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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Mother’s Army

The Complete Discography

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Le vocaliste italien Joe Lynn Turner est connu essentiellement pour son travail opéré chez Rainbow. Il y avait succédé à RJ Dio. Il s’est également forgé une belle notoriété en opérant diverses collaborations ; et notamment en compagnie de Yngwee Malmsteen.

Mothers’Army est un ce ses nombreux projets. Autour du chanteur, on ne retrouve que de vieilles connaissances. Bob Daysley, Carmine Appice, Ansley Dunbar, Jeff Watson. Les trois albums du combo de power rock metal ne sont pas simples à  dénicher. La sortie de ce coffret trois Cd’s, en forme d’intégrale ne pouvait donc mieux tomber. Un premier album a vu le jour en 1993 déjà, avec un son hard racé et toujours d’excellentes performances du Sieur Turner. Certains titres plus soft, caractérisés par la présence d’un harmonica, s’éloignent des stéréotypes du genre.

Il faudra attendre 97 avant que ne sorte « Planet Erath », une petite déception pour un combo qui s’oriente vers un rock nettement moins inspiré. Heureusement, « Fire on The Moon » rectifie le tir un an plus tard et nous offre une succession de compos cinq étoiles, formidablement habillée d’un son puissant mais toujours clair. Ce n’est pas ce que Turner a pu enregistrer de meilleur, mais je recommanderai ce coffret aux adeptes de Whitesnake, Rainbow et Deep Purple.

 

Mother-Unit

Brain Massage

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Y a-t-il vraiment de la place pour un long playing tel que celui-ci dans notre monde rongé par la crise financière ? Les labels ont-ils encore les moyens de sortir un cd aussi peu excitant alors que le marché du disque est en perte de vitesse ? Comment pourrais-je vous donner l’envie de découvrir un opus dont l’écoute m’a profondément ennuyé ? Car vous avez beau dire, mais, pour moi, un disque rock qui débute par une minute et demie de sons inaudibles, continue par le ‘crin-crin’ larmoyant d’un violon ou de je ne sais quel autre instrument à cordes et n’accouche de son premier riff de guitare que plus de cinq minutes après avoir commencé, ça me gonfle au plus haut point.

Cet album que son géniteur hollandais Mother-Unit a très justement intitulé « Brain Massage » est constitué de quatre longs titres instrumentaux qui s’étalent sur une dizaine de minutes chacun. Sur une rythmique plutôt béton, viennent se greffer une longue déclinaison de riffs hypnotiques, psychédéliques et mêmes parfois blues ainsi que d’irritants bruitages électroniques. Cette musique lourde, robotique et obsédante, qui tient à la fois du massage cervical et du lavage de cerveau, semble plus s’apparenter à une jam improvisée qu’à un véritable travail de composition structuré.

Réservé à celles et ceux qui ont les moyens d’acheter des disques moyens.

Revolution Mother

Rollin’ With Tha Mutha

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Revolution Mother ! Un patronyme très féminin pour un groupe dont la musique libère une fameuse dose de testostérone !

Mike Vallely est le chanteur du combo. Une véritable légende dans le milieu du skateboard professionnel américain. Gageons, à l’écoute de « Rollin’ With Tha Mutha », leur tout premier album, qu’il ne tardera pas à en devenir une dans le milieu du hard rock hyper burné.

Aussi écrasante que Danzig, couillue que le hard rock de Mötorhead, déjantée que le hardcore/punk de Black Flag et susceptible de libérer un groove métal redneck digne d’un Black Label Society, la musique dispensée par cet ensemble californien est la bande son parfaite pour un rassemblement de bikers. A moins qu’il ne s’agisse de celui d’amis éméchés responsable d’un barbecue sauvage. Bref, l’énergie dispensée par cette formation est un carburant pour déchaîner les passions. Les vocaux de Vallely sont quasi-hardcore ; ils collent parfaitement à cette déflagration sonore. A l’instar du sport fétiche de son vocaliste, le rock du combo est extrême. Il procure des sensations fortes. Des titres tels que « Rollin’ with tha mutha », « Hitlist », « Born to rock’n’roll » et « Ride the sky » vous prennent aux tripes. Impossible de ne pas headbanger comme un malade, donc de ne pas mouiller son t-shirt, en affrontant les 46 minutes de cet opus. Un excellent disque à classer au rayon ‘Pas pour les lopettes’ de votre cédéthèque…

 

Wolfmother

Le rock de demain parfumé au patchouli.

