New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Flo Morrissey

Tomorrow will be beautiful

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Née en 1994, Flo Morrissey est une jeune Londonienne d’origine irlandaise. Lors des Nuits du Botanique, elle s’était produite seule, en première partie de Tobias Jesso Jr. Et elle avait fait bonne impression devant le public du Grand Salon.

Arborant un look hippie, armée de son unique guitare, elle nous a entraîné au cœur de son univers folk qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Devendra Banhart, CocoRosie et Joanna Newsom, qu'elle a découverts alors qu'elle n'avait que 10 ans.

"Tomorrow Will Be Beautiful" constitue donc son premier opus. Et il est sorti sur Glassnote Records (Son Lux, Mumford & Sons, Phoenix, ...) Derrière les mannettes, on retrouve Noah Georgeson, dont la carte de visite mentionne, comme par hasard, Devendra Banhart, Joanna Newsom ou encore Vetiver. Et le choix est finalement payant! En effet, à contrario des versions acoustiques des morceaux interprétés lors de son spectacle au Bota, celles proposées sur ce long playing sont bien plus riches ; une instrumentation empreinte d’une grande délicatesse qui met parfaitement en exergue la voix vaporeuse et légère de la jeune artiste. Le premier single "Pages of Gold" en est certainement une belle illustration. Tout comme "Show Me", plage qui lorgne cependant vers Alela Diane.

Et le reste de l’elpee tient parfaitement. En outre, si "Tomorrow Will Be Beautiful", pourquoi ne pas lui souhaiter ?

 

Morrissey

Le charisme de Moz

Écrit par

Le 29 juillet 2006, Morrissey se produisait à l’AB pour un des meilleurs concerts auquel j’ai pu assister au cours de ces dernières années. Il faut avouer qu’à cette époque, on attendait son retour depuis belle lurette. Début 2007, il a donc programmé une mini-tournée en France. Périple qui est passé par la Laiterie de Strasbourg, la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand et l’Aéronef de Lille. Et passera encore par l’Olympia de Paris le 4 février prochain. Mais venons-en au set qu’il a accordé à l’Aéronef, ce samedi 19 janvier, devant un parterre archicomble. Et peuplé de nombreux néerlandophones et anglophones. C’était d’ailleurs sold out quelques jours après la mise en vente des tickets…

En première partie, Girl In A Coma s’est fendu d’une prestation d’honnête facture. Un trio texan, issu de San Antonio très exactement. Féminin aussi. Bénéficiant d’une section rythmique de poids (NDR : deux grandes amies par ailleurs), partagée respectivement entre Jenn Alva à la basse et Phanie Diaz aux drums (NDR : elles n’ont guère de chances de poser pour Playboy !) ainsi que sa sœur cadette –de huit années ! –Nina (NDR : oui, elle, est plutôt jolie !) Elle compose, joue de la guitare et chante d’une voix très expressive et particulièrement ample. Leur patronyme est inspiré d’une chanson des Smiths : « Girlfriend in a Coma », formation mythique à laquelle le combo voue une grande admiration, même si leur musique semble davantage marquée par les Pixies et Sleater/Kinney (également un trio féminin). Nerveuses et punkysantes, les chansons ne sont pas trop mal balancées, mais le son est encore un peu trop brouillon. Néanmoins, il faut avouer que la drummeuse assure sans le moindre complexe et les chansons sont particulièrement rafraîchissantes. Une chose est sûre, cette formation est à suivre de très près…

Girl in A Coma s’est produit devant un grand drap blanc déployé au premier tiers de la scène. Pas une situation idéale pour assurer le supporting act ; mais enfin… Cette toile va servir d’écran à toute une série de projections, dispensée avant la montée sur scène de la bande à Moz. Vont ainsi défiler des courts-métrages (à cette époque on ne parlait pas encore de clips) consacrés à des chansons interprétées par les héros de Morrissey : Sacha Distel, The New York Dolls, Vince Taylor, Brigitte Bardot, etc. En noir et blanc ! Sans oublier la référence à James Dean que l’on découvre en double effigie en arrière-plan, lorsque le rideau tombe. A cet instant on n’entend plus que de la musique d’opéra (Klaus Nomi ?), le temps que la formation débarque enfin sous les acclamations nourries de la foule scandant, depuis quelques minutes, des ‘Morrissey, Morrissey’, sur l’air d’une célèbre chanson d’étudiants grivoise…

