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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Moon Duo

Stars are the light

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Après avoir publié deux volumes de ses “Occult Architecture”, deux ans plus tôt, le duo basé à Portland nous propose son sixième album. Et il s’intitule “Stars are the light”. Depuis plusieurs années, Ripley Johnson (guitariste de Wooden Shjips) et Sanae Yamada (claviériste chez Vive la Void) figurent parmi les meilleurs ambassadeurs du psyché/rock…

Sur “Star are the light”, si Moon Duo s’accroche aux caractéristiques du genre, il parvient toutefois à se réinventer. Les huit morceaux qui constituent cet opus sont autant de rituels chamaniques que l’on imagine se danser et se chanter autour d’un feu de camp, la nuit, au fin fond du désert californien. L’enchaînement de boucles hypnotiques constitue le principal fil rouge de l’opus. Néanmoins, Moon Duo ne se contente pas de reproduire une formule qu’il connait sur le bout des ongles. Non, à l’image de cette pochette colorée, les Américains délaissent la guitare pour privilégier les synthés, afin de nous plonger au sein d’un univers davantage synthétique, empruntant même parfois des sonorités et des rythmes au disco. On se surprend même quelquefois à remuer les orteils...

Sans révolutionner le genre, Moon Duo démontre, tout au long de ce « Stars are the light » qu’il est toujours au faîte du psychédélisme contemporain…

Moon Duo

Occult Architecture Vol 2

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Paru en février dernier, le premier volume d’« Occult Architecture » reflétait la face la plus sombre et sensuelle de la nature humaine. Le deuxième propose donc la plus lumineuse et chaleureuse. Un peu dans l’esprit du Yin et du Yang. Si la musique de Moon Duo est manifestement influencée par le krautrock et le psychédélisme, elle se veut plus contemporaine sur le dernier essai, lorgnant parfois vers l’électronica. Il y a bien sûr des cordes de guitare lysergiques, gémissantes, soniques, délicates, atmosphériques, noisy, shoegaze, etc. Puis des drums, depuis que John Jeffrey le préposé aux fûts, jusqu’alors uniquement invité à participer aux tournées, a rejoint définitivement le duo. Mais aussi des synthés et une boîte à rythmes. Sans oublier les voix que se réservent tour à tour Ripley Johnson ou Sanae Yamada, ou alors en harmonie. A l’instar du morceau qui ouvre l’opus, « New dawn », une plage réminiscente de Yo La Tengo circa « Painful ». Caractérisé par son riff contagieux, « Sevens » constitue une ode au printemps et à l’amour. Mais le sommet de l’elpee est atteint par « Lost in light ». Si la mélodie est très susceptible d’évoquer le « Street Hassle » de Lou Reed », le psychédélisme en crescendo évoque incontestablement Spacemen 3, alors que triturés, les vocaux semblent hantés par Berlin Blondes. Trois pistes qui tiennent parfaitement la route. A contrario de l’interlude instrumental « Mirror’s edge », nonobstant ce tempo très légèrement funkysant, probablement inspiré des Stone Roses. Et puis du final « Crystal world ». Dix minutes qui semblent traîner leur ennui. Trois bons titres sur cinq méritent donc une évaluation de 3/5.

 

Moon Duo

Occult Architecture Vol 1

Écrit par

Moon Duo est donc passé d’un duo à un trio, suite à l’engagement du drummer John Jeffrey qui, jusqu’alors, se limitait à accompagner le line up en tournée. Et son nouvel opus, baptisé « Occult architecture » (NDR : le quatrième studio), constitue le premier volet d’un diptyque, dont la sortie du second est prévu cette année. Une œuvre conceptuelle qui repose sur le principe taoïste du Yin et du Yang.

Puisant ses sources à la fois dans le psychédélisme, la noise, l’électro indus, le post punk et le krautrock, la musique de Moon Duo invite Hawkwind, le Floyd, Wire, Suicide, Can ou Gary Numan. En grattant encore, on devrait y déceler d’autres références. Mais ce sont certainement, les plus tangibles.