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Après avoir annulé leur concert prévu au Vooruit de Gand pour cause de cérémonie des Grammy Awards (au cours de laquelle ils ont été nominés dans la catégorie ‘Best Hard Rock Performance’)  les Australiens de Wolfmother ont investi une AB pleine à craquer. Une AB où se croisent des jeunes filles de 16 ans, pantalons pat d’ef et t-shirts à l’effigie de la tête d’affiche, des métal heads chevelus et cloutés, ainsi que des nostalgiques des années psychédéliques dont on se demande parfois s’ils ne sont pas les grands-parents des groupies agglutinées sur le devant de la scène. Nous préférons nous désaltérer durant la prestation catastrophique de Brant Bjork and the Bros dont le stoner monotone et totalement dépourvu d’inspiration lasse un public qui scande déjà le nom des héros du soir.

 Comme pour accentuer son attachement à la fin des sixties et aux années 70, le combo se produit sur la scène la plus minimaliste qui soit ! Pas de backdrop, pas de décor, d’effets pyrotechniques ou de lights sophistiqués. Une batterie, une guitare, une basse, un orgue Hammond, des amplis et quelques projecteurs… Les Aussies semblent apprécier l’esprit club et on les imagine aisément sur la scène du Spirit of 66, qu’ils ne risquent pas de fouler de sitôt. Il est un peu plus de 21h lorsque le trio entame un set court mais d’une rare intensité. Inattendu et imprévisible il va faire des dégâts et tout balayer sur son passage ! Débordant d’énergie à l’image de leurs compatriotes et idoles AC/DC, Wolfmother égrène toutes les chansons de sa première galette éponyme. Le riff saccadé et violent de « Dimension » évoque Led Zeppelin. « Woman » est sans doute le titre le plus connu, mais il cartonne à chaque fois, tandis qu’ « Apple Tree » constitue un autre morceau versatile. Le son, l’attitude, les compos, l’atmosphère… le concert est une succession d’allusions et d’hommages à l’histoire du rockToutes ces références au passé sont là comme des balises, mais les trois de Sydney ont suffisamment de personnalité pour rester crédibles. Ils respectent le public et le public lui rend bien. C’est une authentique ovation qui est faite à « Mind’s Eye », alternant douceur et vigueur, selon la méthode appliquée par Thin Lizzy à l’époque de « Black Rose ». La version live de « Joker and the Thiefs » gagne encore en efficacité.

 Andrew Stockdale, à la bouille sympathique, lance un cordial ‘merci d’être venu ! A la prochaine’. Après une telle leçon, il peut être sûr que nous reviendrons.

 Les plus résistants se sont dirigés ensuite vers l’AB club pour un ‘late night show’ en compagnie de l’excellent groupe stoner flamand El Guapo Stuntteam, mais après une telle secousse tellurique, nous avons préféré prendre le chemin du retour, complètement rassasiés de hard rock n’roll. Un futur grand est né !

 Wolfmother + Brant Bjork and the Bros + El Guapo Stunteam

 

Mother & The Addicts

Take The Lovers Home Tonight

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On s’attend à se ramasser une énième resucée de rock’n’roll. Et puis, c’est la surprise ! Une petite claque de glam-rock, de funk électrisé, agressif et foutrement enjoué. Mother and The Addicts claque sur le dance-floor, frime en boîte de nuit et tend son doigt en direction des vilains chérubins du rock. Embrigadé par un Delgados retraité (la mère en chef ?), les quatre petits Addicts (on se demande d’ailleurs ce qu’ils prennent) suivent les bons conseils maternels et s’en vont aligner 12 brûlots, shootés à la guitare, speedés à la mélopée joyeuse. Et lorsque cette bande de délinquants juvéniles marque une pause (« Father In Heaven »), l’album renforce l’intérêt de son propos en grattant le psychédélisme incrusté sur les cordes de la Fender. L’album nous rappelle aux bons souvenirs des Libertines et des La’s pour l’urgence des chansons, à Electric Six pour la fougue et le ton hardi. Et le tableau resterait incomplet sans une dose syncopée de Funkadelic. Mais n’a-t-on pas déjà fait le tour de la question ? Certainement. Mother and The Addicts se contente de reprendre ses délassements favoris, de réécrire une histoire connue avec ses propres mots. Ces garçons sont donc des sortes de scribes du rock. Mais au fait, scribe, c’est une bonne situation ? De ce côté on ne pense pas qu’il existe de bonnes ou de mauvaises situations. Si Mother and The Addicts devait résumer sa vie, il dirait que c’est d’abord des rencontres : des gens qui se sont tendus la main à un moment où ils étaient seuls chez eux. C’est curieux de se dire que le hasard des rencontres forge une destinée… »

