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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Michael Katon

Live & on the Prowl!

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Michael Katon est enfin de retour en ‘live’. Plus de quarante déjà que l'homme de l'enfer gratte sa guitare comme un possédé, un sauvage, malmène ses cordes sur les scènes de la planète. Issu de Hell, dans le Michigan, il a commis son premier opus en 1984 : "Boogie all over your head". Et de boogie, il en bien évidemment question tout au long de cette œuvre. En 1998, il nous avait déjà gratifié d'un opus enregistré en public, "Bustin' up the Joint – Live", un disque immortalisé dans un club obscur de l'Ohio. Son dernier elpee studio remontait à un an à peine : "MK", un elpee qui sert largement de rampe de lancement à son nouveau ‘live’. La moitié des titres en sont effectivement extraits. Une situation logique, puisque les prises datent de sa dernière tournée européenne accomplie en 2006, alors qu’il assurait la promotion de ce "MK".

Katon est soutenu par sa section rythmique inoxydable : Johnny ‘Bee’ Badanjek" à la batterie et Sid Cox à la basse. Un concert accordé par MK ne suscite jamais l'ennui, mais l’aventure n'a rien de reposant. Il nous invite à séjourner dans cet enfer déjanté, peuplé de décibels. Dès les premières secondes de son set, le géant secoue sa longue chevelure. Il ne desserre pas l'étreinte de son manche avant que le dernier accord ne s'éteigne. Son répertoire nous transporte dans son monde fait de rock'n'roll dur et lourd, de blues et de boogie furieux. Là où on brûle dans les flammes éternelles… Le décor est bien vite planté par "Guitar for my friend". Une fusion vibrante entre l'artiste et ses cordes suramplifiées. Le chant semble au bord de l’épuisement. Mais ce n’est qu’une impression, car au cœur de l'univers d’outre-tombe de l'infernal Katon, la vigueur renaît sans cesse de ses cendres. Dès le décollage, le docteur nous administre des doses massives du seul traitement qu'il connaisse. Le cheminot de Hell mène son train sur les rails de Lucifer : "Yeah… but we can boogie". L’emprise est irrémédiable. Le glissement de la slide nous prend tous à la gorge. Impossible de reprendre sa respiration. Ne reste plus, au passage, qu’à subir le riff puissant de "Baby please don't go". La montée d’intensité se poursuit. "American  McMofo" ressemble à une intervention chirurgicale désespérée. Auprès de lui, son concitoyen Ted Nugent n’est plus qu’un enfant chétif, doux et tendre! Toujours au bord de la rupture, sa voix l'emmène vers un rockin' blues impérial et extraordinaire : "Bad moon risin". Une compo proche du célèbre "Goin' down" de Don Nix. Pour le titre maître, la menace est à son paroxysme, la mise en scène impitoyable. L'orageux Michael consent de mettre la pédale douce. Une dizaine de minutes. Le temps d'expérimenter son livre de travaux pratiques consacrés à Jimi Hendrix. En l’occurrence sur "Luv a dawg". Mais, au même instant, il recharge les batteries de sa slide tonitruante. Et repart irrésistiblement sur le devant de la scène pour mieux cracher "Whiskey hill", un boogie furieux qui lui sort des tripes! Les cordes envahissent tout l'espace sonore. Plus moyen de relâcher la pression. Sa voix se déglingue, mais ne se rend pas. Il parvient à faire vibrer ce qui lui reste de cordes vocales pour hurler son "Rock'n'roll man", avant de mettre le cap vers un autre boogie menaçant : "Motorcycle blues". L'atterrissage s’opère dans l'ordre établi par l'artiste. Il se charge en personne de ramener son public à bon port, lors d’un boogie blues intitulé "Love hoodoo", une compo sortie tout droit des mystérieux bayous louisianais. La slide se met à hurler pour la dernière fois. Un accouchement dans la douleur, métallique ; et pourtant, les cordes ont bien tenu la distance. Chapeau bas! La participation à l'un de ses prochains concerts vous est largement recommandée! Il revient en Europe en mai prochain, il débutera sa tournée le 3, au Centre Culturel d'Harelbeke, chez l'ami moustachu poivre et sel, Eric Hautekeete.

