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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Mark Ronson

Record Collection

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En 3 ans, Mark Ronson a réussi à s’imposer comme l’un des producteurs les plus en vue de Grande-Bretagne, notamment grâce à « Version », recueil de reprises publié en 2007 et à son travail impeccable sur le « Back To Black » d’Amy Winehouse. Presque aussi bien entouré qu’au sein de « Version », qui recelait les collaborations vocales d’entre autres Kasabian, Lily Allen, Santigold et Robbie Williams, le Londonien délivre une troisième œuvre à des années lumière de la qualité du précédent elpee.

Dans le souci de ne pas produire un deuxième « Version », Ronson s’est perdu dans une espèce de pop électronique facile et sans saveur. « Record Collection » ennuie ferme et peut parfois même s’avérer insupportable (les chronophages « The Bike Song », « The Night Last Night », « Circuit Breaker » et « Hey Boy »). Entrecoupé d’intermèdes instrumentaux tout à fait inutiles, « Record Collection » est de ces disques oubliés aussi vite qu’ils sont parcourus. Et la présence de Boy George, D’Angelo, Q-Tip, MNDR, Wiley et autres Simon LeBon n’y change absolument rien…

Mark Ronson

Version

Écrit par

Mark Ronson est un verni. Avec ses airs de Benjamin Biolay, ce beau gosse talentueux transforme en or tout ce qu’il touche. Il remplit ses poches et la liste de ses potes sans aucun problème. Mixeur, musicien, DJ, producteur, c’est en manifestant un flegme purement britannique qu’il se détache de l’image hip hop lui collant aux doigts. Se frottant aux plus belles et aux plus talentueux du moment, il arrange des versions made in Ronson provenant de classiques appartenant à The Smiths (« Stop Me »), Zutons (« Valerie ») ou Britney Spears (« Toxic »), par exemple. Démoulant les mélodies pour les ré-enrouler dans un esprit plus dance et groovy, il les propose à différents artistes, tout aussi célèbres que les airs qu’ils reprennent. Ronson actualise ses cartons d’invit’ en conviant Ammy Winnehouse, Kasabian, Paul Smith, Lily Allen, et même Robbie Williams. Quoique ce dernier parvient à massacrer l’excellent « The Only One I Know » des Charlatans. Tout ce beau monde doit le changer du feu ODB (Old Dirty Bastard mort récemment d’une overdose) hantant ses studios. Le concept des reprises de covers est largement connu chez nous, grâce à une certaine Béatrice Ardisson ; mais la particularité de ces adaptations procède de la position des artistes mis en situation imprévue. Ainsi que de la qualité des remixes, nettement mieux soignés lorsqu’il sont passés entre les mains du petit Anglais. Commercial au possible, « Version » se répand à la vitesse de l’éclair. Ne soyez donc pas surpris d’entendre chez vos amis du Kaiser Chief à la sauce Lily Allen ou du Radiohead crucifié par Phantom Planet. Répondez d’un sourire complice, en ce moment c’est ‘has been’ de ne pas apprécier la déformation de l’indéformable.

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=251312556&s=143446

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6151899