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Meg Baird

Seasons On Earth

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Non seulement Meg partage un duo en compagnie de sa sœur au sein des Baird Sisters (NDR : ben tiens !), mais elle milite également chez Espers, une formation folk-psyché responsable de deux album aujourd’hui. Et parallèlement, elle mène une carrière en solitaire. Elle a donc décidé de reprendre son petit bonhomme de chemin en solo, en publiant « Seasons On Earth », elpee qui succède à « Dear Compassion », paru en 2007.

Et comme la formule acoustique récolte un certain succès, pourquoi donc se remettre en question. La Philadelphienne n’est d’ailleurs pas du genre à relever de nouveaux défis. Elle n’a peut-être pas tout à fait tort, finalement, car même chez Espers ce style avait bien marché.

Tout au long de « Seasons on Earth », Meg Baird prouve sa maîtrise du genre. Toute la panoplie des instruments folk est représentée. De la guitare sèche à la slide. Subtils, toujours légèrement en retrait, parfaits, les arrangements sont destinés à mettre en exergue la voix de l’artiste.

Mais cette perfection est également à la fois le point fort et le point faible de cet opus. Car la demoiselle ne prend aucun risque. A tel point que « Seasons on Earth » devient, au fil de l’écoute, sacrément emmerdant. Une exception qui confirme la règle ? « Stream ». Probablement le meilleur morceau de la plaque. Mais franchement je suis resté sur ma faim. D’autant plus que la voix de l’Américaine est sans doute bien timbrée, mais n’affiche aucune personnalité. On est ici bien loin d’Alela Diane voire de Joana Newson.

« Seasons On Earth » est un album sympathique, sans prise de risque. Ou pour être plus cru : chiant et sans intérêt !