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Marillion

Une leçon de vie…

Marillion est un cas particulier dans l’univers du rock. Fondé il y a 30 ans, en Angleterre, ce groupe associé au revival du rock progressif continue à remplir les salles sans aucun support de l'industrie du disque ou des médias. Comment ? Tout simplement en entretenant une relation privilégiée, très émotionnelle avec ses fans. Et dans ce domaine, ils sont des précurseurs. Avant tout le monde, ils ont exploité le potentiel de l'Internet et lancé des appels de fonds pour permettre la production de leurs œuvres (ce que l'on appelle aujourd'hui le crowd-funding). Aujourd'hui, Marillion a enregistré 17 albums, qui se sont vendus dans leur ensemble, à plus de 15 millions d'exemplaires et s’est produit devant plus de 3 millions de spectateurs. Leur style musical a évolué au fil du temps, particulièrement quand le premier chanteur, Fish, a été remplacé par Steve Hogarth (ex-Europeans). Aujourd'hui, Marillion évoque tout autant Radiohead, Talk Talk, Simple Minds, Razorlight, Waterboys, Split Enz ou Coldplay que Genesis et Yes.

Une preuve de l'engouement suscité, le concert prévu au Splendid à Lille est très rapidement décrété sold-out. Ce qui a décidé les organisateurs à prévoir une seconde date au même endroit, le lendemain. En tournée pour promotionner "Sounds That Can't Be Made", Marillion va nous réserver au total 5 titres de cet excellent album. C'est d'ailleurs par "Gaza" que débute les hostilités. Un choix osé, car il s'agit là d'un monstre de 17 minutes. Un tour de force caractérisé par moult changements de rythmes et d'ambiances. Mais les musiciens s'exécutent en affichant une déconcertante facilité. Steve Hogarth, porte un large t-shirt sur lequel est imprimé le symbole de la paix, une allusion claire au conflit actuel dans la bande de Gaza. Parmi les autres extraits de "Sounds" figurent le magnifique "Power", sur lequel Pete Trewavas révèle d'étonnantes aptitudes aux backing vocals, les très paisibles "Pour My Love" et "The Sky Above The Rain", sans oublier la plage éponyme.

"Beautiful" démontre que Steve Hogarth est capable de composer de très belles ballades romantiques. On est étonné par son incroyable maitrise vocale. Il parvient à atteindre les notes  les plus hautes, alternant passages doux et intimes et incantations déchirantes. Son contact avec le public est aisé et empreint d'une totale authenticité. Après "You're Gone" et le très beau "Cover My Eyes",  Marillion opère une incursion dans le répertoire de la période ‘Fish’ et attaque "Slàinte Mhath", issu de "Clutching At Straws". Dans la dernière partie du morceau, Steve peine quelque peu à reproduire les vocaux plein de puissance et de fureur de Fish. Aux réactions du public, on constate l'attachement, toujours vivace, des aficionados pour le géant écossais.

"Neverland" est un autre point culminant du set. Un véritable chef-d'œuvre, extrait du long playing "Marbles", considéré par certains comme le meilleur du groupe version ‘H’. Ce sont 10 minutes de pur bonheur, surtout lors des solos très ‘gilmouresques’ dispensés par un Steve Rothery toujours particulièrement concentré. Si Steve Hogarth est très mobile et en interaction avec le public, les autres musiciens se montrent, en général, plutôt discrets. Pete Trewavas, le bassiste, est très efficace et évite les fioritures. Mark Kelly trône aux claviers sur son podium, mais on doit constater que son rôle dans le groupe est moins conséquent qu'auparavant. Il n'aura guère que deux ou trois occasions de placer un de ses fameux solos. Quant à Ian Mosley, aux drums, il est d'une précision et d'une perfection tout simplement métronomiques. 

Steve Hogarth dédicace ensuite "A Voice From The Past" à John Lennon et "Real Tears For Sale" à Sinead O'Connor, en référence au fameux clip où elle pleure ("Nothing Compares To U"). Au moment de "Three Minute Boy", un problème technique aux claviers force Hogarth à meubler en improvisant seul au piano des paroles de circonstances ("Three Minutes to wait for the keyboards, ..."). Quand, enfin le contretemps est résolu, le public est invité à chanter les ‘La La La’ du refrain et il s'exécute avec enthousiasme! La partie principale du concert se termine par "The Great Escape" ("Brave") et le band revient très vite pour aborder "No One Can", tiré de "Holidays In Eden" et enfin, un second extrait de "Clutching At Straws", "Sugar Mice".