 

 

Michael Katon

MK

Écrit par

Issu du Michigan, ce vétéran joue de la guitare depuis plus de quarante ans. Pour lui, l’enfer est pavé de bonnes intentions, pourvu qu’il soit saturé de boogie, de hard rock, de blues et de metal. Un style pur et dur auquel ce nouvel opus carbure. Il s’est forgé une réputation en s’inspirant des mythiques Albert, BB et Freddie King, ainsi que Jerry Lee Lewis et Elmore James. En 1974, il émigre à l'Ouest. A Los Angeles, très exactement. Mais ce séjour n’est guère productif ; et après deux ans, il retourne sur ses terres, dans le Nord. En 84, il commet son premier elpee, "Boogie all over your head". Un opus qui ouvre la voie à une production dont les titres en disent long sur le contenu : "Proud to be loud", "Rip it hard" ou encore "The rage called rock'n'roll". Son dernier album remonte à 2002 : "Bad machine".

Dès les premières secondes de "Back to your cages", on se rend compte qu’on est bien dans l’univers sonore de Katon. Son style est direct, agressif, âpre, dur, lourd et efficace : du tout bon Katon, quoi ! Le booklet mentionne que toutes les plages ont été composées et interprétées par Katon. Aucune indication relative à l’un ou l’autre collaborateur. Aurait-il joué à l’homme-orchestre ? La voix de Michael emprunte un timbre grave, caverneux, pour attaquer "On the prowl for a hoochie mama". Ce fragment semble venir d’un autre monde. Un monde impitoyable au sein duquel les riffs de la slide se mêlent à la rythmique de plomb. Et lorsque cette slide passe à l'avant-plan, c’est pour emprunter un profil plus tortueux, gémissant. Le "Diablo boogie" sort tout droit de cet enfer. Une constante : la slide agresse, éclate, vomit et vocifère. La douleur est insupportable ! Blues rock plus classique, "Need it awful bad" est toujours aussi acéré ; mais sans surprise, c’est avant tout un hommage à Jimi Hendrix. Les cordes sont en feu. La débauche se mue en orgie. Impressionnant ! La machine de guerre continue de piétiner tout ce qui ose se manifester sur son passage : "Rock'n'roll man", "Whiskey hill", etc. "In the land of rock'n'roll" permet de souffler quelque peu... Différent, il concède un soupçon de mélodie. Moins coriace, il permet à Katon de démontrer une toute autre facette de son talent. En fait, il cache bien son jeu, car il est capable de se montrer bien plus inventif, en produisant des riffs hypnotiques, aventureux. Ce voyage psychédélique, on l’imagine accompli sur les routes du pays du rock'n'roll à bord de sa Chevy noire ou de sa Ford V8. Superbe ! "Dirty thang" nous remet bien vite le chemin du boogie. Extravertie, sa slide évolue devant les riffs rythmiques bien métalliques. Blues indolent, "Luv a dawg" célèbre une nouvelle rencontre avec le fantôme d’Hendrix, converti aux techniques du 21ème siècle. Démoniaque, cet opus ne pouvait s’achever que par un boogie infernal : "Motor Cycle blues". La section rythmique qui soutient aujourd'hui Michael est composée de Sid Cox à la basse et de Johnny Bee à la batterie (NDR : pour votre information, sachez que Johnny "Bee" Badanjek militait autrefois chez les Detroit Wheels de Mitch Ryder!! Mon Dieu que c'est loin!) Katon est tellement satisfait de cette équipe, qu’il compte réaliser un album ‘live’ lors de sa tournée actuelle, un périple qui passait par le Spirit of 66 de Verviers, ce 6 mars. En outre, il compte éditer un nouvel elpee au cours de l’année 2006. Sur son label Wild Ass. Son titre ? "Diablo boogie : Blues brewed in Hell". Vous êtes prévenus !

 

Michael Katon

Bad machine

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L'ange de l'enfer n'a guère changé de look depuis qu'il a effectué ses débuts dans les seventies. La crinière au vent, la slide menaçante, Katon avoue pour influences majeures Otis Rush, Albert, BB et Freddie King ainsi qu'Elmore James. J'avoue qu'elles ne sont pas toujours faciles à détecter. " Bad machine " constitue son 8ème album.

