Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Metric

Tout s’écroule pour Metric

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Après avoir publié l’album « Art of Doubt », en 2018, Metric nous revient avec un huitième long playing. Il s’intitulera « Formentera » et sa sortie est fixée au 8 juillet 2022.

"All Comes Crashing", c’est est le premier extrait du huitième album studio du combo torontois. Au sujet de cette compo, la frontwoman Emily Haines a déclaré ‘Tout le monde n'a pas une vie conventionnelle avec des relations conventionnelles. Cette chanson d'amour qui va au-delà de l'amour romantique, c'est une expression de solidarité avec la personne que vous voudriez avoir à vos côtés en cas de catastrophe. Il peut s'agir de votre meilleur ami, de votre frère de sang ou de votre chien. La chanson est dédiée à ceux que vous considérez comme votre famille, quelle que soit la forme qu'elle prend pour vous.’ Le clip de "All Comes Crashing" est disponible ici

 

 

Metric

Le système Metric

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Fondé par Emily Haines (NDR : la fille du poète Paul Haines, personnage qui a notamment écrit pour Carla Bley, Robert Wyatt et Albert Ayler) et le guitariste James Shaw, Metric compte aujourd'hui 8 années d'existence. Duo à l'origine, cette formation canadienne a depuis recruté un drummer (Joules Scott-Key) et un bassiste (Joshua Winstead). Emily a en outre collaboré à l'enregistrement du dernier opus de Broken Social Scene, « You forgot it in people ». Les deux albums commis à ce jour par Metric (« Grow up and blow away » et « Old world underground, where are you now ? ») privilégient les synthés et l'électronique. J'étais donc très curieux d'entendre ce que le quatuor allait nous réserver sur les planches. Et je dois avouer que j'ai été agréablement surpris. Parce que le groupe donne une toute autre dimension (NDR : ou un autre système, si vous préférez !?!?!?) de son répertoire sur scène. Plus rock, plus groovy, plus excitante, plus dansante. Les trois autres musiciens assument parfaitement leur mission de fil conducteur. Barbes de trois jours, le guitariste et le bassiste ont presque l'air de jumeaux ! Emily chante et se réserve bien sûr les synthés. Très sexy dans sa mini robe effilochée, elle partage ses deux rôles avec énormément de conviction, enfonçant les touches de ses claviers avec une frénésie presque 'garage' ! (NDR : qui a dit sauvage ?)

Kevin Drew monte sur les planches. Seul. Il entame une conversation avec le public, demandant notamment qui parmi les spectateurs avait participé à leur dernier concert accordé à l'AB, l'an dernier. Puis il appelle les musiciens. Pour les présenter au public. Un à un. Avant de les étreindre comme s'ils ne s'étaient plus vus depuis 6 mois. Formation canadienne à géométrie variable, Broken Social Scene repose bien sûr sur une base fixe : Kevin, Brendan Canning, Jason Colet, Andrew Whiteman et Justin Peroff. Encore que chacun d'entre eux possède ses propres projets alternatifs. Aussi, il n'est pas étonnant que suivant les circonstances on remarque la présence ou l'absence de tel ou tel autre musicien. Ce soir au Bota, le line up comptera 11 personnes au maximum, dont la chanteuse Emily Haines. Car selon les compositions, le line up varie. Sans oublier que les musiciens sont capables de changer d'instrument. Kevin passant ainsi de la guitare au clavier. Parmi la flopée de guitaristes (jusque 6 !), trois sont également capables de se consacrer aux cuivres (NDR : un régal pour les oreilles !). Quant aux lead vocaux, ils sont partagés invariablement entre Kevin (NDR : un remarquable qui n'est sans doute pas assez mis en évidence !), Brendan, Andrew et Emily. Sans oublier les claviers au sol (NDR : bien cachés, mais bien présents !). Et le set s'ébroue en douceur, comme si le groupe avait le dessein de nous plonger dans une ambiance relaxante. Puis, peu à peu, l'intensité monte. Et le groupe d'interpréter la quasi-totalité des chansons de son dernier album : « KC accidental », « Stars ans sons », « Looks like the sun »,  « Cause = time » (NDR : ma préférée !), « Lover's spit » ainsi qu'« Anthems for a seventeen old girl », caractérisée par ce chuchotement trafiqué d'Emily. Et une nouvelle ! Qui mettra en présence 6 guitares et une basse. Sans se marcher sur les pieds. Un régal ! Une heure et demie de spectacle au cours duquel ils vont étaler tout leur charisme, leur passion et leur enthousiasme. Sans jamais tomber dans le chaos, même si en final on va entrer dans un délire psychédélique absolument génial. On avait même l'impression qu'un des guitaristes déversait son feedback dans un des diffuseurs. Le plus étonnant, c'est qu'aucun instrument n'étouffe l'autre. Chacun d'entre eux a son importance et participe à créer l'équilibre de la chanson. Une somme d'individualités qui se fondent dans un collectif pour entrer en parfaite osmose. Le tout dispensé par des musiciens talentueux qui prennent un plaisir évident à se produire sur scène. Ah oui, il y a eu un rappel. Mais bon, c'était prémédité. N'empêche, quel concert !

