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Mongolito

Acedia

Mongolito est le projet de Marc De Backer, un musicien bruxellois qui jouit d’une certaine notoriété sur la scène alternative (NDR : il a milité auparavant chez Dog Eat Dog et Mucky Pup). Après avoir accordé de multiples concerts, il publie ici son premier opus sur Hau Ruck! Records, un label autrichien. Principalement instrumentale, la musique de Mongolito baigne dans le ‘dark ambient’. Sa texture est formée de loops (boucles) et de drones (bourdons), combinés à une boîte à rythmes, sur laquelle Marc dessine des lignes mélodiques à l’aide de sa guitare Fender Stratocaster. Une expression sonore sise à la croisée des chemins du dark-folk et du krautrock planant, évoquant tour à tour Pink Floyd, The Durutti Column ou Tangerine Dream.

Après "Let's Start With Some Pink Medicine", une intro basée sur un 'drone', imprimée sur un rythme languissant et traversée d’effets bizarroïdes, "All These Stones" plonge l'auditeur dans un univers cinématique à la "Twin Peaks", dominé par un riff obsessionnel de basse trafiquée au flanger, au-dessus duquel flottent des voix fantomatiques et quelques notes de guitares aiguës et plaintives. "From Harlem To Oostend" repose sur une série d'accords mineurs enchaînés à la gratte, dont les effets de vibrato sont très étudiés, tandis que "The Big Coming Down ... End Of Self-Esteem" campe un duo mélodique entre une guitare rythmique et un solo aérien, rappelant quelque part le Pink Floyd de l'époque "Meddle".

"NYC Rising" marque le retour des voix fantomatiques. Une certaine Eva y déclame "Les Fleurs du Mal" en polonais sur un beau glissando répétitif réalisé à l'octave sur la Stratocaster. Dans "Damascus", le tapis de notes aiguës répétitives nous renvoie aux « Frippertronics » de Robert Fripp et au Durutti Column de Vini Reilly ; mais quand la ‘six cordes’ s'enflamme et s’autorise un très joli solo à la pédale wah-wah, les tonalités deviennent carrément 'hendrixiennes'...

Les trois plages suivantes sont exécutées uniquement à la guitare : "Procrastination", une mélopée tout en finesse, "He Ping Ping", une improvisation nerveuse sur un seul accord, à la limite de la dissonance, et "Natureträne", une reprise de Nina Hagen balayée d'arpèges sautillantes, une adaptation dont la mélodie aux accents romantiques lorgne vers And Also The Trees.

L'album se referme comme il s'était ouvert : dans une ambiance sombre et lourde, hantée par les drones et les voix diaboliques. A noter, également, le très beau concept graphique ; et tout particulièrement, en couverture, "Le Silence" de Johann Heinrich Füssli.

Quoiqu’encore un peu inégal, cet opus exerce une fascination certaine. Il reflète le talent d’un véritable virtuose à la guitare. C’est un créateur d’ambiances aussi. Des ambiances qui prennent toute leur dimension en ‘live’, grâce aux projections vidéo. Et puis parce que le personnage est masqué.