Manifestement, et ce concert en est une nouvelle illustration, c'est principalement sur scène que Marillion prend sa pleine dimension, en créant une véritable communion avec ses fans. La foule chante les chansons qu’elle connaît par cœur, criant et applaudissant sans cesse. Le concert a duré environ 2 heures ; mais, vu la très riche discographie du groupe, on aurait préféré ne pas devoir se farcir une première partie (Carrie Tree, une jeune folkeuse anglophone) et que Marillion joue (encore) plus longtemps. Mais ne boudons pas notre plaisir, car cet excellent concert a été accordé par un groupe tellement attachant et dont la longévité est une véritable leçon de vie…

Pour voir la vidéo de "No One Can" sur Youtube, c’est ici  

Pour lire l'interview de Steve Hogarth, c’est  

Setlist

Gaza
Beautiful
You're Gone
Cover My Eyes (Pain and Heaven)
Slàinte Mhath
Sounds That Can't Be Made
Neverland
A Voice from the Past
Power
Three Minute Boy
Pour My Love
Real Tears for Sale
The Sky Above The Rain
The Great Escape
Encore:
No One Can
Sugar Mice

Organisation : A Gauche De La Lune

(Voir aussi notre section photos ici)

Marillion

L'album de la maturité

Marillion est un des secrets les mieux gardés au sein du petit monde de la musique pop/rock. Au cours des années 80, ce groupe britannique était le fer de lance du renouveau du rock progressif, notamment grâce à des hits tels que ‘Kayleigh’ ou ‘Incommunicado’. Suite au départ du chanteur, Fish, c'est Steve Hogarth qui a repris le rôle de leader. Le groupe connaitra ensuite des fortunes diverses, fondera son propre label et sera un des premiers  à développer un lien très étroit avec ses fans via internet, sans l'aide des majors et des médias ; et ce, bien avant Radiohead ou NIN. Aujourd'hui, la formation a vendu au total plus de 15 millions d'albums et a joué devant plus de 3 millions de spectateurs. Nous avons rencontré Steve Hogarth à l'occasion de la parution de leur dernier opus, ‘Sounds That Can't Be Made’.

Publié le 24 septembre prochain, ce long playing, sera le 17ème dans la longue carrière du combo. Il marque une nouvelle évolution en proposant, non pas un concept-album, mais plutôt une collection de chansons très fortes et autonomes allant de la ballade romantique (‘Poor My Love’) au tour de force progressif (NDR : ‘Gaza’, qui s’étale sur plus de 17’). L'album de la maturité? "Oui, je crois qu'on peut le dire", confirme Steve Hogarth. "Il représente bien la situation dans laquelle nous sommes dans notre voyage artistique. Ce disque recèle certaines compositions qui peuvent être considérées comme les meilleures depuis longtemps".

‘Power’ est notamment un morceau particulièrement... puissant, dont le refrain s'envole vers les sommets : une pure merveille. "Effectivement, le feedback de cette chanson est très positif. Nous aurions peut-être dû la développer un peu plus, lui donner plusieurs dimensions, mais elle tient bien la route." Elle pourrait devenir un excellent single? "Bien sûr, vu que qu’elle est comparativement assez courte (NDR: 6 minutes, quand même) mais franchement, je ne vois plus l'utilité de sortir des singles aujourd'hui."

‘Sounds That Can't Be Made’ a été essentiellement enregistré dans le studio de Marillion, Racket Studio ; mais aussi dans ceux de Peter Gabriel à Bath, le célèbre Real World. Ils y sont restés plus d’une semaine. "Elle a été très fertile pour nous", poursuit Steve. "C'est un endroit où l'on peut habiter, ce qui nous a procuré davantage de flexibilité et surtout, nous a rendu l'impression de former un 'gang', comme à nos débuts."

A la production, Michael Hunter, fidèle au groupe depuis 2007, a donné toute sa cohésion au nouveau CD. "Le rôle de Michael est essentiel", souligne Steve. "Il a compris l'esprit de Marillion, surtout l'importance que nous accordons à la scène et au contact avec le public." Serait-il devenu en quelque sorte le 6ème membre de la bande? "Oui, on peut le dire. Il est arrivé souvent qu'il assemble lui même des morceaux d'enregistrements pour nous proposer de nouvelles idées. C'est notamment grâce à lui que 'Gaza' a pu prendre forme et devenir ce morceau complexe de 17 minutes."

Une des chansons les plus accessibles est ‘Lucky Man’. L'occasion de demander à Steve Hogarth s'il se considère comme un 'homme heureux'? "Oh mon Dieu oui! Quiconque à ma place le serait. Je me considère comme extrêmement chanceux. Je connais de nombreux musiciens, excellents au demeurant, qui ne parviennent pas à nouer les deux bouts. Je suis au sein d’un groupe qui jouit d'une totale liberté. Nous ne subissons aucune pression pour sortir un single, d'être diffusé à la radio, etc. En plus, nous ne sommes même pas célèbres, ce qui est bien! Je peux me promener dans la rue sans être importuné par des gens stupides qui ne comprennent pas ma musique et me posent des questions sur ce qu'ils ont lu dans les journaux. J'ai une très belle vie. Nous ne sommes pas millionnaires mais nous vivons bien. J'ai une belle maison, une jolie petite amie, un magnifique petit garçon, une superbe famille. Je viens de faire ce put*** de bon album ; si je ne suis pas heureux, qui peut l'être?"