 

Metric

Synthetica

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Metric est une formation ambitieuse. Et raffole apparemment des concepts. Emily Haines, leur chanteuse, livre ainsi celui qui dicté la conception de leur 5ème album : ‘le courage de rester chez soi et de s’occuper de sa propre réflexion dans le miroir’. Tout un programme ! Il est d’ailleurs appliqué directement au booklet, puisqu’un miroir y est inséré afin d’en décoder les textes.

Comme son nom l’indique, « Synthetica » fait la part belle aux sonorités synthétiques et sonne donc légèrement rétro-futuriste. Ce nouvel essai a été mixé par John O’Mahony aux célèbres studios Electric Lady à New-York et recèle quelques tubes potentiels (« The Void », « Lost Kitten », « Youth Without Youth »), des compos qui devraient permettre au band canadien de briller au sein des charts. Au menu de cet opus, du rock teinté de new-wave, de power-rock ou de post-punk. Les guitares pop et les synthés 80’s frénétiques de Jimmy Shaw soutiennent la voix assez limitée d’Emily Haynes, dans un registre parfois proche de Goldfrapp (« Youth Without Youth ») ou de Stereolab (« Artificial Nocturne »). Si les mélodies coulent de source, les lyrics sont profonds et méritent le décryptage. Malgré l’étrange présence de Lou Reed sur « The Wanderlust », les morceaux de Metric ressemblent à des bonbons acidulés trempés dans l’indie pop. Et finalement, on a tout à fait le droit de préférer ces friandises à la guimauve fadasse dispensée tout au long du dernier elpee de The Gossip !

 

Metric

Old World Underground, Where Are You Now

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La mutation canadienne a de quoi impressionner… Tel un feu de forêt ravageant des milliers d’hectares de pinèdes, les groupes canadiens balayent violemment le paysage musical. Ils sont devenus incontrôlables : personne ne saisit la direction de ces flammes créatrices et le vent ne cesse de tourner. Broken Social Scene, The Hidden Cameras, Peaches, Feist ou les inénarrables Arcade Fire soufflent sur les braises de cette nouvelle ère artistique. Aujourd’hui, c’est Metric qui sort du brasier. Leur mélange de rock’n roll et de pop eighties, imbibée de synthé jusqu’à l’os, a de quoi nous refroidir. Pourtant, ces trublions disposent d’une indiscutable fibre populaire, le sens du refrain entraînant. La base du système Metric porte un nom : Emily Haines. L’ingénue a déjà collaboré avec les potes de Broken Social Scene mais, non contente de sa position au sein de la formation, elle part fonder Metric, sa nouvelle entité. Le tube interplanétaire en ligne de mire, les Canadiens alignent « Combat Baby » et « Dead Disco ». C’est pas mal. Et ensuite ? Ensuite, le ‘bas’ résille commence à blesser. Car au final, ce disque de Metric manque cruellement de cohésion. On ne peut rien reprocher aux comptines électro-pop du quatuor. Mais on ne peut les encenser. Les dix chansons présentées sur « Old World Underground, Where Are You Now? » sont privées du ciment unificateur. C’est une certitude : quelque chose a merdé dans le synthé ! Et si on le balançait ?