Acid Mothers Temple And The Melting Paraiso Ufo / Escapade

A thousand Shades of Grey

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Habillé d’une une jolie pochette digipack, ce CD compile les œuvres de deux groupes différents, don les origines sont géographiquement très éloignées. AMTMPU nous vient effet du Japon, et Escapade des States. Mais la cohabitation trouve son alibi dans le style de musique pratiqué par les deux formations. Escapade présente deux plages avoisinant les 15 minutes et positionnées en début et fin de CD. La carte de visite de AMTMPU tient en un unique échantillon, mais d'une durée de près d'une demi-heure. Il n'y a donc que trois morceaux en tout et pour tout. Escapade annonce d'emblée la couleur : il s'introduit par une note de synthé très longuement tenue et tardivement épaulée. Et si cette description évoque pour vous le 'Wish you were here' du Floyd, détrompez-vous : il ne se passe quasiment rien pendant près de 4 minutes avant que le morceau démarre et s'équipe d'une rythmique un peu lourdingue, contrastant avec une structure musicale électronique. Si une trace de Pink Floyd est à trouver, c'est dans le jeu de guitare électrique (cf. 'Ummagumma' et 'Pompéï') et les relents de psychédélisme sixties. Mais à vrai dire les références qui semblent les moins saugrenues évoquent un Klaus Schulze un peu fatigué, Ashra Temple ou quelque représentant de la scène Kraut des seventies. Les Japonais s'inscrivent dans la même mouvance, bien qu'on peut plus clairement les situer entre le Tangerine Dream pubère et Terry Riley, dont ils se rapprochent par une musique toute en structures rythmiques, n'évoluant que par petites retouches successives. Bien qu'un peu plus contrastée, la conclusion d'Escapade reste fidèle au genre, et se mue en une montée en puissance qui évoque à nouveau Ashra Temple. Vous l'aurez compris: ce CD s'adresse à un public averti.

Mother Tongue

Ghost note

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L'histoire de Mother Tongue débute en 1990 à Austin. Mais dès l'année suivante, le quatuor texan déménage à Los Angeles, parce qu'il estime que sa musique correspond beaucoup mieux à la scène de cette cité californienne. L'idée semble plutôt judicieuse, car signée par Epic, la formation sort son premier elpee. Malheureusement, en proie à des conflits internes et à de multiples changements de line up (dont celui du guitariste Jesse Tobias, qui va transiter par le Red Hot avant de rejoindre le backing band d'Alanis Morisette), le combo se sépare juste avant de commencer l'enregistrement de son deuxième opus. Il faudra attendre 1999, pour que le groupe décide de recommencer l'aventure. Nonobstant le départ de leur drummer originel, Geoff Habba, l'année suivante, M.T. commet l'excellent " Streetlight ". Produit par Mario Caldato Jr (Beastie Boys) il allie le meilleur des Red Hot avec le son roots du blues, voire de la soul. Curieusement, c'est en Allemagne que ce disque remporte un franc succès. Et " Ghost note ", qui bénéficie de la mise en forme de Robert Carranza (Beck, Folk Implosion, Supergrass, Jane's Addicition) semble épouser la même trajectoire. Probablement à cause de leur style qui semble profondément ancré dans les seventies. Depuis les Doors à Led Zeppelin, en passant par le Free, le Cream, Hawkwind et Fleetwood Mac. Pas mal de connotations blues et psychédéliques, donc. Mais le tout revisité tantôt par le funk blanc d'un Red Hot Chili Peppers, le métal fusion de Rage Against The Machine ou le punk menaçant de Jane's Addiction. Les lyrics ont, en outre, le bon goût de véhiculer des messages sociopolitiques aussi pertinents que chez Fugazi Pas trop difficile, donc, d'imaginer l'énergie que peut libérer le musique de ce Mother Tongue, tout au long de cet elpee. Excellent !

