La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Mostly Autumn

The Ghost Moon Orchestra

Écrit par

Mostly Autumn nous vient de Lake District, dans le nord de l'Angleterre. Un septuor drivé par le guitariste/claviériste/vocaliste Bryan Josh. Il a fondé le groupe en 1992. Il aime la musique du Floyd et se passionne aussi pour la musique celtique. Liam Davison (guitares, chant) et Iain Jennings (claviers) débarquent en 1997. Puis Andy Smith (basse) et Gavin Griffiths (drums), en 2007. Enfin, Anne-Marie Helder rallie la formation, l’année suivante. Une vocaliste et multi-instrumentiste (guitare, claviers, flûte, etc.) Olivia Sparnenn a remplacé Heather Findlay, aux vocaux, en 2010. Elle avait déjà bossé pour Iain Jennings chez Breathing Space. La discographie de Mostly Autumn est assez conséquente, tant audio que vidéo, studio ou ‘live’…

Jennings introduit "Unquiet tears" aux ivoires. Il est rapidement rejoint par la voix aérienne et éthérée d'Olivia. Empreinte de charme, cette compo me rappelle Renaissance, une formation née à la fin des sixties, dont la musique mêlait classique et rock. La chanteuse Jane Relf et le pianiste Roger Hawken en étaient les figures de proue. Sous l’impulsion des guitares et des percus, le rythme change. La transition est particulièrement réussie. Le chant féminin prend soudain de la puissance et prend alors l’ascendant. Meilleure piste de l’elpee, "Drops of the sun" fait instantanément mouche. Les échanges vocaux opérés entre Bryan et Olivia se conjuguent en harmonie. Jennings colore le tout de ses claviers chatoyants. "The devil and the orchestra" est de la même veine. L'orgue Hammond est toujours bien présent et la guitare monte alors en puissance. Une plage à laquelle on accroche facilement. La musique de Mostly Autumn est à la fois progressive et symphonique. Belle mais jamais trop complexe, cependant. Josh est responsable de la majorité de l’écriture des compos. Dans son style, il est particulièrement doué. Notamment dans sa capacité à créer une véritable osmose entre voix féminine, claviers et les trois guitares. Traversé par la flûte traversière de Miss Anne-Marie Helder, "This ragged heart" agrège cordes acoustiques et électriques. Si "King of the valley" véhicule des accents celtiques contagieux, les arrangements parachevés par les cordes et les claviers évoquent le Genesis de l’Archange Gabriel. Autre piste de toute bonne facture, "Tennison Mansion" érige différents tableaux sonores. Le travail opéré sur les voix est remarquable. C’est d’ailleurs ce qui fait la force du combo. Les grattes mettent judicieusement le nez à la fenêtre. Le tout sous une formule en crescendo, parfaitement orchestrée. L'intro de "Wild eyes skies" est manifestement celtique. A cause de l’intervention de Troy Donockley à la cornemuse. Puis la voix d’Olivia illumine la plage, face au piano acoustique, avant que l’ensemble ne prenne un nouvel envol. Dans le style, cet elpee est franchement superbe…

 

Mostly Autumn

Passengers

Écrit par

Mostly Autumn appartient à cette poignée de jeunes groupes 'prog' qui montent. S'il doit autant à Pink Floyd qu'à la musique celtique, il dispose comme atouts d'un guitariste surdoué (il cumule, avec talent, le rôle de compositeur), d'une bonne chanteuse (par ailleurs assez mignonne) et d'une multi-flûtiste fort efficace. En quatre ans, le groupe a commis autant d'elpees tout à fait charmants (NDR : dont un projet alternatif destiné à concocter sa propre version du 'Lord of the Rings'). De concerts en festivals, il s'est ainsi taillé une solide réputation sur scène. C'est dire si le nouveau CD de cet 'espoir' était attendu. Même si on est d'emblée impressionné par la qualité de la production, l'album commence de façon inquiétante, par des plages formatées FM : la première lorgne très fort vers Fleetwood Mac, la deuxième présente peu d'intérêt et la troisième, tout en restituant un peu de l'univers du groupe, est plutôt sirupeuse. Elle introduit pourtant Heather nouvelle façon. Mais si la chanteuse paraît très assurée, elle est surtout ici standardisée. La suite s'avère heureusement beaucoup plus intéressante: dès la quatrième plage, 'Bitterness Burnt', une belle ballade acoustique, on retrouve tout le charme de Mostly Autumn (flûte, violon, influence celtique), tandis que 'Caught in a Fold', un brin ambitieux, évoque à la fois Jethro Tull et Curved Air. A l'instar de 'Simple Ways', la deuxième moitié du CD renoue avec l'esprit des albums précédents, nous réservant son lot de soli de guitare assassins, jolies harmonies vocales, mélodies plaisantes, refrains imparables et finals qui décoiffent. Mention spéciale pour les dix minutes de bonheur que constituent la plage titulaire et l'instrumental 'Distant Train' qui lui succède. Le groupe a donc diversifié son propos. Il oscille parfois entre ses héritages floydien et celtique et une certaine variété anglo-saxonne. Les claviers sont quant à eux plus présents. Globalement, 'Passengers' est un bon album qui devrait plaire aux fans. Espérons qu'il permettra au groupe d'élargir son audience. Il le mérite assurément !