Et le show démarre très fort par le « How soon is now ? » des Smiths, caractérisé par ses sonorités de guitare vibrato. Cinq musiciens tirés à quatre épingles –mais en chemise blanche et cravate– accompagnent la star. Qui n’hésite pas à enlever cette cravate dès le deuxième morceau ; la chemise à moitié hors du pantalon contrastant manifestement avec l’impeccable tenue du reste de l’équipe. On n’est pas le boss pour rien, même si trois des musiciens seront autorisés à venir de temps à autre le rejoindre sur le devant de la scène. Un line up constitué d’un bassiste (cironstanciellement contrebassiste), deux guitaristes, un drummer (impressionnant matos dont un gong et une énorme caisse) ainsi qu’un multi-instrumentiste jonglant allègrement entre la six cordes, les claviers (synthés et moog y compris) ou encore l’accordéon. Les balances manquent cependant de précision ; et il faudra attendre un bon quart d’heure avant que les réglages s’opèrent. Et ainsi bénéficier d’un son irréprochable. Morrissey semble de bonne humeur. Il improvise un jeu question réponses avec la foule en prêtant même son micro. Il dessine des cercles à l’aide du fil de ce microphone, un peu comme s’il maniait un lasso. A moins que ce ne soit un fouet ! Et en cadence. Il nous réserve plusieurs nouvelles chanson (NDR : elles devraient figurer sur son nouvel opus, un live, paraît-il ?). Et notamment « That’s how people grow up », « All you need is me », “Something squeezing my skull”, “I’m throwing my arms around Paris” et un remarquable et percussif “Mama lay softly on the riverbed”. Un des sommets du show ! Tout au long du spectacle plusieurs fans réussissent à monter sur scène. Certains se font vider en deux temps trois mouvements ; mais d’autres y parviennent et en profitent pour étreindre leur idole, qui semble particulièrement flatté de cette marque de sympathie (NDR : rien de tel pour gonfler son ego !). N’empêche quelle voix et quel charisme ! Lors des compos les plus populaires, ces aficionados reprennent en chœur les paroles des chansons. Parfois même, ils couvrent sa voix. Très surf, « The loop » frise le délire. Pour la ballade presque floydienne « Pigsty », le guitariste s’est mis à la clarinette. Tout comme lors de la nouvelle compo “I’m throwing my arms around Paris”, titre introduit par un interlude carillonnant intitulé « One day goodbye it will be farewell». Et le show s’achève par une interprétation d’« Irish B. English » qui enflamme littéralement l’audience.

Après une heure trente pile, bras-dessus, bras-dessous, les six artistes viennent saluer le public, comme un seul homme. Et nous reviennent lors d’un rappel au cours duquel ils n’interprèteront qu’un seul titre : le « Lost of the famous international playboys ». Mais la version est de toute beauté. Dès le morceau terminé, les lumières se rallument et la musique de fond calme les ardeurs. Il ne reviendra plus. Mais tout le monde est convaincu d’avoir passé une excellente soirée.

Tracklisting

How soon is now ? (The Smiths – Meat is murder)

The first of the gang to die (Morrissey – You are the Quarry)

I just want to see the boy happy (Morrissey – Ringleaders of the tormentors)

That’s how people grow up (nouvelle compo)

Stop me if you think you’ve heard this one before (The Smiths - Strangeways, Here We Come)

All you nee is me (nouvelle compo)

The national front disco (Morrissey – Your arsenal)

Something is squeezing my skull (nouvelle compo)

Billy Budd (Morrissey – Vauxhall and I)

The loop (Morrissey – Ep 5 titres The Loop)

Death of a disco dancer (The Smiths – Strangeways here we come)

Life is a pigsty – (Morrissey – Ringleader of the tormentor)

I’m throwing my arms around Paris (nouvelle compo)

Why don’t you find out yourself ? (Morrissey – Vauxhall and I)

Mama lay softly on the riverbed (nouvelle compo)

Sister I’m a poet ( Morrissey – The world of Morrissey – compile singles, etc.)

