Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Marcus Malone

Stand or fall

Écrit par

Originaire de Detroit, Marcus Malone est un chanteur/guitariste de couleur noire. Depuis plus de 10 ans, il pratique un blues rock très mélodique. Son premier album ? Il l’a mis en boîte à Los Angeles. Au cours des 90’s. Intitulé "Marcus", il avait bénéficié du concours de Tim Bogert (ex-Vanilla Fudge/Cactus/Jeff Beck) et Gene Black, un gratteur qui depuis s’est mis au service de Joe Cocker. Cet opus avait beaucoup plu en Europe ; ce qui avait permis à l’artiste d’y tourner inlassablement. Il s'est alors établi en Angleterre dès 1997 et a entamé la publication de toute une série d’elpees : "One more time" en 1999, "Walkin' shoes" en 2002, "Blue radio" en 2005, "Hurricane" en 2007, "Let the sunshine in" en 2011, et enfin ce "Stand or fall".

L'artiste jouissant aujourd’hui d’une belle notoriété, il a reçu le concours de toute une série de collaborateurs, lors des sessions d’enregistrement. Dont de nombreux amis guitaristes, parmi lesquels on épinglera John Nolan de Staylight Run, Stuart Nixon de Never the Bride, Billy Burke et Julian Burdock de 24 Pesos (ex-Waterzooi). Marcus signe la plus grande partie des plages.

Il démarre par "Leaving the blues", un rockin' blues bien nerveux, auquel participe un des meilleurs souffleurs anglais contemporains, Wil Wilde. Nous ne sommes pas loin de Whitesnake, mais en beaucoup moins hard. En outre, la slide de Burdock communique à la plage, une coloration particulière. Marcus revient au style qu'il affectionne sur "Stand or fall". Imprimé sur un tempo lent entretenu par des riffs dramatiques, la musique évoque le célèbre blues band insulaire de la fin des 60’s, Free. La voix est d’ailleurs aussi rauque et puissante que celle de Paul Rogers, alors que Billy Burke ressuscite les accords chers à Paul Kossoff, en moins écorché toutefois! Malone a également assuré la mise en forme ; et il en a profité pour injecter de nombreux chœurs dans ses arrangements. "Aint no tellin" élève quelque peu le tempo. La voix de Marcus colle parfaitement au genre. John Nolan s’autorise une envolée de classe sur ses cordes. "It's gonna take time" est une ballade indolente. Les cordes acoustiques, l'orgue de Moz Gamble et l'harmonica d'Alan Glen (ex Nine Below Zero/Yardbirds) y font bon ménage. "Detroit City Blues" est à nouveau hanté par le Free. Marcus se souvient de ses jeunes années vécues dans la Motor City. Dixon s'envole aux cordes dans un registre plus métal. "Slow down" est un blues rocker au tempo vivace. Will Wilde se réserve l’harmo, alors que la guitare de Dixon emprunte un profil bien plus rock'n'roll! Slow blues dramatique, "Jealous kind" nous entraîne dans l’univers de John Lee Hooker. Malone chante toujours comme Rogers sur "Under pressure", mais de l’époque Bad Company. Le long playing nous réserve deux bonus tracks. Et c’est le bonheur ! Tout d'abord "Living the blues", un excellent boogie blues caractérisé par le retour de Burdock à la six cordes. Puis, une version longue du lent "It's gonna take time"…    

 

Marcus Malone

Let the sunshine in

Écrit par

Originaire de Detroit, Marcus est un chanteur de couleur noire. Il est très présent sur le circuit du blues européen, depuis plusieurs années ; il est même plus populaire en Angleterre que sur sa terre natale. Il a déjà publié quelques albums : "One more time" en 2000, "Walkin' shoe" en 2002, "Blue radio" en 2005 et enfin "Hurricane" en 2007. "Let the sunshine" constitue donc son tout dernier.

Le titre maître ouvre l’elpee. Malone imprime le rythme d'un boogie sur cette compo qu’il a écrite en compagnie de Gene Black, l'actuel gratteur du Joe Cocker Band ; une chanson au refrain particulièrement contagieux. L’ex-harmoniciste de Nine Below Zero, Alan Glenn, souffle puissamment dans son harmo pendant que Julian Burdock (24 Pesos) malmène sa slide et Stuart Dixon enchaîne les riffs rythmiques, à l'avant-plan. "If I had another chance" est un shuffle à la sauce texane, un style que Stevie Ray Vaughan défendait si bien naguère. Campant un timbre oscillant entre Paul Rodgers et Joe Cocker, la voix de Malone est ici superbe. Julian Burdock impressionne par son assurance. "Back to paradise" est hydraté par les infiltrations d’orgue Hammond dispensées par Moz Gamble et alimenté par une section de cuivres. Dans un registre, à nouveau fort proche de l’ancien leader de Free, sa voix ressort admirablement de l'ensemble. "Would it matter" est une superbe ballade indolente, un blues volontiers dramatique, au cours duquel l'orgue de Gamble réconforte par ses interventions chaleureuses, pendant que Stuart Dixon tire son épingle du jeu. Autre ballade, "Heartbreak kid" est plutôt sculptée dans le country rock. Mélodieuse, mais plus rythmée, elle est enrichie de superbes chœurs développés à la manière des Eagles. Boogie pétillant, "99 tears" est balisé par l'orgue et le piano. Blues rock typique, "Bad girls" est un morceau rondement mené. La voix colle parfaitement à ce style. Elle est ainsi très susceptible de monter en puissance sans se forcer. R&B très musclé, "She's my girl" nous ramène à l’époque du J Geils Band ; d’ailleurs, Alan Glenn souffle probablement en pensant à Magic Dick. "I was a fool" est encore une compo issue de la plume de Malone. Elle est adaptée à sa voix. Gamble se prend alors pour Booker T, en nous inondant de sonorités très Memphis Stax. Marcus est tellement heureux et fier du résultat obtenu sur cet elpee, qu’il nous refourgue son "Let the sunshine in", à l’aide des mêmes collaborateurs : Burdock, Black, Glen et compagnie. Mr Malone achève ce disque de bonne facture en solitaire. Il s’accompagne à la guitare pour chanter, d’une voix empreinte d’émotion, le "Love somebody" des Bee Gees (NDR : celui de la première époque !)