madams

Macadamia

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Adam and The Madams c’est le projet d’Adam Lanfrey (guitare, chant, basse) auquel participe Cyprien Steck (claviers) et Art Vonfelt (drums, grattes).

« Macadamia » constitue son quatrième opus, un disque qui tire un peu dans toutes les directions, depuis la lo fi au psychédélisme, en passant par la pop, le garage, le jazz, le punk, le folktronica, le rock et l’électro expérimentale ou vintage. Un peu comme si on avait mis Pavement, MGMT, Beck, Fugazi, Four Tet dans un shaker et ajouté un zeste de Fab Four, avant de servir le contenu non filtré. Car si l’elpee recèle l’une ou l’autre ballade aérienne et jazzyfiante (le cuivré et lancinant « I don’t wanna choose ») ou champêtre (« Devil’s tail »), il recèle surtout des pistes sauvages et déjantées. A l’instar du sonique « Head medicine », du savoureusement vintage « Since you’re gone », du féroce « I’m coming », de la fausse ballade « I’m here » (Supergrass rencontre Radiohead circa « Ok Computer » ?), aussi percutante que tendrement nostalgique, de l’électro-noise « She said no » et de l’impétueux « Stupid ». Mention particulière pour le céleste, entraînant et mélodieux, « Ant hill », qui sevré d’électro aurait pu figurer au répertoire de The Dodos…

 

Gebremariam Awalom

Desdes

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Le parcours d’Awalom Gebremariam est comparable à celui de nombreux jeunes Erythréens. Alors qu’il n’a encore 30 ans, il quitte son pays, au péril de sa vie, afin de fuir le régime liberticide du dictateur, Isaias Afeworki. Une fois la frontière franchie, il est cantonné quelque temps dans un camp de réfugiés éthiopien, avant d’émigrer aux Etats-Unis où il acquiert l’asile politique.

Avant de quitter sa patrie, en 2007, Awalom Gebremariam avait enregistré un album intitulé « Desde » à Asmara (capitale de l’Erythrée). Il l’a bien entendu emporté dans ses valises. A son arrivée aux USA, le label Awesome Tapes From Africa décide de ressortir cet elpee afin de faire connaître le jeune artiste et, plus largement, la musique traditionnelle de son pays. Là-bas, Gebremariam enseignait le maniement de deux instruments traditionnels : le wata (instrument à corde qu’on utilise à l’aide d’un archet) et le krar (instrument à 5 cordes). Deux instrus insolites dont il se sert tout au long de ce « Desdes », et sur lesquels il pose sa voix haut perchée.

Une belle opportunité pour (re)découvrir un style musical bien spécifique rappelant de loin la musique éthiopienne (mieux connue). C’est aussi l’occasion de mettre en exergue le talent d’un artiste et pas seulement d’un peuple trop souvent victime d’évènements tragiques.

Pour la petite histoire, aujourd’hui, âgé de 29 ans, Awalom Gebremariam s’est installé en Caroline du Nord, travaille dans un restaurant et fait découvrir sa musique aux Etats-Unis. Il espère toujours, un jour, rejoindre sa patrie…

And So I Watch You From Afar

De vraies piles électriques !

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Ce mercredi 6 mai, le Vk* accueille en son sein And So I Watch You From Afar (ASIWYFA). Originaire de Belfast, la formation vient de publier son nouvel opus. Il s’intitule "Heirs". Et elle est venue le défendre. Fidèle au public noir-jaune-rouge, elle se produit en Belgique, quasiment tous les quadrimestres. D’ailleurs, celles et ceux qui ont manqué le set de ce soir, pourront revoir le band dans le cadre du festival de Dour, le 19 juillet prochain.