One day goodbye it will be farewell (interlude)

Stretch out and wait (The Smiths – Louder than bombs)

Irish Blood – English heart (Morrissey – You are the Quarry)

Rappel

Last of the famous international playboys (Morrissey – single – sur la compile Bona Drag)

 

Organisation A Gauche de La Lune

 

Morrissey

Live at Earls Court

Écrit par
Après le succès commercial rencontré par “You are the quary”, son dernier opus solo, Morrissey nous propose cet elpee ‘live’. 18 fragments sélectionnés lors de sets accordés à Londres, Glasgow, Birmingham, Brighton et Dublin ; c'est-à-dire au cours de sa dernière tournée opérée aux Iles Britanniques. On y retrouve des compos issues de son dernier essai, mais surtout quelques covers des Smiths, dont les célèbres « How soon is now ! », « Bigmouth strikes again », « Shoplifters of the world unite » et « Last night I dreamt that somebody loved me ». Ainsi qu’une reprise signée Patti Smith/Lennye Kaye/Richard Sohl, « Redondo Beach ». Et il faut reconnaître que Mozz est parvenu à réaliser un excellent équilibre entre les deux répertoires. Bien sûr, il n’a pu éviter de dispenser ses sempiternelles remarques acerbes, entre ses interprétations. Faut dire qu’il est coutumier du fait. Bref, pour revenir à ce morceau de plastique, Morrissey prouve à nouveau qu’il a la voix, le style et la présence pour rejoindre le panthéon des grands crooners. Une voix qu’il module suivant son pathos, la passion ou sa colère. Faudrait peut-être maintenant qu’il retrouve l’inspiration pour concocter de grandes chansons… comme à l’époque des Smiths…

Morrissey

You are the Quarry

Écrit par
“Maladjusted”, le dernier opus solo de l’ex Smiths remonte déjà à 1997. « You are the Quarry » constitue son huitième essai en solitaire. Un disque pour lequel il a reçu le concours de Jerry Finn, un des producteurs le plus courtisés aujourd’hui (NDR : il est notamment responsable de la mise en forme de plaques pour Blink 182, AFI ou encore Green Day). Et puis du groupe en compagnie duquel il bosse depuis des lustres. En l’occurrence, les guitaristes Boz Boorer et Alain Whyte, le bassiste Gary Day et le drummer Dean Butterworth. Tout un petit monde rejoint pour la circonstance par le claviériste de Jellyfish, Roger Manning. Pour la première fois, la formation et Mozz n’ont pas opéré les prises séparément, mais lors des mêmes sessions d’enregistrement. A Los Angeles et à Londres. Une bonne trentaine de chansons, dont douze ont été retenues pour cet elpee. Avec pour résultat une œuvre qui alterne le très bon et le moins bon. Le moins bon, lorsqu’il s’égare dans le mélo pathétique et ampoulé. Et sous cette forme, la voix emphatique de Morrissey indispose. A contrario, ce timbre fait merveille dès que les chansons épousent un profil tourmenté. Et les variations de tempo tout comme l’agitation et l’intensité des cordes de guitares n’y sont pas étrangères. Parfois même comme à l’époque de Smiths. Une impression qui se manifeste sur les trois premiers fragments de la plaque. Mais les deux titres qui emportent toutes mes faveurs répondent aux noms de « I’m not sorry », plage balayée de percussions jazzyfiantes, réminiscente de la période postcard d’Aztec Camera ; et puis l’étonnant « How could anybody possibly know how I feel ? », dont la progression des cordes de guitares me rappelle un certain « I want you » des Beatles. Pas de lyrics susceptibles de susciter controverses ou polémiques au sein de ses chansons, mais des sujets ambigus, amers, spirituels, complexes, qui dépeignent sa vision très personnelle, ténébreuse, de la comédie humaine…

