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Mac DeMarco

En marche vers la gloire…

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Il y a un peu plus de 3 ans, Mac DeMarco se produisait au Witloof Bar du Botanique. Il n’y avait qu’une trentaine de personnes, y compris votre serviteur, dans la salle. L’artiste avait accordé son set en solo, uniquement armé de sa gratte semi-acoustique. Assis, au milieu de l’auditoire. Un moment véritablement magique. Il revient ce soir dans la capitale, mais à l’Ancienne Belgique, en compagnie d’un groupe électrique, et le concert est soldout.

Le supporting act est assuré par Montero, un Australien établi en Grèce. Il et flanqué d’un backing group. Tour à tour un sextuor ou un septuor, dont trois guitaristes, un drummer, un claviériste et deux préposés aux cuivres et flûtes traversières.

Pop, élégante, subtilement psyché, la musique proposée nous replonge dans les 60’s et même les seventies. Et on ne peut s’empêcher de penser aux Beatles. A cause du soin apporté aux harmonies vocales. Mais aussi à Pond, une autre formation aussie pour laquelle Montero avait réalisé l’illustration de la pochette de l’album « Man It Feels Like Space Again ». Faut dire que l’artiste est devenu notoire pour son graphisme surréaliste…

Mac s’est installé depuis peu à Los Angeles. Agé de 27 balais, il vient de graver son nouvel opus studio, « This old dog », un disque pour lequel il a joué à l’homme-orchestre ; depuis la batterie à l’harmonica, en passant par sa célèbre gratte déglinguée qu’il avait achetée pour une poignée de dollars, mais qui sonne comme aucune autre.

Le show commence à 20h15 précise. Une intro présente chaque musico de manière humoristique. « On The Level », un des singles de son dernier long playing, ouvre le bal. La scène baigne dans les teintes bleues. Mac a revêtu un tee-shirt de couleur orange et est coiffé d’une casquette retournée. Extraits de « 2 », « Ode To Viceroy » et « Freaking Out The Neighborhood » incitent la foule à danser. La version acoustique de l’indolent « My Kind Of Woman » est splendide.

L’auditoire reprend régulièrement les chansons en chœur, qu’il connaît… par cœur… Le natif de Duncan est particulièrement interactif. Sa voix est douce et bouleversante. Le concert va alterner titres énergiques, explosifs même et morceaux plus lounge voire jazzyfiants. Mais la fosse est réceptive à l’ensemble de son répertoire, et ovationne régulièrement la bande au Canadien. En fin de set, il prend la place de son drummer, qui en profite pour avancer en première ligne, afin de livrer une version plutôt burnée du « Californication » de Red Hot Chili Peppers. Manifestement, la route du succès est toute tracée pour Mac DeMarco

(Organisation : AB + Live Nation)

 

Mac DeMarco

Le bain de foule, une vraie tradition !

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Le Grand Mix est une salle que votre serviteur affectionne tout particulièrement. L’endroit illumine en effet une bien sombre ville de Tourcoing. On ne compte d’ailleurs plus les artistes notoires qui ont foulé les planches nordistes. Cette soirée n’allait pas déroger à la tradition, car c’est Mac DeMarco, flanqué de son band, qui s’y produit à guichet fermé.

Avant de pouvoir goûter à la sympathie du Canadien, c’est Anders Rhedin qui a la tâche d’enflammer la salle. Sous le patronyme de DINNER, le Danois va livrer un one man show étonnant. Si les compositions cold wave, en ligne directe des années 80, sont très intéressantes, c’est l’énergie dispensée sur les planches qui impressionne les 650 personnes présentes. Le songwriter se déhanche en effet dans tous les sens et s’autorise des pas de danse improbables durant une quarantaine de minutes. Une bonne dose de folie complètement inattendue. Il est d’ailleurs assez rare de voir un public autant apprécier un ‘opening act’. Une excellente surprise !

L’attente est un peu longue mais Mac fini par poser les mains sur sa guitare, vite suivi par son groupe. Le style du Canadien est reconnaissable entre mille. Le songwriter caresse soigneusement les cordes de sa gratte afin d’en extraire des sonorités très particulières. L’autre point fort des musicos sur l’estrade procède de leur bonne humeur communicative. Entre les morceaux, les différents membres du groupe se lancent sans arrêt des petites piques qui ont le don de faire rire ou sourire toute l’audience. Une des raisons pour lesquelles Mac et sa troupe séduisent en ‘live’.

Mais revenons à la musique. Le Canadien va parcourir toute sa discographie en s’attardant plus particulièrement sur son dernier album, « Another One », plus paisible et surtout mélancolique à souhait. Des morceaux qu’il entrecoupe de titres plus nerveux comme « Freaking Out the Neighborhood » ou « Cooking Up Something Good ». « Chamber of Reflection » met enfin en valeur le claviériste qui s’était contenté jusque là, d’exhiber ses talents de ‘plongeur’, parcourant la salle presque en lévitation, soutenu par de simples bras bienveillants. Mac va d’ailleurs également se réserver sa petite escapade dans la fosse, durant la dernière chanson, « Still Together ». Le bain de foule, une vraie tradition !

Nonobstant l’absence de rappel (pourtant accordé lors d’autres dates…), Mac DeMarco  convainc toujours autant durant ses shows. Son énergie débordante et ses compositions atypiques le révèlent comme un artiste passionnant à découvrir.

Celles et ceux qui ont eu la patience d’attendre une petite demi-heure après le set, et notamment les fans, ont pu partager verres et photos en compagnie du Canadien. Un petit plus qui accentue le charme du personnage dont nous allons certainement encore entendre parler.

(Organisation Le Grand Mix)

 

Mac DeMarco

Another One

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Nouvelle égérie du cool et de la sphère indie-rock mondiale, sorte de version 2.0. du Beck des années 90, le Canadien Mac DeMarco dévoile sa nouvelle livraison succédant au magnifique « Salad Days », sobrement intitulée… « Another One ». Limitée à seulement 8 morceaux, consacrés au thème de l’Amour –dont « My House By the Water », à l’outro instrumentale très ‘laidback’– elle devrait lui permettre de donner de l’amplitude à ses concerts, lors de son interminable tournée. Attention, Mac ne bouleverse pas pour au tant son univers de ‘slacker’, mais lui apporte de subtiles retouches… Le Canadien et le génial Connan Mockasin se sont apparemment liés d’amitié. Si bien qu’on retrouve ces sonorités si spécifiques au Néo-zélandais –qu’on pourrait qualifier d’‘aquatique’- dans son expression sonore. Et tout particulièrement tout au long de « A Heart Like Hers ». Manifestant une aisance bluffante et se distinguant par son jeu de guitare si particulier, il parvient à torcher des mini tubes folk (« The Way You’d Love Her ») aux mélodies imparables (« Just Pull Me Down »). De quoi vous filer une fameuse dose de bonne humeur. Si sa longueur de l’œuvre colle davantage à un Ep qu’à un LP, il faut reconnaître que cet « Another One » s’avère une belle réussite de bout en bout… Espérons que le New-yorkais d’adoption puisse parvenir à conserver sa simplicité, le jour où le succès lui ouvrira les bras, un succès qui serait d’ailleurs amplement mérité, et qu’il commence à engranger au fil du temps. Dommage que sa nouvelle tournée ne transite pas par chez nous, car ses concerts sont, paraît-il, de véritables happenings propices au délire…