La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

McAlmont & Butler

Bring it back

Écrit par

Il y a 7 ans que Mc Almont et Bernard Butler n'avaient plus collaboré ensemble. C'était à l'occasion de l'enregistrement de l'elpee " The sound of Mc Almont & Butler ", un disque qui avait quelque peu déçu. A cause du manque d'équilibre entre les exercices vocaux de Mc Almont et l'emphase des orchestrations 'philspectoriennes'. Et puis de la relative discrétion de Butler à la guitare. Au cours de cette longue période, les deux artistes ont eu le temps de faire mûrir leurs idées et surtout de penser à ne plus reproduire les mêmes erreurs. Et cette remise en question a porté ses fruits, puisque " Bring it back " est enfin à la hauteur des espérances. La soul de type 'motown' est toujours au goût du jour. Celle de Curtis Mayfield, de Marvin Gaye, des Temptations, de Smokey Robinson, des Supremes ( ?!?!?) et même des Isley Brothers. Les arrangements toujours aussi 'philspectoriens', parfois même flamboyants. Mais le groove est d'une nature beaucoup plus viscérale, profondément ancrée dans les sixties et les seventies. Le soprano cristallin, falsetto, angélique de Mc Almont se fond davantage dans l'expression sonore, plutôt que de l'étouffer. Et puis la guitare de Bernard se paie quelques bonnes tranches d'électricité sonique, stimulante, gémissante. Les mélodies sont le plus souvent contagieuses et tellement hymniques qu'on se plairait même à les siffloter sous la douche. A l'instar de l'excellent " The theme from Mc Almont & Butler ". " Beat ", le dernier fragment, aurait même pu figurer sur " Dog man star " de Suede. A cause de cette sensibilité tellement glamour. Une bonne surprise.

 

McAlmont & Butler

The sound of McAlmont & Butler

Pour ceux qui l'ignorent encore (ça rime!), Bernard Butler est l'ex-guitariste de Suede, groupe au sein duquel il a sévi jusqu'à la sortie du deuxième album. McAlmont dispose d'une carte de visite nettement moins flatteuse, puisque ni son séjour chez Thieves, ni sa brève carrière individuelle n'ont débouché sur un résultat concret. Souvenez-vous, fin 94, il avait gravé un premier album qui mettait en évidence ses formidables capacités vocales (NDR: qui a parlé d'organe?). Mais au détriment de la musique. "The sound of..." constitue le fruit (NDR: défendu?) de la rencontre entre ces deux individus. Un disque inégal. Agaçant dans le pire des cas. Mais susceptible d'exercer une véritable fascination. Une inconstance probablement due à un mauvais dosage entre les performances vocales de McAlmont, trempées dans la soul ‘motownesque’ de Marvin Gaye, et les interventions de la guitare de Butler. Pas assez incisives, à notre goût. Un Butler apparemment beaucoup trop absorbé par le soin apporté aux arrangements et à la production. Ecoutez d'ailleurs le single "Yes", encombré d'orchestrations philspectoniennes (NDR: pour la toux?), et vous comprendrez mieux notre point de vue. Ce sont d'ailleurs les compositions où McAlmont met une relative sourdine à son falsetto lyrique, qui nous ont le plus bottés (NDR: le chat?). Et notamment le lancinant "The right thing", le presque garage (NDR: rien à voir avec le salon de l'automobile) "Disappointment" ou cet "How about you?" à l'intensité graduelle...

 

David McAlmont

McAlmont

Malgré plusieurs écoutes, cet album nous laisse toujours dans l'expectative. McAlmont tente ici de reconduire le mariage improbable entre la soul la plus noire, inspirée d'Otis Redding, de Marvin Gaye et des Stylistics et la noisy post Cocteau Twins la plus blanche. Expérience qu'il avait déjà tentée en compagnie de Saul chez le défunt Thieves. Dans l'expectative, parce que ce mariage nous semble artificiel. Et semble ne vouloir mettre en exergue que le vocal de David. Qui dispose d'une voix remarquable, il faut l'avouer. Androgyne, falsetto, capable de jongler avec les octaves. Une performance pour laquelle il livre toute son âme en épanchant des sentiments de douleur et de frustration. Mais une performance qui souffre cruellement de son support sonore bancal...