Jackie-O Motherfucker

Change

Une country-blues anémique dévoile ses charmes mutants sur fond de free jazz psychédélique, tandis qu'une voix caverneuse susurre des mots doux, coincée entre un harmonica malade et une mandoline rouillée… Jackie-O Motherfucker est un collectif de musiciens biberonnés au blues famélique de Robert Johnson, au folk cosmique du No-Neck Blues Band et aux expériences limites des Boredoms. Leur musique, de l'improvisation hors-catégories où se côtoient violence et épure, sagesse et turbulences, prend aux tripes, intoxique.

" Change ", leur huitième album mais le premier à bénéficier d'une véritable promotion internationale (via Textile, un label français), décharge son trop-plein d'émotions sans jamais tomber dans l'obscurantisme, même si l'expérience se révèle parfois éprouvante (trop de genres, trop d'influences, trop d'idées, souvent dans un seul titre). Si " Everyday " rappelle le blues des années trente, mais un blues carbonisé, atomisé par une recherche constante de sons nouveaux, la suite ne sait jamais sur quel pied danser : psychédélisme fumeux teinté de jazz électrique (" Sun Ray Harvester "), transe chamaniste, bruitiste et apocalyptique (" Bus Stop "), Frip(p)eries ambient et post-rockeuses (" Fantasy Hay Co-op "),… " Change " ne décevra pas les amateurs de musiques de traverse, difficiles mais démentes. De l'exorcisme salvateur pour les amateurs de sensations fortes et d'illuminations sonores.

Mother Tongue

Streetlight

Leur boogie rock incandescent donne le vertige, leurs envolées fusionnelles le tournis et leurs slows vaporeux une trique d'enfer. La langue bien pendue, ces Mother Tongue aiment jouer avec le feu, jonglant avec les notes et les riffs comme des acrobates sur la corde raide, toujours prêts à sauter dans le vide, les nerfs à vif et la tension au maximum. Après plusieurs années d'absence, leur nouvel album, produit par Mario Caldato Jr (Beastie Boys), montre enfin les crocs, tel un Boogie Man enfermé dans le placard pendant trop longtemps : rythmiques haletantes, vocaux surhumains, refrains détonants, les Mother Tongue allient le meilleur des Red Hot avec le son roots du blues, voire de la soul. A les entendre rugir, on les imagine sans peine bêtes de scène… Mother Tonghe is back, et ça va faire mal.

 

The Mother Hips

Green hills of earth

Écrit par

"Green hills of earth" constitue déjà le 5ème album de cet ensemble californien. Un disque dont la plupart des compositions puisent généreusement dans l'univers des sixties. Celui des Faces, du Who, des Kinks, du Cream, des Byrds, et même des Beatles. En particulier sur " Seaward son ", le dernier fragment ; une chanson dont le raffinement évoque tantôt " Abbey Road ", tantôt " Magical Mystery Tour ". Un raffinement manifesté tout au long de l'œuvre. Et en particulier au niveau des arrangements. Les ballades demeurent cependant leur point faible. Et le recours au mellotron leur donne une coloration un peu trop surannée, à mon goût. Pire encore, " Sarah Belum ", aurait pu figurer dans le répertoire des Bee Gees, première époque. Mais c'est dans l'exercice du revivalisme le plus vivifiant et le plus allègre que Mother Hips me paraît le plus convainquant. A cause des lignes de guitare claires, chatoyantes, des accès de basse versatiles, aventureux, des harmonies vocales impeccables ; et puis surtout de ce sens mélodique tellement contagieux, hérité en ligne droite de la pop des sixties…

 

