La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Maps

Vicissitude

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Le dictionnaire de l'Académie Française nous apprend que vicissitude se dit de toute révolution, changement par lequel des choses différentes se succèdent les unes aux autres.

Évolution plus que révolution, en fait, puisque comme la queue d'une comète, le projet de James Chapman trace sa voie dans la constellation Maps en suivant un corps astral appelé à s'éteindre dans un futur plus ou moins proche (et au vu de la distance qui nous sépare, cette comète s'est peut être déjà éteinte sans que nous le sachions).

Suivant un chemin balisé dans un ciel bercé d'une aurore boréale.

Un peu légère, cette électro pourrait cependant servir de bande sonore pour la prochaine nuit des étoiles...

 

Maps & Atlases

Maîtres de leur sujet…

Écrit par

Ce dimanche 22 avril, Maps and Atlases se produisait au Botanique, quelques semaines à peine après voir publié leur excellent album, « Beware and Grateful » ; un disque aux fortes tendances addictives. On était donc très heureux de revoir le groupe chicagolais à Bruxelles, près d’un an après son dernier passage. Et il revenait au jeune groupe tournaisien, Perils of Penelope, d’assurer le supporting act. 

Perils of Penelope ouvre donc la soirée, vers 20h. La salle est loin d’être comble, lorsque le band belge monte sur l’estrade. Faut croire que les concerts du dimanche ne font pas trop recette ! Le set démarre sur les chapeaux de roue. Et s’il manque peut-être un chouia de puissance, il permet aux différents instrumentistes d’étaler toute leur technique. La dextérité des gratteurs sur leur manche est impressionnante ; et le drummer n’est pas en reste, passant d’un fût à l’autre avec une facilité déconcertante. En outre, les musicos connaissent leur répertoire sur le bout des doigts. P.O.P. confirme tout le bien que l’on pensait de lui. Et au vu de sa prestation, il ne devrait pas en rester à ce stade. Enfin, c’est tout le mal qu’on souhaite au jeune combo.

Place ensuite à Maps & Atlases. Il est plus de 21h lorsque le quartet entre en scène. C’est « Old and Gray » qui ouvre les hostilités. La voix du chanteur, chétif et barbu, est nasillarde, mais son timbre et ses inflexions sont impeccables. Le groupe embraie par « Remote and Dark Years », une compo beaucoup plus pop. Les morceaux s’enchaînent ; et au fil du temps, on se rend compte que le ‘tapping’ des gratteurs est de plus en plus véloce. Le batteur est impressionnant. Agressif, son drumming regorge de contretemps. Quant au bassiste, ses interventions libèrent énormément de groove ; à tel point que parfois on a l’impression qu’il survole l’ensemble. Bref, les musiciens maitrisent parfaitement leur sujet. Et puis on sent qu’ils sont heureux d’être là ce soir ; d’ailleurs, ils ne se privent pas de le clamer. La setlist alterne titres du dernier elpee et morceaux issus des opus précédents, un peu comme si le combo yankee voulait nous concocter un ‘best of’. On aura quand même droit à une toute nouvelle composition. Après un set d’une bonne heure, le band prend congé du public. Un public, conquis, comblé même, et surtout satisfait d’avoir fait le déplacement. Car manifestement, au cours de cette soirée, on a eu droit à deux excellents concerts…  

(Organisation Botanique)

 

Maps & Atlases

Beware and be grateful

Écrit par

On peut affirmer qu’en publiant « Beware and be Grateful », Maps and Atlases vient d’enterrer définitivement son étiquette math-rock. Faut dire qu’il y a un bon moment qu’elle ne collait plus à leur peau. D’ailleurs, assurer les premières parties de Russian Circles, leur voisin chicagolais, n’est aujourd’hui plus imaginable. Bien de l’eau a coulé sous les ponts, depuis leurs débuts, c’est-à-dire lorsque le groupe était comparé à Hella ou Don Caballero.

Le nouvel opus illustre parfaitement le changement d’orientation de la formation yankee. Elle y brasse une multitude d’influences, en revisitant la quintessence de l’indie-rock rencontrée au cours des cinq dernières années.

« Old and Gray » ouvre la plaque. Une voix aérienne est rapidement soutenue par des chœurs. Une basse ronflante entre timidement dans l’ensemble, avant de s’imposer. Sur « Fever », le début est tout aussi réservé, avant d’amorcer un crescendo qui déboule à la manière de Menomena. « Remote and dark Years » n’est pas vraiment sombre, mais plutôt sculpté dans un pop/rock suave. Et entraînant, « Vampires » se révèle davantage rock. Curieuse coïncidence, car en fin de parcours, plusieurs plages (« Be Three Years Old », « Bugs »)  s’aventurent dans l’univers de Vampire Weekend. Les percussions sont exotiques et les guitares allègres. De quoi conclure l’œuvre dans un climat de bonne humeur.

Bref, si le quatuor a décidé de prendre un virage à 180° dans sa musique, il n’a rien perdu de son efficacité. Mieux encore, ses mélodies sont contagieuses et excitantes. De quoi satisfaire tout mélomane, branché sur ce style musical…

Maps and Atlases se produira en concert ce dimanche 22 avril au Botanique. Et c’est le combo tournaisien Perils of Penelope qui assurera la première partie.