Marillion s'embarquera pour une tournée qui passera par l'Angleterre, l'Amérique du Sud, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, etc. Tiens, pas de concert en Belgique? "Ce n'est pas voulu", justifie Steve. "C'est juste que nous n'avons pas reçu de proposition qui puisse convenir. Nous aimons jouer en Belgique. Il y trop longtemps que nous ne nous y sommes pas produits. Je me souviens de ce concert à l'Ancienne Belgique en 1989 : il faisait tellement chaud que, quand j’ai quitté la scène, j'avais l'impression d'avoir traversé une rivière à la nage..."

L'appel est lancé aux promoteurs belges. Surtout à l'Ancienne Belgique et au Biebob, qui devraient se sentir visés. Grâce à son prog-rock intelligent, bien plus proche de Radiohead, Razorlight ou Muse que de Genesis, Marillion a tout pour séduire le public belge. En plus, c'est principalement en ‘live’ que la formation prend sa pleine dimension, en créant une véritable communion avec ses fans. En attendant, on ne manquera pas le concert au Splendid à Lille, qu’elle accordera le jeudi 15 novembre prochain!

Pour plus d'infos et pour commander le nouvel album: www.marillion.com

Preview du nouvel album: www.youtube.com/playlist?list=UUZRP6c2JuCCZhG4jMjYaYtw

 

Marillion

Best.Live

Écrit par

Marillion est un groupe de néo-prog britannique. C’est également le fer de lance du renouveau du ‘rock progressif’. Fondé en 1978, il avait alors choisi pour patronyme ‘Silmarillion’, un terme emprunté à un roman de J.R.R. Tolkien, l'auteur du "Seigneur des Anneaux". Devenue célèbre dans les années 80 grâce, notamment, à des hits tels que "Kayleigh" ou "Incommunicado", la formation s'est séparée de son chanteur, l'immense Fish, qui ne supportait plus le rythme incessant des tournées ainsi que le diktat de la compagnie de disque EMI. Fish est alors remplacé par le chanteur des Europeans, Steve Hogarth. Le groupe connaîtra ensuite des fortunes diverses, fondera son propre label et sera un des premiers groupes à développer un lien très étroit avec ses fans via internet, sans l'aide des majors et des médias. Aujourd'hui, le groupe a enregistré 17 albums, qui se sont vendus au total à plus de 15 millions d'exemplaires et a joué devant plus de 3 millions de personnes.

Le double CD "Best.Live" constitue une véritable anthologie des prestations scéniques du combo, accordées entre 2003 et 2011. Y figurent trois extraits de "Clutching At Straws" (1987), de la période ‘Fish’. Paradoxal, mais plus de 20 ans après, ce sont encore les morceaux qui recueillent le plus de succès sur les planches. Il est vrai que Fish n'avait pas son pareil pour composer des mélodies accrocheuses et surtout des paroles à la fois poétiques et symboliques, pleine de puissance et de fureur. Steve Hogarth, c'est un tout autre style, plus dans la retenue, dans l'émotion pure, voire le déchirement. Mais attention, car ce chant plus intimiste monte très souvent en crescendo avant d’exploser dans un cri. Grâce à lui, Marillion a pu explorer de nouveaux territoires musicaux, plus proches du rock 'indie' ou de la pop intelligente. 

La plupart des chansons sont tirées des albums "Afraid Of Sunlight" (1995) et "Marbles" (2004). "Neverland", "This Strange Engines" et "The Invisible Man" sont de purs chefs-d'œuvre, qui se développent sur plus de 10 minutes et culminent en d'impressionnantes incantations de Steve Hogarth, soutenues par les solos de guitare très ‘Gilmouresques’ de Steve Rothery. Par ailleurs, nombre de compositions, telles que "Beautiful", "The Release" ou "King" font beaucoup plus penser à Radiohead, Razorlight ou Waterboys qu'à Genesis, Porcupine Tree et la mouvance ‘neo-prog’. On le constate, tout au long de "Best.Live", c'est principalement sur scène que Marillion prend sa pleine dimension, en créant une véritable communion avec ses fans. En résumé, ce double CD est une excellente introduction à la deuxième partie de la carrière du groupe et cerise sur le gâteau, il est enrichi d’un joli livret! On attend impatiemment le prochain opus studio de Marillion. Intitulé: "Sounds That Can't Be Made", il verra le jour le 17 septembre prochain. Ah oui, j'oubliais : ne les manquez pas ; ils se produisent au Splendid de Lille, le jeudi 15 novembre prochain!