Ce qui frappe d’abord dans la musique, c’est ce rythme implacable, hypnotique, fruit de la conjugaison entre électronique, boîte à rythmes et drums, sur lequel vient se greffer les parties de guitares, tantôt au bord du délire, gémissantes, distordues, lysergiques, effilées, trempées dans le fuzz ou aux riffs bien saignants (« The death set » lorgne ainsi carrément vers les Cramps), s’infiltrer les parties de claviers spectraux et se poser les vocaux éthérés de Ripley Johnson (NDR : il est également impliqué chez Wooden Shjips) ou/et de Sanae Yamada. 

Il y a une intensité à la fois ténébreuse et contrastée dans l’expression sonore de Moon Duo. Une grande complexité en constante évolution, malgré son aspect répétitif. Des paramètres ou si préférez des nuances qui communiquent une forme d’originalité à l’ensemble...

 

Moon Duo

Objectif : Lune !

Écrit par

Initié fin 2009, en parallèle à Wooden Shijps, Moon Duo trouve de plus en plus ses marques dans le paysage sonore (et sonique) actuel, faisant figure de Pygmalion pour bon nombre de mélomanes.
Surfant sur les mêmes trames psychédéliques que Wooden Shijps, le projet monté par le talentueux Mister Ripley Johnson et de sa compagne à la ville, Sanae Yamada, s’en détache néanmoins par une approche plus directe, tout en gardant bien sûr en ligne de mire les circonvolutions en spirales propres au genre.
Gagnant à la force du poignet ses galons de ‘guitar héro’ un rien hypster, l’ami Johnson ne s’égare pas dans de futiles joutes tape-à-l’œil (NDLR : à l’oreille ?) ; ce qui somme toute, reflète parfaitement son travail discret mais impeccable.
Forts des échos enthousiastes recueillis à chacun de ses passages, la paire, renforcée depuis deux années par un vrai batteur remuant des vrais bras sur scène (en la personne de John Jeffrey), attire de plus en plus de curieux, tout en ramenant son cheptel de fans inconditionnels.
Elle a même décroché une place de choix dans une veine très à la mode actuellement (le band constituera l’une des attractions majeures du Eindhoven Psych’ Lab, en juin prochain).
Bref, absolument dans l’air du temps, le genre d’évènement quasi hype à récupérer au sommet de la vague.

Les premières notes déjà hypnotiques de « Wilding » résonnent sous la voûte étoilée de la salle circulaire alors que le public s’agglutine à la hâte.

Votre serviteur y compris, recraché juste à temps par la circulation locale.

Les soli de guitares dessinent les premières arabesques sur la ritournelle obsédante de l’orgue et déjà un constat s’impose : des deux pendants indissociables au mantras psychédéliques (l’ennui en opposition à la transe), Moon Duo milite plus que régulièrement dans la meilleure de ces deux catégories.

Si la redite est inévitable, dans ce mouvement propre à tournoyer sur lui-même, il est heureux que Moon Duo opte pour une spirale ascendante par la grâce de rythmiques robotiques impeccables qui amènent le corps à se détacher de l’esprit sans laisser celui-ci se poser trop de questions.

Ainsi, sans temps mort, les pépites de « Shadow of The Sun », principale source de la set list de ce soir, puisque petit dernier de la discographie, s’égrènent et éclosent çà et là en autant de germes porteurs de dérives psychotiques chères au public ici présent.

Territoire conquis d’avance, certes, mais qui n’autorise pas le sieur Ripley et sa gente dame à offrir autre chose que le meilleur d’eux-mêmes.

Car si l’auditoire accepte la danse du Shaman, il exige également de le retrouver lui aussi de l’autre côté, dans cet état évanescent et mystique que tissent les mandalas musicaux.

Si on pouvait craindre que la succession de dates (la rançon d’un succès qui ne cesse de croître) lasse nos trois musiciens, ils n’ont rien laissé transparaître dans leur attitude, certes, un peu engoncée, mais en corrélation avec l’esprit général (où le visage fermé, les yeux clos, on se laisse emporter en affichant un air mi-sérieux, mi habité).

Les projections se chargeant d’apporter leurs couleurs à ce rêve halluciné, la soirée s’écoule sans surprise, sans anicroche non plus.