The Mother Hips

Life in the city

Écrit par

Ce trio californien puise généreusement dans la pop des sixties. Et en particulier celle du Who, des Kinks, du Cream, des Byrds, des Beatles et même des Bee Gees. Ce sont les termes que j'avais utilisés pour chroniquer leur cinquième opus, " The green hills of earth ", paru il y a quelques semaines. Et puisqu'on en est aux références, " Smoke ", un des trois fragments de ce disque, me rappelle soudainement le Free et Thin Lizzy, nonobstant son parfum country. Vous ne serez dès lors pas étonnés d'apprendre que le titre maître de ce nouveau single aurait pu relever du répertoire des Posies, les deux formations partageant la plupart des mêmes influences. Seul inédit, " Life in the city " aurait mérité, un quart de siècle plus tôt, de prendre place dans le bac de 45trs à slows, d'une discothèque mobile, au même titre que " I'm not in love " de 10CC ou de " Guitar man " de Bread. Qui a dit nostalgique ?…

 

MotherKingdom

Paranowhere (Ep)

Écrit par

Mother Kingdom nous vient de Suisse romande. De Genève très exactement. Fondé en 1996, il vient seulement d'enregistrer son premier CD. Un mini album cinq titres coproduit par le groupe et Christophe Suchet, ingénieur du son qui a bossé, dans le passé, pour Phil Collins, Alan Parsons et Steve Howe. Hormis le dernier titre, découpé exclusivement dans l'instrumentation acoustique, le reste du disque est fondu dans le métal. Un métal né d'un alliage prélevé dans les turbulences soniques de Noir Désir, la mélancolie atmosphérique, ténébreuse de Soundgarden et le groove déchiqueté de Kyuss. Un métal dont les contrastes, déchirés entre douceur et violence, sont abrasés par une voix âpre, purulente… Tout un ensemble de caractéristiques qui devrait donc plaire aux aficionados de métal pur et dur, sans concession. Le seul hic, c'est que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé…

 

The Mother Hips

Back to the Grotto

Ceci n'est pas un nouvel opus de Mother Hips, mais la réédition d'un elpee paru en 1992. Remastérisé et remixé par Rick Rubin. Ce combo nous vient du nord de la Californie. De Chico, très exactement. Une petite ville très étrange, originellement rurale, mais aujourd'hui infestée de mobil homes, de junkies et de maisons closes...  Un environnement qui semble avoir beaucoup influé sur la musique du quartet yankee. "Back to the Grotto" explore une foultitude de styles différents. Oscillant du hard rock au country en passant par le funk, le folk, le jazz, le rockabilly, le garage, le prog rock, sans oublier toutes les couleurs du blues (urbain, delta, grass, etc.). Un paysage rythmique assez déboussolant. Tantôt convulsif, tantôt pondéré, austère ou même furieux. Surtout lorsqu'il permet aux guitares duales de s'affronter dans un combat magistral. Mais ces épisodes sont beaucoup trop rares pour vraiment accrocher. Difficile dans ces conditions de trouver un véritable fil conducteur...

 

Mother Tongue

Mother Tongue

Tout comme les Black Crowes, Mother Tongue regarde le rock dans un rétroviseur. Mais plutôt que de s'enfermer dans un revivalisme malsain, MT cherche à profiter de ce passé pour développer de nouvelles expérimentations. Basiquement inspiré par le blues (Jimi Hendrix), le psychédélisme (Quicksilver Messenger Service), l'électricité sudiste (Lynyrd Skynyrd) et le métal urbain (Steppenwolf), cet ensemble texan (Austin) injecte du funk métal (Red Hot? Living Colour?) dans son intensité pourpre, un peu comme le venin d'un serpent à sonnettes qui déclenche des spasmes de douleur et d'angoisse...

 

Mother Earth

The People Tree

Dédié à la mémoire de feu Steve Marriott, célèbre guitariste qui avait fréquenté successivement les Small Faces puis Humble Pie, "The People Tree" constitue le deuxième opus de ce quartet insulaire. Bien que relevant du label ‘Acid Jazz’, écurie responsable du virus ‘in crowd’ qui contamine les pistes de danse depuis le début des nineties, Mother Earth se distingue de ses condisciples par un goût très prononcé pour le rhythm’n’blues des seventies. Celui de Sly & The Family Stone, Brian Auger et du Steve Miller Band en particulier. Malheureusement, malgré le talent incontestable des différents instrumentistes, et la bénédiction de Paul Weller (qui participe aux backing vocaux pour un titre), ce mélange souffre d'anachronisme aigu…