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Melody Gardot

Et si Melody invitait Prince… sans rire…

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Le Cirque Royal accueille, ce mardi 22 juin, Melody Gardot. D’origine polonaise, elle est née en 1985, à Philadelphie (Pennsylvanie, Etats-Unis). Elle s’intéresse très tôt à la musique et au chant et devient même fan de Duke Ellington, des Mamas & The Papas et de Radiohead. Elle écume les clubs de la région de Philadelphie, alors qu'elle n'a que 16 ans. Un accident dramatique a cependant failli lui coûter la vie, en 2003. Alors qu'elle se balade à vélo, une voiture la percute violemment et la laisse pour morte. Alors étudiante en stylisme, elle échappe à la mort de justesse, mais cet accident lui provoque des séquelles importantes tant au niveau du cerveau qu’à la colonne vertébrale. Et elle commence à souffrir également de douleurs musculaires, de problèmes moteurs ainsi que d’une extrême sensibilité à la lumière et au bruit. Ses médecins lui conseillent, entre autres, la musicothérapie. Melody Gardot s'essaie alors à l'écriture et à la composition, de sa chambre d'hôpital où elle reste de longs mois. Les résultats sont vite probants. Elle recouvre la mémoire qui lui faisait défaut, et ce qu'elle écrit et compose impressionne de plus en plus son entourage. Le défi est relevé.

En 2005, elle grave « Some Lessons-The Bedroom Sessions », un Ep (6 titres) qui concrétisera ce rêve, rendu possible par la volonté de s'en sortir par la musique. Entre jazz, folk et pop, Melody Gardot laisse entrevoir un talent évident. Fin 2006, son premier elpee, « Worrisome Heart », paraît aux Etats-Unis, chez Verve. Il est publié en Europe en 2008. Salué par la critique musicale, il devient un vrai succès commercial aux States. Coproduit par Melody et Glenn Barratt, il épate par sa maturité.

Vu son statut, Melody Gardot a tout intérêt à défendre son projet sur les planches. Pour surmonter les difficultés, elle chante assise, chaussée d’une paire de lunettes fumées afin de protéger ses yeux. Après avoir accompli une tournée dans son pays, entre 2007 et 2008, elle livre son second opus, « My One And Only Thrill », en avril 2009. L’LP recèle le hit « Baby I'm A Fool ». La critique tant des médias que du public est unanime et se traduit par un succès, voire un triomphe. Son troisième long playing, « The Absence », est sorti en mai 2015. Les chansons s’inspirent de ses derniers voyages, depuis le Sahara au Maroc jusqu’aux bars à tango de Buenos Aires.

Le supporting act est assuré par l'Anversois Kris Dane. Seul sur scène, la dégaine de cow-boy, cet ex-dEUS excelle à la guitare. Et il chante d’une voix très blues. Au début de son set, les bavardages de la foule couvrent sa prestation ; mais peu à peu, l’auditoire va se calmer et tendre l’oreille à la prestation d’un artiste qui pourrait bientôt devenir un immense talent…

Le Cirque Royal est sold out. Comme la plupart des concerts qu’elle accorde aujourd’hui. Melody Gardot va largement puiser, pour sa setlist, dans son dernier long playing. Elle n'a jamais renié ses racines jazz et blues. Quelque part entre celle de Norah Jones et de Beth Hart, sa voix est grave et envoûtante. Elle parvient à toucher son public au cœur et à l'âme. Coiffée d’un chapeau et chaussée de grosses lunettes sombres, elle monte sur l’estrade. Elle est tout de noir vêtue. Un bassiste et un contrebassiste s’installent juste devant le batteur. Melody se charge des grattes électro-acoustiques, électriques, du piano et du chant.