La machine est parfaitement en place, et les rouages sont bien huilés.

Néanmoins, l’évolution est palpable chez ceux qui suivent leur parcours depuis le début et ont déjà eu l’occasion de les voir auparavant ; ce qui est le cas de votre dévoué serviteur.

Sans oser parler d’accessibilité, la musique de Moon Duo a semble-t-il trouvé ses propres marques et se sent de plus en plus à l’aise dans son registre, à présent pompé plus que de raison par de nombreux groupes aux résonances cosmiques, preuve s’il en est de son influence majeure.

Mais loin de s’autoproclamer pape ou modèle en la matière, Ripley se contente d’explorer plus avant son univers personnel, que ce soit sous l’identité de son band ou de son projet conjugal, égal à lui-même, soit sans esbroufe.

Le résultat, déjà plus que convaincant sur disque, s’affiche ici superbement et ravit les heureux détenteurs d’un sésame.

Évitant d’inutiles distractions, Moon Duo va directement à l’essentiel, objectif : lune.

Le périple est forcément étudié en fonction de l’efficacité.

Les titres propices au rêve sont écartés ; ne reste que la ligne droite et directe tracée vers ces paradis artificiels qui se dessine au fil des minutes introspectives.

Processus générant son lot de trips au sein d’un public acceptant la mise en orbite.

Six titres plus tard (ce qui peut paraître court mais pas dans le registre à rallonge de ces transes hypnotiques), les trois comparses reviennent accorder un rappel où « Goners » rappelle le chemin parcouru et l’évidente filiation avec Suicide, le Velvet et d’autres références toutes aussi évidentes mais tellement passées à la moulinette, qu’il n’en ressort qu’un agglomérat compact d’originalité et de génial savoir-faire.

Si Moon Duo n’a pas inventé le fil à couper le beurre, il peut au moins se targuer d’avoir réinventé un état d’esprit intègre et loin des clichés du genre.

L’enthousiasme au sortir de la salle est palpable.

Le public a en eu pour son argent (et le prix du ticket était très bon marché).

Il est fort à parier que lorsque Moon Duo se produira à nouveau en salle, elle aura pris une autre envergure…

(Organisation : Botanique).

 

 

Moon Duo

Mazes

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Projet parallèle imaginé par Ripley Johnson, leader de Wooden Shjips et Sanae Yamada, ce duo nous vient de San Francisco. Son inspiration (et le mot n’est pas trop fort ?), il la puise chez la paire John Coltrane / Rashied Ali, en développant de longs morceaux hallucinés qui renvoient aux Silver Apes, à l’Acid Mother Temple, Royal Trux et bien d’autres artistes issus du passé, encore…

C’est bien entendu psychédélique à souhait, et les douces émanations qui en émanent embrument l’esprit sur de longues plages.

La recette est radicalement simple, mais fichtrement efficace car foncièrement bien préparée : boîtes à rythmes imprimant un beat rudimentaire sur lequel viennent se greffer un orgue répétitif hypnotique, quelques riffs de guitares obsédants et autres digressions solo de haut vol, le tout surplombé d’une voix grave et détachée qui déclame plus qu’elle ne chante.

Moon Duo possède un son et une attitude atypique qui assure son succès dans la sphère underground. Ce qui lui permet de demeurer définitivement à l’abri des sirènes mercantiles.

« Mazes » est un labyrinthe sonore, comme l’illustre d’ailleurs la pochette. Un labyrinthe dont les motifs de synthés et le ‘fuzz’ constituent les fils conducteurs. Répétitif mais point lassant, l’album recèle de jolies pépites aux reflets sixties et au groove tourbillonnant (le magistral « When you cut », l’imparable « Run Around »).

Eteignez les lumières et laisser vous guider le son ténébreux de Moon Duo.

 

Moon Duo

Lune de Miel dans une volière

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J'aime cette salle du Belgïe. Outre l'incontestable confort offert et l'ambiance sereine au sein de laquelle baigne l'endroit (c'est quand même un centre culturel), et au-delà du fait que différentes formes d'art s'y côtoient (certes pas toujours du meilleur goût, mais c'est c’est un centre culturel), l’atmosphère qui y règne est incontestablement propice aux plus belles découvertes. Alors, assis au bar en compagnie de mes amis, tout en sirotant une Blanche ou dégustant les apéritifs mis à notre disposition, j'entre lentement dans l'univers sonore de cette soirée placée sous le signe de l'hypnose.