Morrissey

Maladjusted

Neuvième album pour Morrissey, ex-leader du mythique et défunt Smiths, dont les membres se sont séparés voici déjà dix ans. Un disque d'honnête facture, qui comblera, cependant, les inconditionnels de Mozz. Enfin, de son timbre vocal... Pour le reste, l'artiste n'a pris aucun risque, se contentant de ciseler, mais à la perfection, à l'instar du single " Alma matters ", toutes les caractéristiques mélodiques de sa pop mélancolique. Onze pop songs contagieuses, découpées dans des cordes de guitares tendres, chatoyantes, chansons élégantes, caressées de rythmes feutrés et enrichies d'arrangements somptueux. Morrissey y exorcise de sa voix, à l'aide de lyrics profonds, mais souvent ambigus, durant un peu moins de 45 minutes, tout son mal de vivre, sa solitude, sa tristesse... Dommage que l'opus manque cruellement d'agressivité. Une agressivité qui avait rendu son précédent opus, si attachant.

 

Morrissey

The World of Morrissey

N'imaginez surtout pas que Morrissey vient d'enregistrer un nouvel album. Moins d'un an après avoir accouché de "Vauxhall and I", ce serait un véritable exploit pour ce compositeur aussi doué que peu prolifique. En fait, cet opus collige une poignée de singles, leurs flip sides, des chutes de bandes du live "Beethoven was deaf" et trois inédits qui figurent sur le tout récent single autobiographique "Boxers". Une majorité de titres acoustiques, cependant. Qui valent leur pesant d'or, même si le CD est vendu à mid price! Mais toujours cette voix frêle, suavement emphatique de Moz. Quatorze fragments parmi lesquels le contagieux "Whatever happens, I love you", le post James "You're the one for me Fatty" et la nouvelle version de "The last of the famous international playboys" des Smiths méritent une mention toute particulière...

 

Morrissey

Southpaw grammar

Qu'est-ce qui a bien pu arriver à Morrissey? D'abord il soigne son image de marque. Multiplie les concerts, autorise la sortie d'un album ‘live’, puis d'un recueil de flip sides. Change de firme de disques. Et expérimente, sur son nouvel opus, deux chansons de plus de dix minutes. En intro, le dramatique, solennel, pathétique, "The teachers are afraid of the pupils". Et en final le noisy, presque psychédélique, progressivement envahi de percussions tribales, "Southpaw". Pensez aux prémisses de Telescopes! Pourtant, les six autres chansons de cette œuvre épousent un profil fondamentalement britpop. Mêlant habilement arrangements symphoniques somptueux (Radiohead? Suede?) et électricité scintillante, jacassante, crépitante (Oasis? Gene? Shed Seven?) Les guitaristes Alan Whyte et Boz Boorer s'en donnent même à cœur joie sur "The boy racer", "Do your best and don't worry", "Best friend on the payroll" voire "The operation", même si ce dernier s'ouvre sur un solo de batterie de près de trois minutes (NDR: qui a dit baba cool?) Reste quand même le ‘smithsien’ "Reader meat author" et le single "Dagenham Dave" étrangement inspiré par Terry Venables et les Stranglers. Produit par Steve Lillywhite, ce "Southpaw grammar" prélude peut-être un retour au prog rock. Pas celui de Vandergraaf Generator, mais une forme adaptée aux nineties...

 

Morrissey

Vauxhall And I

Depuis "Your Arsenal", gravé en 1992, Morrissey semble s'être racheté une conduite. L'an dernier, il nous avait ainsi dispensé son premier opus ‘live’, "Beethoven Was Deaf", et puis un single, "You're Gonna Need Someone On Your Side", morceau qui préfigurait la sortie de ce "Vauxhall And I". Or, depuis qu'il embrasse une carrière solo, Moz avait pris la mauvaise habitude de multiplier les EPs, pour finalement en compiler (!) l'essentiel sur un elpee. "Kill Uncle" en est certainement l'exemple le plus frappant. Produit par Steve Lillywhite, personnage qui a lustré les premières gravures de U2 et de Psychedelic Furs, "Vauxhall And I" implique quinze nouvelles chansons autodidactes, troublantes, moroses, obsessionnelles. Des chansons chargés de passion, de mélancolie grise et de cynisme qu'il nous chuchote au creux de l'oreille d'une voix emphatique et tendre à la fois. Une œuvre dont la sensibilité mélodique, traversée de cordes de guitares tantôt languissantes, vibrantes, effilées ou même féroces, nous rappelle inévitablement les Smiths...