Pour assurer le supporting act de sa tournée européenne, le groupe a choisi Henry Kohen aka Mylets. Un artiste américain qui est hébergé sur le même label, Sargent House. Et c’est une excellente idée. Ce prodige de la guitare a publié récemment son premier elpee. Un disque dont la musique oscille entre noise et post math rock. Il monte sur l’estrade vers 20 heures. Malgré ses 20 printemps, il ne semble pas du tout impressionné par un auditoire à moitié rempli (ou vide selon). Pendant une heure, il va tenir public en haleine grâce à des compos bien ficelées et bluffantes de maîtrise. Et celle sur sa six cordes l’est tout particulièrement. Une excellente découverte pour une soirée qui débute parfaitement.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Le Vk est à présent bien garni et on sent la température monter de quelques degrés. Les deux gratteurs prennent place aux extrémités du podium, tandis que le bassiste (un barbu imposant par sa stature), s’installe au centre, devant le batteur. Dès les premières notes, pas de doute, le son est toujours aussi caractéristique. Et ce math/rock caoutchouteux fait instantanément mouche. Le headbanging peut commencer… ASIWYFA livre d’abord plusieurs morceaux tirés de son dernier LP. Et franchement, ils tiennent la route. Les Irlandais du Nord n’ont rien perdu de leur fougue et de leur énergie. Les guitaristes seraient-ils atteints d’hyperkinésie ? Une chose est sûre, lorsqu’ils ne bondissent pas, ils courent d’un côté à l’autre de la scène tout en enchaînant les solos. De vraies piles électriques ! On se demande également comment le batteur parvient à pilonner ses fûts à une cadence aussi frénétique. Et parfois pendant dix bonnes minutes. En outre, il crée une interactivité avec la foule, notamment lorsque les compos recèlent des chœurs, des exercices de style qui correspondent parfaitement au contexte. Pendant l’heure et demie de concert, l’intensité ne faiblira jamais. Toute personne normalement constituée se serait effondrée après 60 minutes de combat. Au cours duquel tous leurs meilleurs titres y passeront. Et si les spectateurs en ont eu pour leur compte, ils en réclament encore…

And So I Watch You From Afar possède la classe des groupes capables de transcender ses compos en ‘live’. Et le combo a bien compris ce que les mélomanes attendent d’eux sur les planches…

(Organisation Vk*)

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Sam and Me

The Battle of Hemsby

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Sam and Me est un duo réunissant Sam Zindel (Sam) et Rowan Dawes (Me). Leurs premiers pas musicaux remontent à1997, année au cours de laquelle ils ont formé leur premier groupe The Lemon Tree Escape. Une aventure qui s’est limitée à quelques prestations accomplies dans les clubs et pubs de leur ville de Brighton, dont ils sont originaires, avant de disparaître assez rapidement. Et pour cause, Sam avait l’opportunité d’entrer à l’Université de Manchester. Néanmoins, l’envie de jouer ne le quittera jamais. Tout au long de ces années d’études, le jeune Anglais préfère d’ailleurs se consacrer à sa guitare plutôt que de succomber aux vices universitaires. Ce qui va d’ailleurs lui permettre de décrocher son diplôme. Et de foncer sur Londres pour y retrouver son compère. Une nouvelle épopée peut donc commencer. Et elle commence assez rapidement à prendre de l’envergure. Notamment grâce à quelques concerts accordés en supporting act de The Longcut, Feist, Spinto Band ou encore The Maccabees. Mais c’est également à cette époque que le tandem se rend compte des limites de leur formule. Et qu’ils décident d’engager d’autres musiciens. Ils recrutent d’abord une connaissance commune : le claviériste Dan Black. Puis Mitchell Johnson, un guitariste qui débarque du Minnesota. Dès que le quatuor est au point, il se lance dans l’écriture de son premier opus.

« The Battle of Hemsby » a cependant nécessité plusieurs années de travail. Pour un résultat sensé camper un hybride entre les Flaming Lips, Simon & Gardfunkel et Grandaddy. Bref, une forme de psychédélisme mélodique, contemporain, souligné de superbes harmonies vocales. Une idée qui a de quoi faire rêver…

Premier single, « Sonic Boomerang » nous met l’eau à la bouche. Le tempo est allègre et accords de piano sont trempés dans les nappes de claviers. Masquée par un vocodeur, la voix est impeccablement soutenue par les harmonies vocales. Un morceau au cours duquel le chanteur adresse un clin d’œil aux Lips, en incluant judicieusement la phrase « Do you realize ? » Un départ qui irradie sur plusieurs plages suivantes ; et en particulier le superbe « Joy Riders ». Puis Sam & Me semble s’essouffler et change de registre, épousant même un format plus formel voire traditionnel. Les harmonies vocales sont uniquement canalisées par des accords de guitare ou de piano ; un peu comme chez Simon & Garfunkel. Les mélodies sont plutôt jolies, mais les compos se suivent et se ressemblent. Seul « If I Can Fall » remonte à la surface, à cause de son envolée en crescendo. Serait peut-être souhaitable que Sam et Rowan accordent davantage de responsabilité à leurs deux nouveaux acolytes, de manière à pouvoir tenir la distance. Et à ce prix, ils pourront alors décrocher un must…

 

