La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

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Marion James

Northside soul

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Miss James ouvre l’opus par un excellent soul blues intitulé "I fell". Soutenue par un ensemble vocal féminin, sa voix est naturellement forgée dans le gospel. Très propre, la guitare d'Ivan Appelrouth (Li'l Ronnie Grand Dukes) s’intègre parfaitement dans l’ensemble. Une douceur certaine baigne "Smokin' hot", une piste légèrement funk, caractérisée par la présence de cuivres. Marion signe "Corrupted world", une ballade particulièrement indolente aux lyrics révélateurs. Lumineuse, sa voix s’impose face aux chœurs et aux accords empreints de sérénité du piano dispensés par Steve Bassett. L'atmosphère est toujours aussi délicate tout au long de "Crushing my heart", un autre blues lent au cours duquel Steve double au piano et à l'orgue Hammond. Une plage pour les cœurs solitaires, en fin de soirée! Imprimé sur un solide mid tempo, "I'm just what you're looking for" est un R&B dont le swing appuyé par l’ensemble des cuivres, est entretenu par la basse acoustique de Tod Ellsworth. Trompette, clarinette, trombone et tuba assurent les lignes de basse sur "Next time you see me", un classique préparé à la sauce New Orleans. "Blues recipe" opère un retour dans le blues lent rituel, un morceau que Marion colore judicieusement de son timbre vocal qui reflète un caractère bien trempé. "Mr Blues", "I know a good thing" et "Man size job" sont trois titres sculptés dans le funk dansant. Miss James rend un vibrant hommage au génie qu’était Ray Charles, en interprétant "I believe to my soul". Elle injecte toute sa passion dans cette superbe version en manifestant une incontestable autorité vocale, pendant qu’Ivan Appelrouth s’autorise un envol remarqué sur les cordes. "Candy" embrasse un style cabaret, fin de soirée. L’atmosphère est douce, veloutée même. Le style vire imperceptiblement au jazz. A cause des interventions au piano acoustique, des cuivres, et tout spécialement du sax ténor de Roger Carroll. "I just want to make love to you" clôt l’elpee. Un canon du blues issu de la plume de Willie Dixon et popularisé par Muddy Waters. Le piano et l'harmonica de Li'l Ronnie Owens introduisent la piste sous un format roots, avant de virer au funk intégral circa James Brown, puis de s’achever par un retour aux racines.

 

Marion

The program

Pour de la provocation, c’est de la provocation ! Alors que le quintette mancunien s’était vu reproché, sur son premier album, d’avoir beaucoup trop marché sur les plates-bandes du défunt et mythique Smiths, il vient tout simplement de recruter leur ex-manager et de choisir Johhnny Marr pour produire " The program ". Heureusement, si inspiration il y a, elle se situe surtout au niveau du sens mélodique. Le groupe cherchant plutôt ses racines du côté du glam (Suede ?) de la power pop (Buzzcocks) et surtout de la britpop électrique. A cause de l’intensité querelleuse échangée entre les guitares. Curieux hybride d’arrogance et de mélancolie, l’album souffre cependant d’un ton un peu trop monocorde à notre goût. Seuls " Strangers " et le final remarquable " Comeback " parviennent à nous sortir d’une certaine lassitude, qui s’installe au fil de l’écoute…

 

Marion

This world and body

Ne confondez pas Marillion et Marion. Le premier est un combo de baba cools endurcis. Le second un quintette britpop bien dans l'air du temps. Mais quel curieux nom pour un ensemble de pop rock! En fait, Marion n'est pas le nom de la chanteuse du groupe (NDR: rien que des kids, bande de machos!), mais de la grand-mère de Jaime Harding... "The world and body" constitue le premier album de cette formation de Manchester. Douze fragments absorbés par le côté sombre de la nature humaine et infectés par les caprices des émotions tumultueuses, douze chansons qui piochent dans la pop mélodique, mélancolique, électrique, furieuse, tendre, arrogante et hymnique à la fois. Evoquant tour à tour U2 circa "Boy" ("Fallen through"), Menswear ("Sleep"), Suede ("Vanessa"), le minimalisme postcard de James ("Your body lies"), Radiohead ("Let's all together") mais surtout les regrettés Sad Lovers & Giants et Kingmaker ainsi que le trop effacé Strangelove. Douze mélodies chargées d'adrénaline par les cordes de guitares chatoyantes, sauvages, intenses, la basse torturée, les éclats d'harmonica lancinants et sublimées par la voix ample, passionnelle de Jaime. Et encore une nouvelle fleur au chapeau de la pop/rock britannique!