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Male Bonding

Endless Now

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Un an et demi seulement après avoir pondu « Endless Now », les Londoniens remettent le couvert. Pour rappel, « Nothing Hurts » avait été favorablement et unanimement encensé par la critique. 

Sur ce deuxième opus, Male Bonding revendique davantage ses influences grunge et rock issues des 90’s, en général. Pas pour rien qu’on retrouve derrière les manettes John Agnello, un personnage qui a notamment bossé pour Cell, Kurt Vile, Dinosaur Jr. ainsi que Thurston Moore. Le son est crade. Survitaminés, résolument punk, dégoulinants de sueur, les douze morceaux font mouche. Les Anglais de ne se posent pas de questions. Le tempo est soutenu. Le sens mélodique contagieux. Il s’imprègne même dans notre subconscient avec une facilité déconcertante. Les riffs de guitares sont simples mais efficaces ; mais tout comme la voix, ils sont chargées de reverb’. Il y a bien l’une ou l’autre plage qui permet quelque peu de reprendre haleine (« The Saddle »), mais c’est toujours pour ensuite redémarrer de plus belle. Encore que dans le ventre mou de l’elpee, on a parfois l’impression que le combo cherche son second souffle. Suivant l’adage, ‘trop d’énergie finit toujours par tuer l’énergie’. Mais en fin de parcours, il retrouve toute sa sauvagerie.

Parfait pour retrouver la forme, Male Bonding agit comme un excitant naturel. Un cran en dessous de « Nothing Hurts », « Endless Now » demeure néanmoins un excellent album. Aussi, ne boudons donc pas notre plaisir !

Male Bonding

Nothing hurts

Écrit par

D'abord, il y a le nom. Ça sent l'impertinence à plein nez, c'est un tantinet subversif, ça met l'eau (NDR : l’os ?) à la bouche. Ensuite, la localisation géographique. Dalston, nord de Londres. Ça sent les petits clubs enfumés (enfin, ceux où c'est encore le cas), le pub local, sa Guinness, son billard. Ça sent le kebab à tous les coins de rues. C'est pas Chelsea. On est loin du Londres des cartes postales, loin des clichés de la garde royale et de la Reine Mère. Et donc, forcément, la musique qu'on y fait a des relents de caves, plus que de Tea Room. Mais surtout, et plus que le reste, il y a le son. Des guitares bruyantes, énergiques, acérées, aiguisées, tranchantes. Une rythmique implacable. Une voix quelque peu éthérée, sous mixée. On repense à Ride (« Your contact » ou « Nothing use to hurt »), aux Jesus & Mary Chain (souvent), aux Pale Fountains, aux Smashing Orange (pas citrouilles!), aux Pale Saints,

Swervedriver et toute la sainte clique de l'époque. Les mélodies savent se faire caressantes, posées délicatement sur les riffs toute disto dehors. Alors oui, ce disque a un petit goût suranné. Il aurait pu avoir été enregistré il y a quinze ans. Et alors? Des groupes susmentionnés, lequel nous offrira un jour une suite ? Peut-être ne vaut-il mieux pas, d'ailleurs. Qu'importe, car la nouvelle garde s'en charge. Et elle le fait très bien. Ah oui, j'oubliais! Ils sont signés chez Sub Pop ; c'est pas de la référence vintage ça, peut-être?