 

Marillion

Marbles

Écrit par
Une plage d'introduction de plus de 9 minutes ! Sombre et complexe, "The Invisible Man" plonge immédiatement l'auditeur dans l'univers tourmenté de Marillion, fer de lance du néo prog anglais depuis près de vingt ans. Annoncé par les fans comme le digne successeur du conceptuel "Brave", l'album tant attendu n'en possède pas le charme et la force, mais dévoile des pièces ambitieuses au son résolument moderne. Entre peine et espoir, "Marbles" constitue un voyage émotionnel profondément triste et désespéré. Aujourd'hui plus proche de Radiohead que de Gentle Giant, le combo se moque des normes établies dans le rock progressif "traditionnel" pour se forger une identité musicale inclassable. Enregistré au Racket club, studio privé du groupe situé en pleine campagne anglaise, "Marbles" est le fruit d'une approche assez révolutionnaire du business. Comme "Anoraknophobia", il a été financé partiellement par les fans qui, en pré-commandant l'album via Internet, ont permis au groupe de concilier liberté artistique et assurance financière, sans être dépendant de l'investissement de la part de sa firme de disque. Pour remercier ses indéfectibles admirateurs, le band de Steve Hogarth offre un packaging haut de gamme dans la version digipack double CD qui comporte un livret de pas moins de 128 pages (uniquement disponible via le site du groupe).

Marillion

Anoraknophobia

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Après quelques albums d'un rare pessimisme, Marillion confirme une joie retrouvée à travers cette nouvelle oeuvre intimiste. Groupe hors norme à la longévité exceptionnelle, le très british Marillion n'est plus cet ersatz de Genesis, dont l'étiquette lui est restée collée à la peau jusqu'au départ de son emblématique chanteur Fish, remplacé en 1989 par le non moins charismatique Steve Hogarth. Aujourd'hui libre comme l'air, faisant fi du dédain des puristes qui lui reprochent ses amours entretenus avec les sonorités trip hop et la pop rock de Radiohead, Marillion se retrouve de nouveau associé à EMI, la grande maison qu'il avait quittée en 1995. Fort d'un noyau d'aficionados entièrement dévoué à sa cause, le groupe a fait financer son nouveau né par les membres de son fan club.

"Anoraknophobia" est de loin la meilleure production de l'ex groupe phare du rock progressif anglais depuis l'émouvant "Brave" ; un disque considéré par le band lui-même comme le point culminant de sa carrière. Bien qu'excellente entrée en matière, le single très rock "Between you and me" est peu représentatif de l'ensemble de l'œuvre ; une œuvre dominée par la richesse harmonique du sublime "Quartz" aux réminiscences Porcupine Tree et par les envolées aériennes de joyaux tels que "When I meet god" ou "Separated out". Les groupes issus des années 70 et 80 qui continuent à vivre sur leur passé sont légion. Marillion n'est pas de ceux-là et pousse l'honnêteté jusqu'à prendre le risque de perdre ses fans de la première heure en accouchant d'un album simplement authentique. La démarche mérite le respect. "Anoraknophobia" deviendra à coup sûr un classique, une référence qui n'aura pas pris une ride dans deux décennies.

 

Marillion

This strange engine

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Soyons honnêtes, nous n'avons jamais été de fervents admirateurs de Marillion. Loin s'en faut! Pas besoin d'entretenir la polémique non plus, les fanatiques s'en chargeront (NDR: heureusement ils sont moins nombreux que ceux de U2...). M'enfin cette prise de position mérite quelques explications. D'autant plus que les membres de Marillion sont d'excellents musiciens. Malheureusement, après neuf albums, ils n'ont toujours pas compris que nous n'étions plus en 1975 et que le rock avait évolué. Pire, après avoir vécu dans le souvenir de Genesis, la formation s'est progressivement (!) mise à exhumer le passé de Kansas, lorsque ce n'est pas celui de Supertramp. Sensation qui est encore plus flagrante avec ce " This strange engine ". Et ce n'est pas parce que des formations telles que Motorpsycho, Ozric Tentacles ou même Spiritualized Electric Mainline sont parvenues à rendre des lettres de noblesse à la musique progressive, qu'il faut à nouveau retomber dans les travers de la période la plus décadente du rock'n roll. Sinon, à quoi aurait alors servi le punk? Peter Hammill l'avait d'ailleurs bien compris, lui qui est parvenu à préserver l'unique flamme de ce style qui avait tellement marqué de son empreinte la fin des sixties et la première moitié des seventies. Et si vous ne nous croyez pas, allez plutôt rechercher vos vieux vinyles, les trois ou quatre premiers le plus souvent, de Yes, King Crimson, Jethro Tull, Vandergraaf Generator, Gentle Giant, Caravan, Gong, Magma et consorts. Marillion vous paraîtra dès lors bien fade...