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Moonface & Siinai

My best human face

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Depuis la sortie, en 2013, de « Julia with blue jeans on », un superbe album qu’il a interprété en solo, en s’accompagnant uniquement au piano, Spencer Krug (aka Moonface) n’a pas chômé. Outre les quelques concerts accordés en compagnie de son ancienne formation, Wolf Parade, il est retourné en Finlande, dès 2014, pour y retrouver ses potes de Siinai. Un combo de krautrock. Ensemble, ils avaient déjà publié un premier opus baptisé « Heartbreaking Bravery ». Ces retrouvailles vont déboucher sur l’enregistrement de démos, qu’il va rapatrier, chez lui, à Montréal, afin d’exploiter cette matière première. C’est ainsi qu’est né « My best human face », un troisième LP tout au long duquel Spencer Krug démontre, une nouvelle fois, son talent de songwriter.

Plus rock que le long playing précédent, le dernier essai va droit au but. Il ne recèle d’ailleurs que 7 plages en une demi-heure. « The Nightclub Artiste » ouvre judicieusement la plaque. Le Canadien y pose sa voix sur des lignes de nappes de claviers et de guitares. Chargée d’émotion, elle est soulignée de chœurs. En chœur, comme le mélomane risque fort de reprendre le couplet, absolument irrésistible. Plus énergique, « Rist’s Riff » claque comme un bon coup de fouet. Spencer Krug rend hommage à Montréal à travers « City Wrecker », une plage qui baigne au sein d’un climat froid et mélancolique. « Prairie Boy » adopte un riff carrément math-rock. Et ces fameux chœurs refont surface tout au long de « Queen of Both Lightness and Dark ».

Qu’il soit seul derrière son piano ou flanqué d’un véritable groupe (NDR : Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake), Spencer Krug a un talent fou. Et pourtant, il n’est toujours pas reconnu à sa juste valeur. Ce qui ne devrait tarder. Enfin, on l’espère. En attendant, n’hésitez pas à vous intéresser à son œuvre, vous pourriez être favorablement surpris…

 

Moonface

Julia with Blue Jeans on

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Le très prolifique Spencer Krug est de retour, mais à travers son dernier projet en date, Moonface. Contrairement à son opus précédent, davantage porté sur l’électro-rock (concocté en compagnie du groupe finlandais Sinaï), sur « Julia with Blue Jeans on », le Canadien se livre sous son profil le plus simple. Il est seul au chant et au piano à queue. Que se soit chez Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Frog Eyes, jamais on ne l’a entendu dans un registre aussi épuré. Il y a longtemps qu’on attendait un album de Krug profilé exclusivement sur sa voix. Faut dire que c’est sans doute l’une des plus belles pour communiquer des émotions. Et la palette est particulièrement large. Comme on pouvait s’y attendre, elle parvient plus d’une fois à nous flanquer des frissons partout. Malgré l’instrumentation minimaliste, jamais l’ennui ne guette tout au long des 10 morceaux de ce « Julia with Blue Jeans on ». D’un bout à l’autre de l’elpee on est même tenu en haleine. Des titres-phare ? Les bouleversants « Everyone is Noah, Everyone is the Ark » et la plage titre éponyme ; mais également « November 2011 », qui laisse transparaître un fifrelin de lumière…

Spencer Krug prouve une fois de plus qu’il est un songwriter hors pair. Peu importe le registre musical au sein duquel il s’exprime, jamais il ne déçoit. Une polyvalence qui est la marque des plus grands.

 

Moonface

Bref, mais parfait…

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Ce jeudi, l’Ancienne Belgique nous invitait à partager un moment intimiste en compagnie du très prolifique Spencer Krug, alias Moonface. Le Canadien venait défendre son dernier opus en date, « Julia with blue Jeans on », un album unanimement encensé par la critique. Pour l’occasion, l’AB avait opté pour une configuration spécifique, en disposant des sièges au sein du Club, afin qu’un maximum d’une centaine de personnes puisse assister à la performance, en toute décontraction. 

C’est sous un silence monacal que Spencer Krug monte sur les planches. D’entrée de jeu, le Montréalais détend l’atmosphère en soulignant l’aspect formel de la disposition des lieux. Sur l’estrade, seul trône un piano à queue. Rappelons que pour son dernier album, Moonface ne se sert que des ivoires. L’artiste s’installe derrière cet instrument, et commence à en jouer. En solitaire, impossible de tricher... Cependant, il n’en n’a pas besoin. Sa voix si particulière, chargée d’émotion, résonne comme sur ses enregistrements. Spencer démontre que s’il est un excellent chanteur, il est également fort adroit de ses doigts. Ceux-ci parcourent les touches avec une grande agilité. Il n’hésite pas à s’arrêter quelques instants (toujours en battant la mesure) avant de reprendre de plus belle pour mettre davantage de relief à l’ensemble. Un frisson vous parcourt l’échine... Difficile de rester de marbre face à son récital. Il vit ce qu’il chante, et cela se ressent. La quasi-totalité des morceaux de son dernier album figure dans la setlist. Comme temps forts, on épinglera le plus enjoué « November 2011 », et les deux plages les plus intenses du dernier elpee, « Everyone is Noah, everyone is the Ark » et « Julia with Blue Jeans on ». Il nous réserve également une nouvelle compo, qui traite des conséquences de son déménagement depuis Montréal à Helsinki. Entre les titres, il discute avec le public. On a l’impression d’assister à un concert privé tant il existe une réelle promiscuité entre lui et nous.

Une petite heure de concert plus tard, Spencer quitte l’estrade, en s’excusant de ne pas disposer de davantage de chansons. On ne lui en voudra pas, le set solo qu’il a livré était tout simplement parfait.

(Organisation Botanique)

 

Moonface

Heartbreaking bravery

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Spencer Krug est un musicien à la fois hyperactif et particulièrement inspiré. Il est impliqué, entre autres, chez Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake. Et malgré son don d’ubiquité, le Canadien ne s’est toujours pas planté.

Moonface est sans doute le projet le plus personnel de Spencer Krug. Avant de publier « Hearbreaking Bravery », il avait gravé « Organ Music Not Vibraphone Like I’d Hoped », en 2011. Pour concocter ce second opus solo, le Canadien s’est rendu en Finlande, afin de s’attacher les services du groupe de krautrock, Siinai, formation qu’il avait rencontrée lors d’une tournée accomplie en compagnie de Wolf Parade.

Dès le premier morceau de l’album, on se rend compte que le ton est différent de celui adopté au sein de ses autres projets. Pas de joyeux bordel sonore comme chez Wolf Parade ou Sunset Rubdown. La présence du band finlandais y est certainement pour quelque chose. L’ambiance se révèle même plus lourde, ténébreuse, solennelle aussi. En fait, Siinai puise tout simplement ses influences au sein des 80’s. Dans le krautrock et la prog, notamment. Les compos sont denses. Les rythmiques écrasantes et hypnotiques. Les claviers impérieux. Et pourtant, malgré cette superposition de nappes sonores, la voix de Spencer Krug parvient à émerger. Saturée d’émotion, elle est susceptible de vous flanquer la chair de poule. Et je ne sais pas trop pourquoi, mais elle me fait de plus en plus penser à celle de David Bowie. Le meilleur titre de ce long playing ? « Headed For the Door », une plage dont l’intensité est tout bonnement irrésistible.

« Heartbreaking Bravery » n’est pas une œuvre facile à assimiler ; mais au fil des écoutes on comprend mieux pourquoi ce talentueux songwriter jouit d’une telle notoriété sur la scène underground…