Polyrhythm Addicts

Break Glass…

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De retour après plusieurs années d’absence dues au passage derrière les barreaux du emcee Shabaam Sahdeeq et de diverses querelles d’ego, cette formation emmenée par l’excellent Dj Spinna nous délivre un opus à la gloire du hip hop new-yorkais de la grande époque. Il suffit d’écouter « The Purist » pour s’en convaincre : de EPMD à Biz Markie en passant par A Tribe Called Quest, tous les grands noms du rap new yorkais reçoivent un hommage dans les règles. Les beats puissants de Spinna sont gorgés de soul et de funk comme dans une vieille production de Pete Rock. Les flows des trois emcees (dont la nouvelle venue Tiye Phoenix) révèrent les ‘rhyming skills’ et snobent la frime, mais on regrettera un certain manque de variété d’un morceau à l’autre. C’est d’ailleurs un des rares points négatifs de cette belle production en dehors des modes : après un démarrage en trombe (des bombes comme « Smash » et « Reachin’ » en sont les plus belles illustrations) le reste du disque s’installe dans une certaine routine, malgré quelques featurings de Large Professor, Planet Asia et Phonte (de Little Brother). Une impression renforcée par la longueur de « Break Glass ». Hormis ces quelques réserves, ce son bien solide devrait plaire aux b-boys et fly-girls plus aguerris.

 

She’s Spanish, I’m American

She’s Spanish, I’m American EP

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La pérégrination de Josh Rouse prend une nouvelle tournure. Après s’être installé auprès de sa petite amie sous le soleil espagnol et avoir sorti en 2006 « Subtitulo », un disque fortement influencé par sa nouvelle vie, il revient accompagné de sa belle, Paz Suay, dans un side-project subtilement nommé « She’s Spanish, I’m American ». Ce premier EP éponyme est composé de 5 tranches de pop estivale, fidèles au style de Josh Rouse mais relevé par le charmant accent de Paz Suay. Elle a beau ne pas toujours chanter très juste, la jeune femme se révèle être un joli atout (dans tous les sens du terme). Enfin, bien que l’on retienne essentiellement « These Long Summer Days », seul titre interprété intégralement par Rouse, le duo nous offre dans l’ensemble une excellente incursion dans leur dôme intime. Et en bons voyeurs que nous sommes, c’est d’une impatience non retenue que l’on attendra le premier album.

Death From Above 1979

You´re a Woman, I´m A Machine

Écrit par
Auditeur contemplatif : prudence ! Ce passage est hautement électrifié. Une seule décharge de cette fricassée pré-eighties peut entraîner un sérieux pétage de plombs récalcitrant. Ce premier disque de la paire Death From Above 1979 est une véritable bombe nucléaire, un Hiroshima de tension, un Nagasaki tout-puissant. Le duo canadien impulse un époustouflant hard-rock’n’roll hypnotique sauce Liars. Plus curieux encore : Sébastien Grainger s’applique à mener le chant et la batterie de front alors que son Jesse Keeler de compère se poste à la basse et aux synthés. Ici la basse est utilisée comme une six cordes. Et la mixture opérée ‘frouche’ dans le lard comme David fracasse Goliath. Les deux petits Canadiens n’ont guère de craintes à se faire : ils sont très forts. Les poids lourds qui se risqueraient à se frotter à ces deux-là devront faire gaffe. Ces types sont des tueurs de son, d’authentiques ‘audiovores’. Le riff initial de « Turn It Out » indique la marche à suivre. C’est la course folle : le rythme est infernal, intransigeant. Plus loin, « Blood On Our Hands » s’épanche sur le plancher comme le hit de la révélation, la terreur qui corrige les erreurs. Et puis, l’heure de la rythmique psychotique de « Black History Month » retentit. Les coups de basse montent comme une grosse poussée d’adrénaline entaillant un état comateux prolongé. Finalement, Death From Above 1979 sort l’artillerie pour un « Sexy Results » insufflé au cœur même de la torpeur. L’expérimentation reprend les dessous de la scène rock : la mort est proche !

Floatsam And Jetsam

Drift

Cinquième elpee pour ce groupe texan dont le heavy metal est aussi subtil que le vacarme provoqué par un troupeau d'éléphants qui traverse un pont de bois... Les rares accès de cordes de guitare acoustique à caractère hispanique sont ainsi impitoyablement écrasés sous le déluge de clichés pachydermiques. Et lorsque la solution manifeste un zeste de quiétude, c'est pour dériver (NDR : ‘drift’ se traduit par à la dérive!) dans le hard FM...