Intitulé "Boogie all over your head", son premier opus remonte à 1984. Des albums souvent sculptés dans le hard, aux titres évocateurs : "Proud to be loud" en 87, "Rip it hard" en 94 et "The rage called rock'n'roll" plus près de nous. Personnellement, j'estime que son meilleur opus demeure "Rub", paru en 96.

L'ouverture évolue sous des cieux peu rassurants, bien sombres, en laissant la slide rugir dès les premières notes du boogie ravageur, lourd et écrasant, "American McMofo"."Rock'n'roll, whiskey, blood 'n' guts" est une plage plus rock, basée sur un riff. Afin de se mesurer à ses accompagnateurs Michael donne un coup d'accélérateur sur "The pierced, tatooed and twenty somethin' boogie". Quelle furie ! Il monte sur l'autoroute quelque part entre Detroit et Milwaukee, pied au plancher, pour aborder sa "Bad machine". Il empoigne sa slide pour déguster une "Sugar Pie" bien croustillante, toujours truffée de vibrations rock. Un riff sourd, proche du 'Goin' down' de Don Nix, domine "Red moon risin". Katon navigue dans son élément de prédilection. Il tire les notes attendues de ses cordes en y injectant une puissance inouïe. Il chante "The man from Hell is on his way, gimme that bottleneck". Le tempo se calme enfin pour aborder "The lost TV Clicker blues". Un blues plus classique (NDR : quoique le terme classique ne soit pas tellement adapté), bien ficelé, dont les effets dramatiques sont bien mis en évidence. 'The Boogie-Man from Hell' a retrouvé son inspiration pour interpréter "Lowdown in Swamptown". Un boogie balayé par un harmonica et inspiré par les climats louisianais. "Boogie field" est un boogie qui tourne au ralenti, mais combien électrique. Et ce n'est certes pas la finale "The Detroit River dirty blues" qui ramènera le calme. Un album aussi puissant qu'électrique pour l'homme du Michigan.

 

Michael Katon

The rage called rock'n'roll

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Le retour du "Boogie man from Hell", puisque Katon vient de Hell, dans le Michigan. Son 1er album "Boogie all over your head", date déjà de 1984. Depuis sa signature chez Provogue, il a aligné cinq albums dont le dernier, "Bustin' up the joint Live", a été enregistré, vous vous en doutez en public. Michael nous a habitué à un boogie rockin' blues pur et dur, très dur même. Pourtant, son nouvel album est beaucoup plus varié. Plus léger aussi. Bref l'homme s'est surpassé pour aligner quelques solides compositions. C'est sans aucun doute, la facette rock qui l'emporte.

Il ouvre par du Katon très classique avec "She's all mine" ; mais la plage titulaire qui suit, est assez soft. La rage est très contenue, et le mélange assez réussi de guitares acoustiques et électriques est même plutôt proche d'Aerosmith. Un soupçon de colère dans la voix et des riffs stoniens saisisants, hypnotiques dans le rythme, "No more baby" continue dans un registre semblable. "Jesus wears Adidas" est une ballade bien construite, alternant moments doux et assez vifs, avant d'éclater lors d'un bouquet final de cordes en flammes. Il empoigne enfin sa slide solidement amplifiée pour nous livrer un boogie blues bien dense, " Runaway train ", et un autre au rythme mesuré mais efficace, "Jump back (your baby wants to boogie)". La machine, désormais bien huilée, adopte donc le rock'n'roll, avec "The opposite sex". La slide roucoule dans le fond, le rythme se fait à nouveau stonien. Boogie encore et toujours, avec "Hidden fire", un feu qui n'a rien de caché à vrai dire. Katon ne desserre plus son étreinte, et tout le monde est par terre lorsqu'il entame "I'm just along for the ride". Un voyage vers Hell, vers l'enfer, si vous préférez. Au cœur des flammes, il veut rejoindre les anges du paradis à travers "Two angels flyin", un blues qui n'a rien de caressant. C'est enfin repu que Katon conclut son album avec le placide "January rain". Mais jusque là, quel trip ! ! !