Si l'électro minimale de Dolphins Into The Future s'immisce difficilement dans mon subconscient, c'est peut-être que je suis trop intrigué par ces pots-pourris au goût de chips sucrés, mais sans doute aussi parce que la musique dispensée par ces deux charmants demoiselles manque d'intérêt.

Sympathique mais guère excitant, le set s'écoule paisiblement lors de cette première partie de soirée, sous les applaudissements polis d'un public néanmoins attentif. Attention qui me fait défaut, je le concède du reste.

Unanimement, le nom de Lali Puna reviendra sur plusieurs lèvres, et c'est bien dans ce registre qu'évoluent ces deux prétendantes à la couronne, mais vouées au statut d'éternelles dauphines dans le futur.

Pour ma part, je continue mon initiation aux plaisirs exotiques qui font honneur à mon palais quand s’installe un moustachu face à une configuration complexe de pédales d’effets posées sur une table. Les piaillements d’oiseaux en tous genres se répercutent en échos lointains et je m’évade alors dans l’arrière-salle abritant les œuvres plastiques d’artistes étudiants. Quand je reviens, rien ne semble avoir évolué dans l’univers sonore de notre mystérieux bonhomme dont la pilosité nasale semble être le seul élément capable de susciter la moindre curiosité dans mon chef. Je repars pour une tournée de Blanches.

Le projet solo suivant se montre vaguement plus abouti, mais les syncopes loopées  de synthétiseurs en mode ‘redondances cycliques’ me paraissent encore trop évasives et bien trop insipides. Le public reste assis face à la scène (une des caractéristiques du Belgïe est son espace café), courtois et concentré. Perso, j’attends le clou du spectacle.

Arrive donc le tour de Moon Duo, lune de miel hypnotique s'il en est, mise en scène par Ripley Jonhnson et Sanae Yamada, soit le leader de Wooden Shijps et sa comparse californienne.

Les compos de ce couple nous assènent de grands coups de poing dans les tripes, les agrippent et les secouent à grand renfort de bruit addictif.

Aucune attitude ou jeu de scène ne vient distraire l'attention et c'est uniquement dans sa musique que le groupe génère un sentiment extatique et hypnotique.

Dans la lignée de son projet principal mais en privilégiant une approche axée sur l’utilisation répétée de motifs binaires, le barbu de San Francisco irradie l’espace sonore avec la densité spectrale de ses déclinaisons solos enivrantes et teintées de Fuzz.

« Motorcycle, I Love You » et « Stumbling 22nd St », issus du dernier Elpee (« Mazes ») écrasent tout sur leur passage, tout comme sur support audio, et si le résultat semble à certaines oreilles trop conforme aux enregistrements, force est de constater qu'il est difficile de sortir du canevas des machines.

Ouvrant une baie dans le paysage cérébral, les compositions de Moon Duo répandent des mantras aux effluves psychédéliques qui enfoncent les portes de la conscience.

On adhère ou pas, mais force est de constater qu’une fois les sens imprégnés de cette aura quasi mystique, il est difficile de ne pas se laisser emporter par les drones obsédants de ces deux là.

Malheureusement trop bref, le set de ce soir méritait à lui seul le détour. Une sacrée bonne expérience.

La fin de soirée s’amorce, alors que monte sur scène James Daniel Emmanuel vêtu d’une chemise hawaïenne improbable.

Introduit par un discours empreint d’humilité, le concert de ce vieux sage féru de vieux synthétiseurs remis au goût du jour s’égrène gentiment, me laissant récupérer lentement de mes émotions.

La route m’appelle, et dans le halo diffus d’une lune dédoublée, je m’enfonce dans la nuit.

Wizards Night : JD Emmanuel + Moon Duo + Köhn + Kim Ki O + Dolphins into the Future

(Organisation : Kraak)