New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Midlake

The Courage of Others

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Si à l’instar de votre serviteur, vous avez pleuré de bonheur en écoutant « The Trials of Van Occupanther », l’annonce de la sortie du dernier opus de Midlake vous aura certainement fait frémir de plaisir. Paru en 2006, ce précédent long playing exhalait un parfum folk 70’s à la fois puissant et cristallin. Il avait presque touché au sublime et une sensation extrême de bien-être vous avait alors envahi. Conservez ces instants de grâce en mémoire avant de passer à l’écoute de « The Courage of Others ». Car il vous sera nécessaire, une nouvelle fois, d’accepter de voyager sans boussole, sur la frégate des Texans ; et ce, sans jamais douter des capacités des explorateurs qui vous guideront. Mais à l’instar du précédent elpee, ces derniers feront tout ce qui est en leur pouvoir pour vous préserver d’une quelconque violence extérieure.

Dès l’ouverture, les alchimistes de Midlake vous servent un subtil cocktail de romantisme, grâce et volupté. Tissant ensuite des mélodies cotonneuses en toute discrétion, mais en y injectant une puissance éblouissante. Simples et délicates, les envolées décrivent sans cesse les mêmes ellipses. Avec ce petit air inexplicable de Malicorne, les Américains se posent en ménestrels, en troubadour de la cour. Sur des rythmes de tambourin, ils emboîtent le pas à des souffleurs de fifre pour une balade dans des sous-bois magiques. Et c’est tout naturellement que nous suivons la troupe, sans se soucier de l’heure ni de la fraîcheur des lieux.

Partagé en onze itinéraires, « The Courage of Others » s’étale sur 40 minutes. Suffisant pour se laisser totalement envoûter par la tessiture de coton noble tramée patiemment par Midlake. Une telle œuvre ne s’écoute pas d’une oreille distraite tout en vaquant à d’autres occupations. Il exige une certaine forme d’intériorisation ; un réel détachement du monde réel qui nous entoure. Il est aussi très susceptible de modifier le fil de votre existence…

 

Midlake

The Trials of Van Occupanther

Écrit par

Deux années plus tôt, nous découvrions « Bamnan and Slivercork », premier album des Américains de Midlake. De leur petite bourgade texane de Denton, les cinq musiciens signaient un disque attachant, concentré de chansons bricolées la tête dans les étoiles. Là où « Bamman and Silvercock » appelait à rapprocher Midlake de Grandaddy ou des Flaming Lips, «The Trials Of Van Occupanther » façonne une identité unique. Par ce disque, Midlake passe de l’autre côté de la frontière. D’inspiré à inspirant, de référencé à référence. Les oreilles encore rougies par la claque ramassée à l’écoute de l’introductif « Roscoe », on poursuit notre odyssée musicale au son de « Bandits ». Le temps de cette chanson, les Texans se posent sur les rebords du littoral, les yeux perdus dans l’immensité de l’océan. « The Trials Of Van Occupanther » arbore une pochette ininterprétable. Que fait cet homme jaune dans les bois aux côtés de cette vieille tête de chat ? A l’image de sa pochette, la musique de Midlake se joue des définitions. Que fait ce disque dans la discographie de ce groupe insoupçonné ? L’éponyme « Van Occupanther » nous berce au gré d’harmonies délicates, promesses de lendemains sans chagrin. Le violon introduit ensuite « Young Bride », pur moment de génie. Brian Wilson est fou, vive Midlake ! Parfois, on note l’incursion scintillante de synthés désenchantés (« We Gathering in Spring », « It Covers The Hillsides »). On reconnaît alors un certain charme à cet instrument tant de fois critiqué. « The Trials Of Van Occupanther ». Même ce titre n’a pas de sens. Le temps s’est arrêté. On cherche à comprendre ce qui est arrivé. Mais il n’y a rien à comprendre. Tout à prendre.