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Mount Kimbie

La guitare muette de Mount Kimbie…

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Mount Kimbie et une formation britannique considérée comme visionnaire. Drivée par Dominic Maker et Kai Campos, rejoints par leurs collaborateurs de longue date Andrea Balency-Béarn et Marc Pell, elle a passé les quinze dernières années à élaborer un vaste catalogue de la musique la plus séminale, la plus durable et la plus influente de la vibrante scène électronique londonienne. Depuis son premier album, « Crooks & Lovers », paru en 2010, elle a continué à évoluer au fil du temps et des sorties, devenant l'un des principaux noms de la musique électronique britannique et servant également d'avant-garde à une nouvelle indie moderne, notamment sur son récent LP, « Love What Survives », gravé en 2017. Il est estimé par médias spécialisés comme probablement le plus réussi et le plus révolutionnaire de sa discographie, à ce jour. Il a ainsi influencé de nombreux groupes post-punk de la capitale anglaise.

« Dumb Guitar » s’ébroue sur des synthés ondulants rappelant les premiers long playings du combo, avant de s'enfoncer dans le fuzz de guitare frénétique de « Love What Survives ». Et il est en écoute

 

Et pour votre info, sachez que non seulement Kai et Dom drivent Mount Kimbie, mais en parallèle, ils mènent également des carrières solos fructueuses.

 

Mount Kimbie

La muette de Mount Kimbie…

Écrit par

Depuis la sortie de leur premier album en 2010, « Crooks & Lovers », le duo londonien ne cesse de gravir les échelons. Une expérience acquise au fil des tournées, mais également suite à la réalisation de nombreux remixes pour leurs contemporains. Et notamment consacrés à Foals et The XX. Début 2013, la paire insulaire grave un deuxième opus intitulé « Sketch on Glass ». Un elpee plus pop que le précédent, mais surtout un disque immédiatement acclamé par la critique. Faut dire que le tandem avait bénéficié, lors des sessions d’enregistrement, de deux featurings accordés par le fameux King Krule. Pas étonnant, dès lors, que pour ce set, l’Orangerie affichait une nouvelle fois ‘complet’.

Après un supporting act anecdotique assuré par un autre duo, mais belge, en l’occurrence Palsembleu, les deux musiciens britanniques montent sur l’estrade et s’installent immédiatement derrière leurs machines. Il doit être alors plus ou moins 21 heures. Le set s’ouvre par deux morceaux de dubstep, histoire de plonger le public dans l’ambiance. D’ailleurs, percutées par les rythmes des basses, les têtes ne tardent pas à remuer. Les jeux de lumières sont placés dans le dos des musicos ; aussi on ne distingue seulement que leurs visages. Et on ne peut pas dire que le tandem réunisse des showmen. En outre, le premier quart d’heure de leur set ne casse vraiment pas la baraque, même si leur électro ne manque pas de charme. Heureusement, passé ce démarrage un peu laborieux, un drummer vient rejoindre le line up. C’est alors que Mount Kimbie décide d’attaquer les plages de son dernier long playing. Un opus résolument plus pop voire même rock. Et pour cause, Kai Campos empoigne alors une guitare, puis une basse, le tout alors en alternance, Dominic Maker finissant par l’imiter. Tout en laissant tourner leurs machines. A un certain moment, on se serait cru lors d’un concert de post-rock. Et manifestement pour jongler entre différents instruments, le duo est plutôt habile. Et à en juger par les réactions et les cris qui fusent dans l’auditoire, le public semble conquis. Faut dire que ce cocktail est alors bigrement efficace. Dommage que les deux artistes ne soient pas plus causants. Le discours s’est d’ailleurs réduit à quelques remerciements…

Mount Kimbie attache une importance primordiale à sa musique et la retranscrit parfaitement en ‘live’. Pour le plus grand plaisir des mélomanes. Par contre, question visuel et communication, il y a encore du pain sur la planche…

(Organisation Botanique)