Elle est parfaitement soutenue par un trio de cuivres (2 saxophonistes et un trompettiste), lors des deux premiers morceaux « Cheetos And Blow » et « 12/8 Interlude ». La voix de Melody est empreinte d’une grande douceur. Melody introduit chacune de ses chansons d’un commentaire, tantôt dans la langue de Voltaire, tantôt dans celle de Shakespeare. Son timbre vocal devient plus soul, rocailleux, bluesy, pour « Same To You », un premier extrait de « Currency Of Man ». L’ombre de Beth Hart plane. La gratte électrique sonne comme une pedal steel. Melody signale que c'est la première fois qu'elle en joue. J'en doute fort. Primaire, son toucher me fait penser à celui de John Lee Hooker. Des cordes qui se chargent des embruns du Delta tout au long de « Bad News ». D’une durée d’un bon quart d’heure, « March For Mingus » baigne au sein d’un climat jazzyfiant. Enfin surtout au début. Balisé par les cuivres, ce morceau est truffé d’expérimentations. Mais surtout, il rend hommage au contrebassiste Charles Mingus. Les saxophones mènent la danse en observant le « Morning Sun ».

Le timbre de Melody semble hanté par Whitney Houston, sur « Don't Misunderstand ». « Don't Talk ». C’est sûr, il ne faut surtout pas parler et écouter religieusement, la voix très blues de la diva. Une voix qui redevient tendre lors de deux belles chansons d'amour, « Our love Is Easy » et « Baby I'm A Fool », deux plages issues du deuxième elpee, « My One and Only Thrill ».

« Prearcherman » nous entraîne sur les pistes qui traversent les grandes plaines du Far West. Une compo sculptée dans l’americana ou la country, si vous préférez, un titre aux accents empruntés à Lynyrd Skynyrd. Et le set de s’achever par « Who Will Comfort Me ». Une seule chanson en rappel, « It Gonna Come ». Melody est une artiste particulièrement talentueuse. C’est sûr. Et j’imagine même que le kid de Minneapolis pourrait lui proposer un duo en mode funky. Elle se produira à Floreffe, dans le cadre du festival Esperanza, le 1er août.

(Organisation Live Nation)

Melody Gardot

La Melody du bonheur

Écrit par

Révélée par « My One And Only Thrill », un second ouvrage plein de charme, Melody Gardot a accompli une véritable opération séduction auprès du public belge, ce 4 novembre. La Pennsylvanienne de 24 ans a présenté au Cirque Royal un show réglé comme du papier à musique et d’un professionnalisme bluffant. Le spectacle qui, à priori, aurait pu s’avérer froid et calculé s’est révélé étonnamment envoûtant. Une bien belle prestation. Et ce n’était pas la seule.

En effet, alors qu’aucune première partie n’était annoncée, une jolie surprise attendait le public du Cirque Royal. Flanqué uniquement de sa guitare, Gabriel Rios s’avance sur le devant du podium et entame un petit concert acoustique qui va durer près de quarante minutes. Entre chants hispaniques et pop anglophone, le Gantois d’origine portoricaine déballe le meilleur de ses deux ouvrages studio ainsi que quelques nouvelles compos. Plutôt bien accueilli, le pauvre jeune homme a pourtant l’impression de se produire devant un public qui n’a jamais entendu parler de lui. D’ailleurs, à la fin du set, un ‘What’s Your Name ?’ va fuser du fond de la salle, à son grand étonnement. Après sa prestation, Rios dépose sa guitare et se joint au public pour assister à la suite des événements.

Du haut de ses 24 ans, Melody Gardot a déjà tout d’une grande dame. Après avoir survécu de justesse à un accident de voiture qui a notamment endommagé sa vision six ans auparavant, la demoiselle a entamé un long processus de réhabilitation débouchant aujourd’hui sur une belle carrière musicale. Ce soir, elle défend « My One And Only Thrill », un second recueil qui a atteint les plus hautes sphères des charts, lors de sa sortie en avril dernier. Vêtue d’une jolie robe couleur bordeaux, coiffée d’un voile noir et arborant une longue chevelure blonde (NDR : qui doit certainement exiger trois heures d’entretien), Gardot s’avance dans la pénombre jusqu’au micro devant lequel elle s’agenouille. Elle s’empare ensuite d’une petite tasse dont elle déverse le contenu à terre. Du sable. Ou peut-être les cendres d’une vie antérieure. Une mise en bouche intrigante qu’elle enchaîne d’un chant a cappella, particulièrement bouleversant. Ses trois musiciens viennent ensuite la rejoindre tandis qu’elle se presse au piano et entame l’intro de « The Rain » en triturant les cordes à l’intérieur même de l’instrument. La prestation est d’une intensité inédite et le son est tout simplement d’une perfection rarement atteinte.

