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Mindgames

Actors in a Play

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Deuxième essai pour les Belges de Mindgames. Et réussite étincelante, éclipsant royalement leur tentative précédente, par trop scolaire et amidonnée. Les six plages à l'identité bien marquée se déclinent dans un prog certes fort classique, mais très abouti, immanquablement mélodique, varié et chargé d'émotion. Le premier acteur en est le chanteur, Bart Schram. Sa voix est haut perchée et faussement fragile. Il a la finesse, l'élégance et la préciosité d'un Roger Hodgson (ex-Supertramp). Ce qui est évident sur la cinquième plage, « Royalty in Icopardy ». Et sa technique de chant le rapproche parfois de Jon Anderson (Yes), comme sur le dernier titre. Il est un argument de poids et ponctue les plages de passages chantés accrocheurs et faciles à mémoriser. Et comme l'équilibre des séquences instrumentales est judicieux, on ne lui reprochera même pas ses crises de logorrhée. Les autres intervenants ne sont pas en reste. Un clavier lumineux (Tom Truyers, qui aime beaucoup Tony Banks) et un guitariste plus tourmenté (Rudy Vander Veken) entretiennent de savoureux dialogues, appuyés par une rythmique discrète mais efficace (Eric Vandormael et Benny Petak). Le tout, au service de solides compositions bien arrangées, donne un (néo)progressif riche mais pas alambiqué, emballé par la production très propre et très classique de Frank Van Bogaert (lequel manque peut-être ici un peu d'audace). Que de bonnes nouvelles du plat pays, donc, auxquelles on peut ajouter celle-ci: le groupe tient toutes ses promesses sur scène.