Au bout de quelques titres, Melody a déjà mis le public dans sa poche. Mais elle se retire le temps d’un petit bœuf entre les musiciens, au cours duquel Irwin Hall, le préposé au saxo, enflamme la salle en jouant un solo… à deux saxophones. Bien qu’il ne soit pas le premier à avoir exécuté ce type de voltige, être témoin d’une telle performance est pour le moins impressionnant. La prêtresse de la soirée réapparaît ensuite discrètement sous un imperméable et s’empare de la guitare pour dispenser un « Who Will Comfort Me » swinguant. La jeune femme fait souvent sourire le public en lui adressant la parole dans un français approximatif et à la deuxième personne du singulier. Elle clôture la soirée par « Over The Rainbow » une reprise joliment exécutée du grand classique de Judy Garland extrait du « Magicien d’Oz », interprétée en hommage à sa grand-mère.

Après un premier rappel, Gardot réapparaît à nouveau sur le podium, tandis que la salle commence à se vider. Devant les acclamations des moins pressés, la jolie blonde décide d’interpréter un dernier morceau pour la route. Elle tente une reprise de Trenet apprise le matin même. Deux essais plus tard, elle prend conscience qu’elle ne connaît pas encore assez bien le morceau et rend les armes, non sans rappeler ses musiciens pour un « Our Love Is Easy » qui pose la touche finale à un spectacle de deux heures envoutant et parfait en tous points.

(Organisation : Live Nation) 

 

Melody Gardot

Worrisome heart

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Victime d’un accident de circulation à 19 ans –alors qu’elle circule en bicyclette, elle est renversée par une voiture, et s’en sort avec de multiples fractures– Melody Gardot porte encore aujourd’hui les séquelles de cette mésaventure. Souffrant de névropathie, elle s’aide d’une canne pour marcher, porte des lunettes fumées et doit régulièrement avoir recours à un stimulateur pour soulager ses douleurs névralgiques. Et finalement, c’est à l’initiative de son médecin qu’elle a décidé de composer. C’est bien connu, la musique constitue une thérapie universelle. Sa carrière musicale a commencé à l’âge de 16 ans. Elle se produisait alors le week-end dans les bars. Et son répertoire était alors constitué de reprises (Duke Ellington, Mamas & The Papas, Radiohead, etc.)

Après avoir concocté un premier Ep intitulé « Some Lessons - The Bedroom Sessions », elle nous propose son premier elpee. Et il faut reconnaître que pour une artiste de 22 ans, le résultat est assez probant. Un disque pour lequel elle a reçu le concours de musiciens notoires. En l’occurrence le guitariste Jef Lee Johnson (George Duke, Aretha Franklin), le claviériste Joel Bryant (Aretha Franklin, Harry Connick Jr.), et le trompettiste Matt Cappy (Jill Scott, Kirk Franklin). Evoluant quelque part entre pop, trip hop, blues et jazz (surtout !) les dix plages de cet opus nous plongent au cœur d’une ambiance feutrée, nightclubienne, apaisante. Etonnant lorsqu’on sait que les lyrics sont parfois douloureux (NDR : le titre maître !), reflétant l’inévitable mal-être de l’artiste. Pourtant, bercé par le timbre velouté, sensuel, indolent de Melody, rappelant parfois Norah Jones voire Diana Krall, on ne peut que succomber à un tel charme et à un tel enchantement.